#balancetonporc

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Re: #balancetonporc

Message par GulabJamun le Mar 30 Jan - 1:29

Bien parlé Cher Chapati. Je vous entends parfaitement mais n'est-il pas aussi question d'interprétation, de déformation... Et enfin, de jugement ? En somme, je suis en parfaite accord avec votre façon de voir mais à décortiquer. Je reviendrai...

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 31 Jan - 19:49

Nouvelle ingérence néo-féministe - et hélas même étatique - dans des affaires qui ne les regardent pas. La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa vient désormais expliquer aux avocats ce qu’il est bon ou pas de plaider... ce a priori sans la moindre connaissance du dossier. Selon elle, il serait scandaleux de mettre en avant la "personnalité écrasante" d'Alexia Daval (dont le mari vient d’avouer le meurtre). Ce serait "trouver des excuses" aux féminicides (sic).
Encore une fois on est dans le déni des contextes, même carrément dans le déni de justice pour tout dire. C’est de plus en plus inquiétant ! Parce que c’est comme ça que ça marche, en France, la justice, madame Schiappa : selon la loi, il y a des faits et des contextes, ces derniers servant à évaluer au plus près la responsabilité du coupable. Sinon y’a aussi œil pour œil et dent pour dent, mais c’est pas comme ça en France (peut-être à Abu Dhabi faut voir, des fois que vous vous sentiez plus proche l’idee de justice là-bas).

On aimerait bien avoir votre avis sur l’affaire Sauvage, où des avocates néo-féministes avaient eu le culot de plaider la légitime défense différée. Alors, légitime défense différée pour les homicides et abrogation des circonstances atténuantes pour les féminicides ?
Et quoi encore ?

https://www.nouvelobs.com/societe/20180131.OBS1530/affaire-daval-les-avocats-furieux-contre-marlene-schiappa.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 2 Fév - 11:54

nous, féministes antiracistes et musulmanes, nous choisissons d’inverser la charge de la preuve, et de croire la parole des femmes

Aïe aïe aïe caramba, ça manquait ça ! J’en étais sûr ! Va me falloir prouver que j’ai pas violé Caroline de Haas maintenant, sinon je vais prendre quinze ans... Comment faire ? Procédons par ordre. Caroline de Haas, déjà, je l’ai jamais croisé. Ça doit être bon pour mon dossier, ça. Mais comment le prouver ? Pas facile. Ensuite je préfère les brunes (non, elle peut pas être brune, je suis parano). En plus j’ai de la chance dans mon malheur : elle ne m’accuse pas de l’avoir agressé, en tous cas pas encore. Quand même, c’est un bon point pour moi, elle ne m’accuse pas.... enfin officiellement. A moins que, à moins que que, qu’elle ne le fasse sous pseudo ? Anonymement ? Comment savoir ? Gardons notre sang-froid. Le mieux pour être sûr, c’est de l’attaquer en diffamation. A titre préventif si ! Attaquer son pseudo je veux dire, sinon c’est dix ans pour injure à une représentante de nous-les-femmes. Attaquer un pseudo anonyme en diffamation pour une plainte peut-être jamais portée, ça doit se plaider ça, avec un bon avocat... il faut que j’appelle Dupont-Moretti. Zut, il doit être cher Moretti. Faudrait qu’on m’aide, financièrement. Comment faire ? Lancer une sorte de chapatithon sur les réseaux sociaux ? Ou créer un grand mouvement pour la défense des hommes sous la menace virtuelle d’une plainte néo-féministe ? Une association et hop : bingo les aides de l’Etat ! Combien qu’elle touche Caro, pour son business ? Dans les 400 millions d’euros par an je crois. Ouais super, ça a l’air bien ça, comme idée... encore que vu les trente millions d’individus mâles en France a être sous la menace, ça fait dix euros le violeur en puissance, ça va pas le faire avec Dupont ! Que faire ? Ouh la la ma tête ! Le mieux, c’est de tout noter. Tout pouvoir justifier, enfin juste sa vie quoi, rien de plus. Hier tiens, Monoprix, vers les 17h30. J’ai payé en carte. Pas de contact physique avec la caissière, tout va bien. Avant euh, voyons voir... bon le truc c’est l’ADN de toutes façons, j’ai qu’à mettre des gants et arrêter d’embrasser les femmes (déjà faire gaffe avec la mienne, elle me regarde bizarrement ces derniers temps). Ou sinon pas sortir. Me faire livrer. Chez Piccard c’est des types qui livrent. Bien ça, pas dangereux, un homme. Dommage que physiquement... enfin bref. Où en étais-je ? Ah oui, des gants, prendre des gants. Effacer la rubrique balancetonporc ? C’est suspect ce truc. Schiappa m’a à l’œil, aucun doute ! Contacter Marcela Iacub aussi, lui dire d’arrêter son harcèlement, des fois qu’un nouveau refus de ma part la pousse à propager des rumeurs. Ou alors céder ? Dangereux ça. Non, faut arrêter les femmes, c’est plus sûr. De toutes façons à mon âge, une petite de cinquante ans et on m’accusera un jour de pédophilie, c’est couru. C’est quoi la loi : pas plus de dix ans d’écart, non ? Ah non tiens, y’a pas encore de loi là, on peut. Faut en profiter. Enfin on peut... si on est courageux ! Oser la drague aujourd’hui, au fou ! M’y risquerais-je encore une fois avant ma mort, à braver l’interdit ? Pas sûr. Comme les super-héros des vieux films américains du début du XXI° siècle, les Brad Pitt et compagnie ? Ou alors une petite vieille sinon ? Elle est pas loin la maison de retraite. Si j’osais. Elles doivent pas être au jus des nouvelles lois, les Alzheimer. Théoriquement avec du tact et mes gants en caoutchouc, je risque pas grand chose. Je lui paie un bon resto, je la saoule un peu et euh... Bah non c’est pas sérieux Chapati, ne rêve pas. S’enfermer, voilà ! C’est l’avenir.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 5 Fév - 17:03

Interrogée sur les réactions hostiles des avocats, Marlène Schiappa affirme ne "rien regretter" et avoir respecté les droits de la défense :  “"Je ne suis pas intervenue dans une affaire judiciaire, je n'ai pas commenté ni une plaidoirie d'avocat ni une décision de justice."”
Le contraire eût été étonnant, de nos jours on dirait que présenter des excuses est vu comme humiliant !

En revanche, la ministre précise qu'elle souhaitait "alerter l'opinion sur le traitement sémantique et médiatique" de "toutes les affaires" dans lesquelles les femmes sont victimes. Elle explique être "partie de l'affaire Daval" pour alerter sur le féminicide : “"Ce qui m'intéresse, c'est quel message est envoyé aux femmes qui sont victimes de viols et de violences et comment elles intériorisent le fait que potentiellement, elles pourraient elles-mêmes être responsables des violences qu'elles subissent."”
Non. Un ministre n’a pas à éduquer « l’opinion », il n’est pas élu pour ça. Ensuite chacun peut bien se sentir une « mission » si ça lui chante, mais là il est question d’abus de pouvoir : l’avocat de Jonathan Daval, aussi maladroit qu’il ait pu lui-même l’être dans son discours, n’a pas à subir la pression du gouvernement. Maintenant si madame Schiappa n’a pas compris qu’elle représente le gouvernement, il faut que quelqu’un lui explique et que dorénavant elle maîtrise ses affects et ses nerfs !

La secrétaire d'Etat reconnaît néanmoins avoir commis "un abus de langage" dans son commentaire : le mot "assassinat", qu'elle utilise à quelques reprises, méritait d'être remplacé par "crime ou meurtre".
Non. L’abus c’est au dessus et ça s’appelle un abus de pouvoir. Quand on confond assassinat et crime, ça s’appelle une erreur, une faute de français. Là encore, il n’y a pas de honte à le reconnaître.


Toit ça est typique de la façon de faire en cours en ce moment. Faut pas s’étonner si ensuite, on entend sans cesse les gens raconter n’importe quoi jusqu'à donner en pâture de mauvaises questions au peuple, sur lesquelles il est censé méditer et donner « démocratiquement » son opinion. Quand on n’est pas foutu de poser les bons problèmes, quand on ne comprend rien aux problèmes en jeu, on n’a aucune qualité pour en plus se poser en éducateur du peuple. On commence d’abord par s’essayer à penser, et ensuite on tente d’exprimer au mieux ses conclusions. Un ministère pour l’égalité des droits hommes-femmes, pourquoi pas, maintenant si on n’a pas la hauteur de vue susceptible de nous rendre capable d’éviter d’être juge et partie, c’est qu’on n’est pas à la hauteur. Il faut faire autre chose.

https://www.nouvelobs.com/justice/20180205.OBS1720/marlene-schiappa-j-ai-alerte-l-opinion-sur-le-traitement-semantique-de-l-affaire-daval.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 9 Fév - 18:05

A propos de l’affaire Nicolas Hulot :
A travers ce déballage médiatique, notre société est en train de parler : manifestement, plus aucune règle ne résiste devant le désir de juger coûte que coûte.
Laure Heinich - avocate au barreau de Paris
https://www.nouvelobs.com/justice/20180209.OBS1981/affaire-hulot-il-n-y-a-pas-de-proces-mediatique-juste-des-lynchages.html


PS : tiens, quand il s’agit de collègues de travail, on l’entend plus, miss Schiappa !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 11 Fév - 17:23

Ah si tiens. Elle déclare ici au sujet du journal qui a dénoncé Nicolas Hulot :
Je le trouve irresponsable, cet article. Quand j'entends sur un plateau de télévision l'une des auteurs dire solennellement qu'elle appelle les femmes victimes de viol, 'par lui ou un autre', à contacter la presse, je trouve cela abject", écrit Marlène Schiappa dans les colonnes du JDD.
"Cet appel est irresponsable pour les hommes accusés, peut-être innocents mais condamnés a priori par des articles, et pire : c'est irresponsable pour les réelles victimes de viols", qui doivent ainsi "supporter la médiatisation à l'extrême, le déballage de leur vie intime dans les journaux".

Damned, c’est qu’un pas de plus, elle en était à dénoncer #balancetonporc, notre ministresse !
Donc twitter sur le web, ça c’est de la révolution qu’elle est bonne. Mais pas prévenir les journalistes, là c’est tout moche abject. Ouh ma tête, ça devient compliqué. Euh, voyons voir : porter plainte à la police par exemple, on a le droit ou pas, madame Schiappa ?

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 17 Fév - 3:59

Caroline de Haas : « Un homme sur deux ou trois est un agresseur ».

https://www.nouvelobs.com/societe/20180214.OBS2173/caroline-de-haas-un-homme-sur-deux-ou-trois-est-un-agresseur.html

Franchement, elle a un gros gros problème qvec les hommes, madame De Haas !
Faudrait qu’elle se fasse soigner.

... et d’ajouter : « le moment est arrivé où nous allons agir par nous-mêmes », alors que « notre justice, notre police, notre gendarmerie, nos entreprises tolèrent, protègent les agresseurs ».

Nous y voilà, à ce que je disais plus haut : auto-défense. Quand la parano et les certitudes deviennent la norme, on aboutit à des formes de fascisme. Madame de Haas ne fait que répercuter ses problèmes sexuels. Qu’elle s’occupe de ses problèmes et pas de faire la leçon à trois milliards d’hommes sur la terre !
Suis-je clair ?
(désolé mais ça devient tellement évident)

En outre, elle parle « d’agresseurs » en mélangeant allègrement viol et harcèlement !
Je le répète : à ce stade de confusion et de débilité, les femmes réellement violées vont finir par être victimes de #balancetonporc et compagnie...


Sinon, la presse aussi commence (enfin) à en avoir marre de cette dingue et de ses copines, un exemple dans Marianne à propos de Nicolas Hulot :

La féministe ne s'arrête pas en si bon chemin, s'empressant de lancer des insinuations encore plus vagues : "J'ai eu des amies qui m'ont dit qu'elles avaient entendu des victimes parler de faits de harcèlement. J'ai plusieurs éléments qui sont remontés, au moins deux ou trois". Les "faits" ne sont pas énoncés, les "éléments" ne sont pas détaillés, Caroline de Haas concède même "ne pas avoir vu en direct" les "victimes". Mais qu'à cela ne tienne, elle plastronne : "Ça fait un an et demi que j'ai des informations qui me remontent". En clair, la militante choisit de colporter publiquement, sur un plateau de télévision, des ouï-dire. La définition du colportage de rumeur, nourrissant les accusations contre Nicolas Hulot sans l'ombre d'un fait pour les étayer.
Manifestement, la plainte pour diffamation annoncée ce lundi par les avocats de Nicolas Hulot contre Ebdo n'a donc pas incité Caroline de Haas à faire preuve de plus de rigueur, trop occupée à ce qu'on "arrive à dire qu'il y a des agresseurs partout autour de nous", y compris "au gouvernement".
Un peu désarçonné par tant de légèreté, Jean-Michel Aphatie cherche à obtenir des précisions. "Excusez-moi, parce que c'est assez grave, vous dites 'deux ou trois', c'est deux ou c'est trois ?"... Mais Caroline de Haas n'en sait visiblement pas davantage. "Ben j'en sais rien puisque comme je ne les connais pas, les victimes ! Comme j'ai trois histoires qui me remontent, si ça se trouve ça concerne la même personne…".
Si ça se trouve !

Et pas une réaction ailleurs, ni dans Libé, ni dans Le Monde ni à l’Obs. Si un jour cette affaire se dégonfle et qu’on leur parle de la façon dont ils ont traité l’info, on les verra regarder en l´air et siffloter ?
Si, un édito de Jean Daniel qui se répète, comme quoi dénoncer son agresseur c’est pas de la délation... comme si ça lui traversait pas l’esprit que sous anonymat, on peut dénoncer n’importe quoi, se venger de n’importe qui. Dans quel monde vit-il ? Qu’est-ce qui m'empêche de dire que Jean Daniel m’a pas agressé dans un coin sombre il y a trente ans ? Rien tant que je ne suis pas impliqué !
Donc dénoncer, pourquoi pas (enfin je sais pas, ça se discute) mais pas sous anonymat. Moi j’aurais une furieuse envie de balancer des médecins, des juges, la SCNF j’en passe et des meilleures, mais à condition que j´assume : si je balance le docteur Machin à l’opinion publique, je dois être moi aussi identifiable, à égalité avec lui. Sinon c’est de la rumeur, de la délation oui, soit un tas de boue déposé anonymement devant la porte de qui l’on veut. Inacceptable donc !



Osez insulter les gens du matin au soir, c’est ça le nouveau féminisme ?
Le problème avec ces militantes de type stalinien, c’est que rien jamais ne peut infléchir leur discours : ces femmes ne doutent jamais de leur discours (c’est comme une secte ou des intégristes religieux). Mais qu'est-ce qu’on dirait pas aujourd’hui si un homme se permettait la moitié de ça ! Vous imaginez le tollé que provoquerait le pendant de : « un homme sur deux est un agresseur sexuel » ?
...
Blier avait bien fait rire avec les problèmes de Miou-Miou dans Les Valseuses. Mais ceux de madame De Haas ne font pas rire du tout, c’est une personne dangereuse. Et ils n’ont pas vocation à se transformer en problème national !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 25 Fév - 22:48

Sarah, la seconde femme à avoir porté plainte contre Darmanin, affirme s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi : "Gérald Darmanin a abusé de moi mais il ne m'a pas forcée à avoir des relations sexuelles avec lui". Elle a déposé plainte pour abus de faiblesse, entraînant l'ouverture d'une enquête préliminaire. Selon le témoignage publié par Mediapart, "Sarah" a sollicité pour la première fois en septembre 2015 celui qui était alors maire de Tourcoing, dans l'espoir notamment de changer de logement.
Un échange par SMS s'engage et "Sarah", qui se dit en situation de précarité, envoie au maire une photo d'elle "normale" pour se rappeler à son souvenir. Plusieurs mois après, ils se voient à son domicile et ont une première relation sexuelle : "Il m'a (...) dit que mon dossier logement, il allait s'en occuper. Il m'a pris la main et il l'a posée sur son sexe. J'avais compris ce qu'il voulait. J'ai déboutonné son pantalon et je lui ai fait une fellation". La femme, qui dit avoir eu une autre relation sexuelle avec le ministre en juin 2016, déclare avoir continué à échanger des SMS avec lui par la suite, notamment des "messages coquins" et des photos d'elle dénudée afin qu'il "ne l'oublie pas".

https://www.nouvelobs.com/politique/20180225.OBS2712/affaire-darmanin-la-seconde-plaignante-s-est-sentie-obligee-d-avoir-un-rapport-sexuel.html

Donc voilà une femme qui fait clairement acte de prostitution pour avoir logement et travail... et qui en portant plainte prend le risque d'être identifiée comme telle. Pourquoi fait-elle ça ?
C'est la seule question. Il n'y a rien dans cette histoire : un type qui profiterait de la situation bien sûr, mais tout autant une femme qui en profite de la même façon ! Ça sent fort le coup monté, cette affaire. Et c'est exactement le genre d'histoire qui risque de se multiplier avec cette institutionnalisation de la vie sexuelle : de bons gros scandales à l'américaine en guise de progrès pour le respect des femmes ! (sans parler des vengeances personnelles à petite échelle)

Et tout ça pour élire Trump...

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 27 Fév - 16:12

Maintenant on agit : les femmes du cinéma français s’engagent.
La parole est libérée. Mais l’action ? Des actrices, dans l’affaire Weinstein, ont donné le signal de la grande dénonciation du machisme et de la violence faite aux femmes. Des actrices, aujourd’hui, demandent des actes. Actrices et action, les mots sont cousins. Avec la Fondation des Femmes elles ont choisi Libération pour relayer leur mouvement. Vous les découvrirez sur notre site tout au long de la journée et demain dans le journal. Elles manifesteront vendredi, discrètes mais déterminées, lors de la cérémonie des césars.
Depuis la diffusion mondiale des hashtags #balancetonporc et #metoo, les associations de défense des femmes sont assaillies de demandes. Pour y répondre, elles manquent de moyens. Un petit groupe de comédiennes, de productrices et de réalisatrices, notamment Tonie Marshall et Julie Gayet, ont décidé de faire appel à la solidarité avec la Fondation des femmes, qui réunit une pléiade d’associations d’aide aux victimes de violences. Pour répondre aux appels de détresse et prendre en charge les victimes, il faut du temps et de l’argent. C’est le sens de l’appel que nous publions aujourd’hui et demain, en lever de rideau de la cérémonie des césars, où elles manifesteront toutes le signe de leur engagement par un ruban blanc. Parler, c’est le premier pas, la condition du changement. Vient le temps d’agir.
Laurent Joffrin - Libé
http://www.liberation.fr/france/2018/02/27/maintenant-on-agit-les-femmes-du-cinema-francais-s-engagent_1632572

Sacré Joffrin ! Agir...
Toujours dans les mots, celui-là : agir quoi ? Agir c’est plus de fric ? Quatre cent millions d’euros pour Osez le féminisme c’est rien, faut organiser une collecte maintenant ? Il en faut combien d’euros, un milliard, deux, dix ? C’est ça l’action ? Et les idées c’est où, Joffrin ? A part légiférer sur les droits sexuels de mômes de moins de quinze ans qui ne pensent qu’au cul, dans un environnement de nanas de 18 ans et trois jours à poil pour vendre des brosses à dents ? Être sectaire, cassant, tout savoir, il sait faire, Joffrin. Mais agir ?

Agir c’est du fric, c’est ça ? Elles sont donc toutes trop chères, nos avocates féministes, ou quoi ? Ou alors agir, c’est plaider la légitime défense différée, c’est ça agir ? C’est trouver deux actrices et trois inconnues et se permettre de titrer que « Les femmes du cinéma français s’engagent » ?
... et ce après le panel de prises de paroles des unes et des autres, d’actrices, pour dire le rejet que leur inspirait ce mouvement de délation anonyme ?

Agir ça serait déjà respecter les femmes réellement traumatisées, réellement agressées, et pas nous balancer en guise de scandale une nana qui fait une pipe à un ministre pour obtenir un logement. Parce que qu’on ne s’y trompe pas, cette histoire c’est l’effet direct de #balancetonporc : c’est juste le truc d’une nana qui sait plus où elle est, à force de lire des conneries ! Non mais vous imaginez la tête des femmes réellement violées, traumatisées, qui savent plus comment faire pour avoir une relation « normale » avec un homme, quand elles lisent ce genre d’histoire en une de la presse : « Je me suis sentie obligée »... de sucer pour avoir un logement, ou un job, ou les deux ?

C’est quand qu’on revient au réel ?

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 27 Fév - 18:14

Hum... je viens de lire que le budget du ministère au droit des femmes serait de 30 millions d’euros.
Donc mes chiffres (400 millions) sont complètement faux !
(nos actrices chercheraient un million d’euros, selon l’Obs)

Dont acte et mille excuses : je sais plus où j’avais pêché ça...

pale

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 7 Mar - 10:01

Hier soir sur la 2, un documentaire sur des jeunes femmes "n'ayant pas su dire non" assez fermement... et ayant couché avec de (jeunes) hommes sans en avoir envie (ouf la formulation : tout ça pour éviter le terme de "viol" tel que voudrait le faire entendre les institutions actuelles). Bref ayant accepté de coucher tout en n'en ayant pas envie.
Des jeunes femmes au sortir de l'adolescence on va dire, et dans la plupart des exemples ayant cédé à des garçons on va dire "insistants", qu'on l'aura compris je me garderais bien de définir comme des "violeurs".

Après ça, un débat. Et bien surprise : dès que les néo-féministes ne sont pas conviées à ce genre de débat, les gens y parlent normalement, sans excès, en tentant de faire la part des choses. Comme quoi on sait ce qu'il reste à faire pour retrouver un débat digne : ne pas les y convier !

Surprise aussi avec un documentaire nuancé, où les filles certes disent une volonté de s'approprier le terme de "viol", mais dans un but de résilience compréhensible et non pour en faire une affaire de justice. Et sans pour autant traiter les "insistants" comme des agresseurs pervers plongés dans on ne sait quelle "culture du viol". Certaines filles par exemple témoignent d'avoir repris contact avec les types, ce afin de leur faire part de leur sentiment d'avoir été salies par la relation sexuelle, et racontent leurs réactions, tombant des nues, s'excusant sincèrement etc.

Ben ça fait du bien ce retour à la réalité.
(et bonjour à madame De Haas, en espérant que les médias sur papier en prennent de la graine aussi)
Un article de l’Obs sur l’émission ici où je vois que le documentaire a été fait avant cette vague de folie suite à l’affaire Wenstein etc.


A part ça, madame Schiappa a bien entendu pris l'option la plus lourde en portant à 15 ans la limite de non-consentement. Certes c'est toujours difficile de donner des âges dans ce genre de domaine très subjectif. Mais ça semble aberrant de nos jours de penser qu'à 14 ans, on ne serait pas capable faire la différence entre "consentir" ou pas, ce qui serait la norme si l’on ne tient plus compte de la parole de la présumée victime. En clair, il est question que ce soit au présumé coupable, de prouver sa non-culpabilité, par exemple en prouvant que la présumée victime aurait été consentante. Encore plus aberrant est la volonté d'en faire quelque chose "d'irréfragable" : derrière ce mot imbitable se cache en fait qu’un consentement même clairement prouvé n’aurait pas la moindre incidence sur la culpabilité du présumé agresseur. Tout ça va à l'encontre de tout le système juridique français, comme n'a pas manqué de le faire remarquer le syndicat de la magistrature.



PS : c’est terrible d’en être à devoir lire un journal de droite comme « Causeur » pour trouver quelques bribes d’intelligence et de contestation dans ce monde médiatique désormais moraliste et normalisateur.
Donc ici, une très jolie critique du dernier Woody Allen (que j´ai pas vu).



NB : mais j’apprends à l’instant que Caroline De Haas est communiste.
Communiste ? Tu parles : stalinienne ouais, forcément !
(bon sang mais c'est bien sûr : de ces gens qui dorment tranquilles sur 10 à 20 millions de morts)

(je voyais bien que ça y ressemblait drôlement, que j’avais déjà vu ça, ces façons de faire dégoûtantes, ces procès d’intention, cette inflexibilité haineuse : une pure stalinienne ouais, la voilà l’explication... beurk !)

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 8 Mar - 16:38

Qui êtes-vous, madame De Haas ?

Je dois l'avouer, je déteste Hitler... et surtout la merde qu'il avait dans la tête. De même, je déteste Staline. Je le confesse, je n'ai aucune sympathie pour les assassins de masse. Pardon pardon. C'est surtout au delà du million que je tique. Désolé. Un communisme réellement respectueux de l'individu, pourquoi pas, mais à concurrence de 10 à 20 millions de types assassinées dans les goulags, là je peux pas, non. Pardon.


Mais revenons sur cette histoire, comme quoi un homme sur deux ou trois serait un "agresseur sexuel".

Les curés du Nouvel Obs, dans un article où ils se dédouanent des accusations de madame De Haas selon lesquelles ils auraient déformé ses propos, se permettent ensuite de soutenir son combat... dont il faut bien admettre qu'ils sont en première ligne. Curés et masochistes, rien que de très normal. L'Obs parle donc de "campagne de harcèlement" contre madame De Haas. Quant à moi, c'est très simple : je pose la question de savoir si elle est stalinienne (et je soupçonne pas l'Obs de l'être).


Voyons voir...

Qu'est-ce qui est écrit dans l'article de l'interview au Nouvel Obs ?
Aujourd'hui, il est admis qu'une femme sur deux a été victime de viol, d'agression ou de harcèlement. En revanche, ce qui n'imprime pas, c'est la conclusion qu'il faut en tirer. A savoir qu'un homme sur deux ou sur trois est un agresseur.

Que dit De Haas ?
"Le journaliste a décidé, sans me faire relire ou valider mes propos, de titrer 'Un homme sur deux ou trois est agresseur', déclenchant ainsi une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux. Etait-ce volontaire ou pas ? Je n'en sais rien. Au fond de moi, je ne peux m'empêcher de penser qu'un journal qui choisit de titrer ces propos le fait délibérément. Pour faire le buzz."

Que répond L'Obs en reprenant les mots même de l'interview (enregistrée par téléphone) ?
"S'il y a une femme sur deux qui est victime de violences sexuelles en France, j'en sais rien, c'est peut-être... pas un sur deux parce qu'il y a peut-être des mecs qui violent plusieurs meufs, mais c'est au moins un sur trois, c'est énorme, c'est énorme. Et en fait c'est trop dur à admettre, ça."


On est donc insidieusement passé d'une femme sur deux qui serait "victime de violences sexuelles" à des stats imaginant le pourcentage de violeurs par rapport aux femmes violées !
Mais combien de femmes sont violées ? Une sur cent ? (je sais pas, admettons). Du coup, si chaque violeur viole par exemple 5 femmes, ça ferait un violeur sur 500 hommes. Bon, ok (encore que pour De Haas, un violeur viole une fois ou une fois et demi dans sa vie mais bref).

Sauf que, sans la moindre précaution de langage, on est passé insidieusement d'une stat sur le viol à une autre sur les agressions... voire même sur le harcèlement (on sait plus puisqu'on est parti en additionnant violeurs, agresseurs et harceleurs, pour parler de "violences sexuelles"). Du coup, un "agresseur" voire un harceleur est statistiquement assimilé à un violeur ! Bon, je le refais plus lentement : la logique de De Haas, c'est x femmes violées équivaut à y violeur, DONC si 50% des femmes sont harcelées, un homme sur deux ou trois est... mais est quoi : agresseur, harceleur, violeur ? Elle dit (à la louche) "agresseur".
Par quelque chemin qu'on passe, à la fin, ça donne : une femme sur cent est violée donc un homme sur deux est un agresseur !

Bref, faudrait faire le ménage dans votre tête, madame De Haas. Vous avez un léger problème avec les hommes, on dirait (...), c'est un peu tout mélangé, pas vrai ? (parce que sortir une phrase de ce type sans se rendre compte de son énormité, c'est pathologique, point barre).

Le problème, c'est que non seulement des gens comme elle ont pignon sur rue, mais encore influencent le débat public, au point que madame De Haas a conseillé l'ancienne ministre de l'éducation, si je ne m'abuse.
Bref, que madame De Haas se taise !


Mais.
Ça suffit pas de le dire.
Si madame De Haas est une adoratrice de Staline, en tant que citoyen, j'exige d'en être informé (non à l'anonymat). Et quand directement ou indirectement (madame De Haas fut candidate en 2017 aux législatives à Paris, soutenue par le PCF), ils exercent ou ont exercé des pouvoirs politiques, on est en droit de savoir qui ils sont vraiment !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 13 Mar - 18:14

J'arrive pas à pardonner à ce Cantat. Le voir en plus en première page des Inrockuptibles, ça m'a dégoûté de jamais acheter ce journal. Sinon je vois bien ce débat, ces circulaires qui tournent pour l'empêcher de chanter dans des festivals. Hier, de lien en lien, je l'avais sous la main, la pétition : signer, pas signer ? Le problème c'est que j'arrive pas à mettre des mots pour dire que si ce type arrêtait de se montrer, ça me ferait plaisir. Se montrer, oui. Du coup, doit-il ou non arrêter de chanter ? Pas facile.

Aujourd'hui, je vois que Nadine Trintignant, mère de Marie Trintignant, a déclaré mardi à l'AFP que "ce n'est pas suffisant que Bertrand Cantat renonce aux festivals" cet été, l'appelant à s'arrêter "complètement".
La famille Trintignant, je l'aime bien. Marie, Jean-Louis...

Ouais, une vie de rock-star, il mérite pas, non. Il y a quelque chose d'obscène là-dedans. Je regrette qu'il ne le voit pas. Il dit avoir payé sa dette : vis-à-vis de la justice des hommes, il paraît. Maintenant est-ce qu'on peut monter sur une scène en pensant au moment où l'on a tué Marie ? Je crois pas. Alors il faut pas le faire. Je sais pas pourquoi. Je sais pas trouver les mots.

Même si son discours semble honnête (sauf qu'il n'a théoriquement pas à s'excuser pour la couverture des Inrock, puisque ce n'est pas de son fait, quelque chose ne va pas, là-dedans) :



Continuer à faire des disques, puisque c'est sa vie, son métier aussi, ok. Mais arrêter les concerts ?

Oui ça m'irait bien.


PS : mais voilà qu’je vois qu’le type se plaint.
De la censure !
Et moi j’croyais qu’il poétisait un peu quand même...
La censure ?
Un type te dit : Marie...
Et tu lui craches « la censure » en réponse ?
C’est ça ta poésie, tes mots ?
C’est ça qu’tu leur dis, aux gens, dehors, qui manifestent ?
Nan, quand même, t’oses pas hein !
Juste planqué derrière ton ordi, là oui !

Y’a une autre possibilité alors, qu’ce type se taise.
Oui ça m’irait bien aussi.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 18 Mar - 8:21

Dancer in the Dark - Lars Von Triers

Selma a une maladie qui la fait devenir aveugle. Elle a un fils, dont on nous dit qu’il va le devenir aussi. Aussi sou par sou elle économise pour qu’un jour il puisse se faire opérer.
Selma est un peu autiste aussi. Elle est fascinée par les comédies musicales et ponctue sa vie ses rêves de chansons.
Mais le CAC 40 s’en fout des comédies musicales, et Selma va se le prendre dans la gueule de façon inouïe.
On pleure (beaucoup) on chante (un peu) en regardant le film.
Un type l’aime, Selma, mais Selma n’a pas le temps : elle chante et économise et c’est déjà bien assez pour l’occuper.
Selma est émotion pure.
Je crois qu’elle a donné tout son amour à son fils.
Elle donne mais elle prend pas.
(c’est un drame)

La chanteuse Bjork qui joue le rôle est formidable : prix d’interprétation à Cannes. On ne peut qu’aimer Selma. Et Bjork aussi. Sauf si l’on n’y comprend rien. A Selma. Lars Van Triers lui, voudrait aimer Bjork, ou peut-être Selma. Bjork est-elle occupée avec un fils qui pourrait devenir aveugle ou quelque autre chose ? C’est hors film alors on sait pas. Mais pour Lars, c’est non, comme on dit aujourd’hui.
Pour Selma aussi, la société dit non quand elle est confrontée à un drame avec un personnage social, et (donc) important. Elle se retrouve finalement dans un procès dont les protagonistes n’ont rien à envier avec ceux de l’affaire Fiona. Selma, c’est Fiona mais ça, les personnages sociaux ne le voient pas plus qu’ils ne la voient, Selma : ça ne les intéresse pas qu’on soit Fiona (sauf quand Fiona est - peut-être - tuée, où là ils sont très intéressés). Sinon ils s’en foutent de tout ça puisqu’ils ne comprennent rien. Peut-être que Lars ne comprend pas non plus que Bjork ne soit pas Selma, là ça devient difficile à dire. Des types disent qu’il s’est trop défoncé, qu’il n’est plus créatif. Sans doute vu un de ses derniers films que j’ai vu : Nymphomaniac, un titre dans le genre. Alors il fait des films un peu à la va comme je te pousse, histoire de manger. Manger à défaut de baiser Bjork... ou peut-être de lui faire l’amour (ça je sais pas non plus, peut-être qu’il faudrait demander à Caroline ?).

C’est con la vie... heureusement y’a les films !

pig

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 20 Mar - 12:15

A propos de chiffres...

Un mot sur un récent sondage de l'Ifop, ici. Il fait état de 12 % de femmes qui serait violées au cours de leur vie (p. 17) Je ne crois pas à ça ! Il est question d’hommes et de femmes "qui déclarent" avoir été victimes de viol, et donc de leur seule parole, de plus sous couvert d’anonymat (sondage à partir du net). Or les chiffres officiels des plaintes (et non de viols, certes), c'est trois fois moins : une femme sur 26 porte plainte pour viol dans sa vie... à comparer à une sur 8 qui serait violée. On passe de 12 à 4% des femmes, c'est pas pareil ! Et je parle pas de gamines influencées par le matraquage néo-feministe, et qui doivent s’auto-persuader d’avoir été violées à douze ans (d’avoir vécu donc une expérience inouïe), parce qu’un camarade de classe leur a mis un doigt un soir après deux bières, dans le cadre d’une expérimentation sociale de bisous consentis (et pendant ce temps des femmes se font violer mais bref). De plus c’est le nombre de plaintes et non de plaignantes qui est pris en compte, ce diminue forcément la stat etc. Enfin pour finir, si l'on mettait les deux chiffres bout à bout, on devrait conclure qu'une femme (violée) sur trois porterait donc plainte. Or selon les néo, c'est une sur dix !
Bref, les chiffres manipulent l'opinion.

Et à propos de chiffres, si donc l'on en croit ce sondage, après un viol, 3 fois plus de femmes disent aujourd’hui avoir fait une tentative de suicide, et 10 fois plus plusieurs, par rapport à un sondage (qu’on imagine tout aussi anonyme) fait y a deux ans (p. 69). C'est complètement absurde : un hasard, la pollution, Macron ? On n'y croit pas une seconde. Et là moi je ne vois qu'une solution : certaines se sont mises à raconter n'importe quoi depuis #balancetonporc, en fait ce qu'elles ont envie de voir publié, ce qui leur paraît faire avancer « la cause ».
Bref, ce sondage n’a aucune valeur... à l'instar d’à peu près tout ce qu’on peut tirer de l’anonymat.



Toujours à propos de chiffres, marre aussi des journalistes fâchés avec les chiffres, qui eux aussi racontent n'importe quoi. Encore récemment (j'ai oublié où), j'en vois un glisser négligemment "le problème récurrent du viol en Inde" (quelque chose du genre). Non : stop !

Voyons d’abord ici à partir (certes) des plaintes : en Inde c'est 22.000 par an. En France c'est 10.000 (aux USA, 85.000). La France c'est 60 millions d'habitants, l'Inde 1,2 milliards. Vingt fois plus. Ça vous cause les journalistes ? Comparons : 10.000 plaintes en France x 20 = 200.000. Ça ferait 200.000 plaintes si la France était à l'échelle de l'Inde. Or on a 20.000 plaintes en en Inde. Donc dix fois moins par habitant qu’en France !

Trop compliqué la multiplication par vingt ? Ok, on va essayer les couleurs alors (les journalistes sont sensibles aux couleurs). Ci-dessous une carte du monde par tranche de un milliard. Donc vous prenez la couleur qui vous plaît, vous ajoutez 20%, et vous avez une idée de la population de l'Inde.



Trop dur de transcrire en viols ? Ok, une autre carte alors, avec le nombre de plaintes pour 100.000 habitants. A partir de la précédente carte et en additionnant les pays, on peut imaginer le nombre de plaintes par habitant. L'Inde donc est en orange pâle (2 à 3.5), au Pérou ou en Bolivie par exemple, on est au dessus de 27. On peut comparer donc en additionnant par exemple les Amériques, ou encore l'Afrique (en n'oubliant pas les 20% en plus). En gris les pays où y'a pas de stats.



Alors ok, j'entends que les indiennes n'oseraient pas porter plainte. C'est souvent vrai, sauf qu’il y a des coins aussi, où si une femme se fait violer, le type se fera démolir après, ce que semblent complètement ignorer nos dignes expert en information. A part ça, dans les pays des gangs ou des cartels, ça doit être compliqué aussi de porter plainte, non ? Bref en France, on nous parle donc d'une plainte pour dix viols. Alors quoi : une pour cent en Inde ? Personne n’en sait strictement rien... sauf que dans ce cas, on arriverait tout simplement au même chiffre en Inde et en France !

Bref, toutes ces supputations chiffrées sont parfaitement bidons... et ça passe comme une lettre à la poste dans l´imaginaire des gens ! Et forcément, dès que le terrain sera normalisé via les idiotes utiles, tout ça se retrouvera un jour dans le grand discours néo-colonialiste et de donneur de leçon occidental : il expliquera au monde quel doit être le juste statut des femmes (celui en cours chez nous, donc)... exactement comme il lui explique aujourd’hui comment il faut faire avec la religion.
Mais surtout vous fatiguez pas à penser, les journalistes, vous êtes la pointe ultime de la modernité !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 10 Avr - 7:53

La presse people (Le Figaro, Le Monde, Le Nouvel Obs etc) nous a gavé jusqu'à plus soif d’anecdotes autour de l’une ou l´autre des signataires du « droit d’être importunées », mais le texte d’origine par contre, était « réservé aux abonnés » dans Le Monde. Bref je viens de tomber dessus plus de trois mois après, et de m´apercevoir qu’il est finalement quand même accessible sur le net. Un texte clair et loin des excès qui ont fait les choux gras des journalistes.

Le voici :
Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.
À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.

Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle voire comme un non-événement.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d’entre nous qui ont choisi d’avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.
https://yetiblog.org/exces-amoureux-econduit-harceleur-sexuel/

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 16 Mai - 14:48

Inde : à propos de chiffres (2)

C'est insupportable !
Q'est-ce que les gens retiennent sur l'Inde ? Que c'est le pays du viol. Et maintenant que c'est le pays où l'on tue les petites filles (ou les laisse mourir) par sexisme ! C'est tout simplement le titre développé dans l'ensemble de la presse française via une dépêche AFP, par exemple ici ou (à partir d'un chiffre de 200.000 fillettes mortes de plus que de garçons, par an) ! Les journalistes sont vraiment des minables.
Ça me rend dingue !
... développé ou repris des conclusions de chercheurs internationaux, qui n'hésitent visiblement pas interpréter les choses de façon stupide, à partir sans doute eux aussi des mêmes préjugés basés sur la lecture des journaux sur le viol en Inde : " c'est le pays du viol, pensent-ils, DONC la mortalité des petites filles ne peut qu'être directement liée au sexisme" : bravo pour la rigueur scientifique !

Pour le viol, c'est ici, deux posts plus haut... où il est démontré que les journalistes ne connaissent pas la table de multiplication par dix, ni même celle par deux : trop compliqué pour eux. Par contre la pensée néo-colonialiste comme quoi le reste du monde ne peut être qu'attardé, ça ils connaissent bien !

Pour la mortalité des petites filles, je veux surement pas dire qu'il n'y aurait pas de sexisme en Inde, il y en a et c'est un vrai problème. Juste que les gens ne tuent pas leurs filles par sexisme (ce qu'il faut être con et ignorant pour oser insulter les gens comme ça). Ces chiffres sur la mortalité n'ont strictement RIEN A VOIR avec le sexisme !
D'ailleurs à propos de chiffres, la mortalité infantile en Inde serait de l'ordre de 4%, soit environ un million d'enfants par an (oui les naissances, c'est 24 millions). Deux cent mille filles de plus, ça veut dire 600.000 filles mortes pour 400.000 garçons. Donc c'est pas zéro garçon et des meurtres partout de petites filles, c'est une société a haute mortalité infantile (j'espère que ces chiffres relativisent, font comprendre).


C'est pourtant simple : ce sont essentiellement les garçons qui travaillent en Inde, qui travaillent dans le sens qui gagnent de l'argent. Et ce particulièrement dans les milieux pauvres, à la campagne etc. Or les fils sont la retraite de leur parents. C'est la tradition (sans parler des histoires de dot) DONC c'est compliqué pour les parents qui n'auraient que des filles. Du coup ceux qui y ont accès avortent et les autres tuent le "surplus" de filles à la naissance : il faut un garçon pour survivre ! Enfin pour relativiser à nouveau le sensationnalisme des chiffres dont se repaissent certains vautours, les petites filles tuées représentent 2% des naissances. Ce qui revient à dire que le reste des indiens font le choix de garder leur fille, quitte à crever la gueule ouverte au moment de la vieillesse. Mieux là ?

C'est si compliqué à comprendre, messieurs les élites scribouillardes ?

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Dernière édition par chapati le Jeu 7 Juin - 2:54, édité 3 fois

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 17 Mai - 14:32

Enquête sur l'affaire Darmanin : classée sans suite (bien évidemment)

Voir ici le texte sur le sujet.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 1 Juil - 14:32

Hier à onpc Marlène Schiappa a été très bien : modérée, nuancée etc. Contrairement à De Haas par exemple, elle a par exemple admis que si nombre de femmes se faisaient embêter (harceler) dans la rue, ce n'était que le fait d'une petite minorité d'hommes. Bravo. Ne lui reste plus qu'à ôter de la vente un de ses livres intitulé La Culture du Viol pour que ses actes soient en conformité avec ses paroles.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 6 Juil - 14:20

Encore un article de néo-féministe débile dans l'Obs (résumé)

A l'Alliance française de Lagos (Nigéria), Macron explique que le "défi" des migrations "naît d'une crise africaine". Il poursuit : "Ce problème il est démographique. J'ai été un des premiers, je me suis fait attaquer partout, surtout en Europe, quand j'ai dit ça. [...] Quand vous êtes un pays pauvre, où vous laissez la démographie galopante, où vous avez 7, 8 enfants par femme, vous ne sortez jamais de la pauvreté. Même quand vous avez un taux de croissance de 5 à 6 % vous n'arrivez jamais à en sortir."
Emmanuel Macron s'aligne avec ce type de discours sur ceux de Nicolas Sarkozy, note Paris-Match. Dans son discours de Dakar, l'ancien président de la République expliquait que "l'homme africain" n'était "pas assez entré dans l'histoire", mais il disait aussi que "la réalité de l'Afrique, c'est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible". Dix ans plus tard à Ouagadougou Emmanuel Macron développait le même argumentaire.
Notons que les données de la Banque mondiale ne donnent pas plus raison à Emmanuel Macron que l'année dernière à la même période. Selon ces données, pour 2016, le Niger est le seul pays dans lequel le nombre d'enfants par femme est supérieur à 7 – il est de 7,2.
Mais au-delà du manque de précision de la déclaration de juillet 2017, c'est sur le fond, sur le lien qui y était fait entre développement et démographie, qui avait alors fait polémique, certains y décelant des relents racistes ou misogynes.
Nous citions alors "Le Ventre des Femmes", dans lequel la politologue et militante féministe Françoise Vergès démonte l'idée répandue selon laquelle "la surpopulation est la cause principale de la pauvreté dans les pays sous-développés", et dénonce le cliché de la "sexualité tropicale débridée et infantile qu’il fallait discipliner et gérer".

1/ Sept huit enfants par femmes, ça veut pas forcément dire "en moyenne" : faut apprendre les nuances du français, madame la "journaliste".
2/ Le mettre en parallèle avec le discours de Dakar, c'est juste dégueu (et loin de moi l'envie de soutenir Macron). Dire que "l'homme africain n'est pas rentré dans l'histoire", c'est dire tout-à-fait autre chose que de parler de "sur-démographie" ! A force de débilité, les médias vont faire perdre de vue l'importance des mots (et des problèmes !).
3/ Quant aux relents racistes quant on parle de la démographie africaine, il faut être assez stupide pour le raccorder au discours de Dakar pour le trouver... ou alors être néo-féministe donc, ce qui revient au même. Quant à madame Vergès, ses amalgames approximatifs ne valent même pas réponse (à moins que ce ne soit la journaliste qui s'en serve sans rien comprendre non plus à ce qu'elle dit).

Quelle bouillie ! Elles ont le bac au moins, les journalistes, à l'Obs ?


PS : l'Afrique et le monde crèvent de surpopulation.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 8 Juil - 11:27

L'actrice française Emmanuelle Seigner annonce qu'elle refuse de rejoindre l'Académie des Oscars pour protester contre l'exclusion par cette organisation de son mari, le réalisateur Roman Polanski.
"L'Académie américaine des arts et des sciences du cinéma me propose de la rejoindre, en compagnie d'autres actrices, au nom d'une féminisation par ailleurs nécessaire. Qui peut croire que je ne me sente pas concernée par l'égalité des femmes et des hommes ? (...) Féministe, je le suis depuis toujours, mais comment puis-je faire semblant d'ignorer que l'Académie, il y a quelques semaines, a mis à la porte mon mari, Roman Polanski, pour satisfaire l'air du temps. La même Académie l'avait récompensé de l'Oscar du meilleur réalisateur pour Le Pianiste en 2003. Curieuse amnésie ! (...) Cette Académie pense probablement que je suis une actrice suffisamment arriviste, sans caractère, pour oublier qu'elle est mariée depuis vingt-neuf ans avec l'un des plus grands metteurs en scène. Je l'aime, c'est mon époux, le père de mes enfants. On le rejette comme un paria et d'invisibles académiciens pensent que je pourrais 'monter les marches de la gloire' dans son dos ? Insupportable ­hypocrisie !", dénonce-t-elle.
Qualifiant cette proposition d'"injurieuse", elle affirme être "la seule à pouvoir témoigner à quel point il (Polanski, ndlr) regrette ce qui s'est passé il y a quarante ans". Roman Polanski a plaidé coupable en 1977 de détournement de mineure pour avoir eu une relation illégale avec une adolescente de 13 ans. Au terme d'un accord amiable, des chefs d'accusation plus graves dont viol d'une mineure de 13 ans sous l'emprise de stupéfiants avaient été abandonnés.
Le conseil des gouverneurs de l'Académie a annoncé le 3 mai dernier l'expulsion de Polanski et du comédien déchu Bill Cosby, condamné pour agression sexuelle. La décision se conformait au nouveau code de conduite adopté par la prestigieuse institution, dans la foulée de l'affaire Harvey Weinstein.
"Roman n'est en rien cette caricature machiste, symptôme du mal qui ravagerait le cinéma", conclut l'actrice de 52 ans.
A la suite de cette expulsion, l'avocat américain de Polanski (84 ans), Harland Braun, a menacé de poursuivre l'Académie, jugeant qu'elle n'avait pas respecté la procédure en l'absence d'audience préalable de son client.
"Proposition injurieuse... hypocrisie de l'air du temps... curieuse amnésie... invisibles académiciens", les mots sont parfaitement choisis. Bravo, madame !

https://www.nouvelobs.com/culture/20180708.OBS9345/indignee-par-l-exclusion-de-polanski-seigner-ne-rejoindra-pas-l-academie-des-oscars.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 25 Juil - 4:08

Trop énervé, je suis allé trop vite hier en commentant cette interview dans Libé ici. Je reprends calmement.

Le désir hétérosexuel masculin s’est construit historiquement sur la possession et la violence. Le désir n’est pas naturel, il est construit, culturel, il se nourrit de l’asymétrie du pouvoir entre les hommes et les femmes : il est donc interrogeable et critiquable. On pourrait même dire que les hommes et les femmes ne sont rien d’autre que les fictions politiques qui résultent de cette asymétrie. Critiquer cette construction, c’est déclencher une crise politique, sexuelle et institutionnelle majeure et s’interroger : dans l’hétérosexualité, qui a le droit de désirer ? Les hommes oui, les femmes non. Selon les codes amoureux, même s’ils sont en train de changer, une femme qui désire et séduit est une salope. La séduction repose encore aujourd’hui sur l’asymétrie du pouvoir. Comment construit-on un désir qui ne reproduit plus cette inégalité face au pouvoir ? La question politique centrale est : peut-on désirer autrement ? Peut-on apprendre à désirer en dehors des normes de genre et des asymétries politiques ?

Deux objections :
1) c'est trop rapide de dire que "le désir n'est pas naturel mais culturel". D'autant que si c'est pour revendiquer une "nature", il faudrait éviter ensuite de critiquer le "naturalisme" (de la position traditionnelle, hétérosexuelle) comme vous le faites dans l'interview. Que le désir soit une construction soit, mais cette construction n'en occulte pas pour autant toute "nature". A ce jour et que je sache, les limites entre nature et culture ne sont pas tranchées, et rien n'indique (et encore heureux) qu'elles soient prêtes à l'être ! Le désir est un processus à analyser à partir d'un mixte nature/culture difficilement démerdable. Ce qui est à critiquer par contre, c'est que la norme présente comme "naturel" ce qui n'a pas à être présenté ainsi, ok pour ça mais c'est tout : les hommes et les femmes ne sont pas exclusivement des "fictions institutionnelles", et surtout dès qu'il est question de sexualité !
2) présenter la séductrice comme une salope (et le séducteur en héros), il me semble que c'est parler d'un schéma datant d'il y a 50 ans. Et si ce genre de cliché persiste certes chez les machos, ils ne sont pas non plus la norme d'aujourd'hui, enfin je crois pas. Les choses ont changé, même si pas à la vitesse que voudraient certains, je leur accorde volontiers d'autant que j'en fais partie.


Dans quelle mesure la sexualité masculine est-elle liée à la violence ?
Ce qui caractérise la position des hommes dans nos sociétés patriarcales, c’est que la souveraineté masculine est définie par l’usage des techniques de violence (contre les femmes, les enfants, les hommes non blancs, les animaux, contre la planète dans son ensemble). La masculinité est le détenteur et l’usager légitime de la violence. Mais il n’y a rien de naturel ici. Cette violence masculine s’exprime socialement sous forme de domination, économiquement sous forme de privilèges, sexuellement sous la forme de l’agression et du viol (...) C’est le monopole des techniques de violence par les hommes et le lien entre violence et plaisir sexuel que met en crise le mouvement #MeToo. Comment alors définir la souveraineté masculine sans la violence ?

Délire néo-féministe total. Passage ridicule. Non la masculinité n'est en rien institutionnalisé comme "usager légitime" de violence en France. Non mais ça va pas la tête ? (je ne reviens pas sur les idioties genre culture du viol etc). On est en plein dans l'amalgame habituel propre aux "sociétés patriarcales" : on cite Abu Dhabi et on passe discrètement à la situation en France en disant que c'est pareil : patriarcal l'un comme l'autre (j'ai déjà mentionné ça mille fois). Procédé malhonnête et insupportable.


Mais depuis les années 70, les femmes sont libres d’accepter ou non une relation sexuelle et la sexualité masculine a changé aussi.
Comme l’ont montré Monique Wittig et Carole Pateman, l’hétérosexualité est non seulement un régime de gouvernement, c’est aussi une politique du désir. La spécificité de ce régime est qu’il s’incarne en tant que processus de séduction et de dépendance romantique entre agents sexuels apparemment «libres», hommes et femmes. Ces positions ne sont pas choisies individuellement, et ne sont pas conscientes. L’hétérosexualité est une pratique de gouvernement qui n’est pas imposée par ceux qui gouvernent (les hommes) aux gouvernées (les femmes) mais plutôt une épistémologie fixant les définitions et les positions respectives des hommes et des femmes par le biais d’une régulation interne.
Cette pratique de gouvernement ne prend pas la forme d’une loi, mais d’une norme non écrite, d’une transaction de gestes et de codes ayant pour effet d’établir dans la pratique de la sexualité une partition entre ce qui peut et ce qui ne peut se faire. Cette forme de servitude sexuelle repose sur une esthétique de la séduction, une stylisation du désir et une domination historiquement construite et codifiée érotisant la différence du pouvoir et la perpétuant. Cette politique du désir est ce qui maintient en vie, ce que j’appelle l’ancien régime «sexe genre», malgré tous les processus légaux de démocratisation et d’empowerment des femmes. Et c’est bien ce régime hétérosexuel que #MeToo met en crise. Je crois que nous sommes en train de vivre un changement de paradigme dans l’organisation du genre et de sexualité semblable à celui que nous avons vécu à d’autres époques avec la sécularisation des savoirs, avec la théorie héliocentrique, ou l’abolition de l’esclavage. Mais évidemment, c’est un processus long qui implique une transformation des institutions, des langages, des représentations, des lois, une révolution totale."

L'analyse n'est pas mauvaise, le problème, c'est d'y associer #metoo. Dire que des normes définissent les stratégies de séduction, on est d'accord sauf que ça marche des deux côtés : l'homme est tout autant formaté pour une séduction active que la femme pour une séduction passive. Et l'un comme l'autre sont en un sens "victimes" à parts égales de ce formatage. Or selon #metoo, l'homme est une grosse merde agressive et la femme une malheureuse victime innocente. Ça serait pas mal de signaler ce genre d'état de fait clairement, au lieu de propager ce flou artistique : #metoo peut bien évidemment amener indirectement à se poser de bonnes questions (puisqu'il se revendique "féministe", paraît-il), mais en vomissant sa haine partout, il fait plus de mal que de bien !


A quoi pourrait ressembler un nouveau désir sexuel ?
Comment apprendre à désirer la liberté sexuelle ? Il faut créer une nouvelle grammaire, entrer dans une politique de l’expérimentation."

"Il faut entrer dans une politique de l'expérimentation", j'aurais pu écrire la phrase... sauf que ça, c'est justement l'inverse de ce qui est fait avec #metoo et ses conséquences : non monsieur, on n'expérimente pas avec #metoo : on légifère, on encadre, on code, on structure... une panoplie morale de normes sexuelles, et ce au nom d'une morale qui se croit universelle, qui plus est !


Ce qui m’inquiète, c’est le repli dans une politique sexuelle naturaliste et descriptive selon laquelle nous savons déjà ce que les hommes et les femmes désirent, ce dont ils sont capables.

C'est donc là que revient le "naturel", mais cette fois plus pour critiquer en son nom la violence machiste du désir masculin, mais au contraire pour faire disparaître toute idée de "nature" d'un coup de baguette idéologique-magique ! Faut vous décider, monsieur, entre "nature" et "liberté". Alors que derrière le "naturalisme" puisse se cacher les intentions les plus réacs, je n'en doute pas une seconde, mais ceci ne délégitime en rien qu'un certain "naturalisme" puisse avoir droit de citer face à la toute-puissance des chères libertés, lesquelles sont d'ailleurs souvent revendiquées pour jusqu'à écraser la nature ou les animaux, puisque vous avez cité ces exemples pour les mettre de votre côté, soit au nom de la liberté et de la suprématie de l'homme sur toute chose ! Je répète, on ne peut pas "jouer" impunément avec la problématique nature/culture qui est bien réelle et en outre compliquée à penser !


Deux éléments différentiels séparent l’esthétique trans-queer de celle de l’hétéro-normation de l’ancien régime : le consentement et la non-naturalisation des positions sexuelles. L’équivalence des corps et la redistribution du pouvoir. Il faut imaginer une sexualité sans hétéros et homos, sans hommes et sans femmes

Oui m'enfin, la sensibilité des transexuels, dieu m'est témoin que je veux pas la passer par pertes et profits, mais de là à en faire le mètre-étalon de la résistance au patriarcat et au machisme, permettez qu'on ait d'autres façons de voir les choses.
Imaginer une sexualité sans hétéros et sans homos, personnellement ça ne me dérange pas : on peut bien faire la distinction entre "pratiques" homosexuelles et "identités", même si les secondes sont revendiquées par nombre d'homosexuels respectables.
Par contre, sur le sujet d'imaginer une sexualité "sans hommes ni femmes", moi, pour dire ce que j'en pense, c'est qu'il faut être trans (ou peut-être bisexuel j'en sais rien), pour imaginer une chose pareille ! Souffrez, cher monsieur, que certains "emboitements" aient quelque chose à voir avec le bonheur pur d'une sorte de complémentarité qu'on puisse être en droit de revendiquer comme "naturelle", et que la sexualité puisse être vue par certains comme dépassant quelque peu une simple recherche de plaisir, même couplée d'un amour qu'il ne me viendrait pas à l'idée de contester.
Ou si vous préférez : je n'ai pas le moins du monde l'intention de me faire imposer des normes sexuelles par qui que ce soit. Il y a pour moi quelque chose de trop essentiel dans la sexualité pour cela.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 11 Aoû - 10:51

La société que nous prépare ces femmes devrait à peu près ressembler à ça :
Sur le parking d'un supermarché de l'État de Virginie. Kim Brooks raconte : "Je devais faire une course, et mon fils, alors âgé de 4 ans, ne voulait pas sortir de la voiture." La mère cède, part faire ses achats et revient cinq minutes plus tard. Son fils va bien.
Avec un coup de fil de la police, elle comprend qu'une personne l'a vue entrer dans le magasin en laissant son fils derrière elle, a relevé la plaque d'immatriculation de la voiture et a contacté la police. Et un matin, l'annonce tombe : elle est poursuivie pour négligence.
Voir un enfant sans surveillance, même une seconde, est aujourd'hui considéré comme anormal, explique-t-elle. On pense kidnapping et autres crimes. Pourtant, statistiquement, il faudrait laisser seul un enfant 750.000 ans dans un lieu public avant qu'il ne soit enlevé par un étranger.

Kim Brooks ne peut qu'en attester. Elle ne voit plus d'enfants "aller à l'école à pied, jouer tout seuls dans un parc, faire du vélo ou construire des cabanes". Pas à cause du risque, mais parce que c'est immoral.

Les poursuites contre Kim Brooks se sont muées en travaux d'intérêt général.

https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20180808.OBS0681/ce-qu-il-coute-a-une-mere-de-laisser-son-enfant-seul-5-minutes-dans-une-voiture.html
Vous voyez pas le rapport avec #metoo ? Pas grave, moi si !

Autre passage du texte :
Debra Harell, en 2014, a "laissé sa fille de 9 ans dans un parc alors qu'elle travaillait dans un McDonald's". Accusée de négligence, elle a vu sa fille placée en famille d'accueil pendant deux semaines.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 20 Aoû - 10:46

L'actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #MeToo après avoir accusé le producteur Harvey Weinstein de viol, a versé de l'argent à un homme qui affirmait qu'elle l'avait agressé sexuellement à l'âge de 17 ans, révèle dimanche 19 août le "New York Times".

Un montant de 380.000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure qu'Asia Argento l'a agressé sexuellement dans une chambre d'hôtel en Californie en 2013, selon le "New York Times", qui cite des documents envoyés au journal par une source non identifiée.

Les avocats de Jimmy Bennett ont décrit la rencontre à l'hôtel comme une "agression sexuelle" qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale. Sa déclaration d'intention de poursuite en justice contre Asia Argento portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir "infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire suite à une agression sexuelle", selon le journal. A l'époque des faits, il avait 17 ans et deux mois alors qu'elle était âgée de 37 ans. L'âge légal du consentement à une relation sexuelle en Californie est de 18 ans.

Le journal a déclaré avoir essayé sans succès à plusieurs reprises d'obtenir un commentaire sur le sujet de la part d'Asia Argento ou de ses représentants. 

Les conditions de l'accord, incluant un calendrier de paiement, ont été finalisées en avril de cette année, selon les documents vus par le journal. Selon ces documents, l'avocate d'Asia Argento, Carrie Goldberg, a décrit l'argent comme "aidant Jimmy Bennett".

L'actrice italienne est l'une des premières à avoir accusé publiquement le magnat américain Harvey Weinstein de l'avoir violée. Elle est devenue une voix importante du mouvement #MeToo après avoir raconté avoir été violée par le producteur dans sa chambre d'hôtel pendant le festival de Cannes en 1997, alors qu'elle avait 21 ans. Lors de la soirée de clôture du Festival de Cannes 2018, elle avait lancé au public : "Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiété".

https://www.nouvelobs.com/monde/20180820.OBS1009/asia-argento-a-paye-un-homme-qui-l-accusait-d-agression-sexuelle.html

A poubelle, poubelle et demi : statistiquement, il y a infiniment plus de mythomanes que de violeurs !
 

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 22 Aoû - 11:04

Aujourd'hui en réponse à cette histoire, un propos parfaitement surréaliste de Sandra Muller, la journaliste à l'origine du hashtag français :
J'ai toujours prôné la dénonciation avec #Balancetonporc, et non la délation et l’anonymat. Or, là, c’est une source anonyme qui a envoyé les documents au 'New York Times', qui plus est de manière cryptée...

https://www.nouvelobs.com/societe/20180821.OBS1097/affaire-asia-argento-un-cas-individuel-ne-pourra-pas-briser-un-mouvement-comme-metoo.html
... où l'on apprend que #balancetonporc c'est pas anonyme, mais que Jimmy Benett c'est anonyme !
(même si c'est vrai que l'histoire a été rapportée de façon anonyme, et qu'il faut attendre sa confirmation)

C'est quand même inouï de se foutre du monde à ce point !

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Re: #balancetonporc

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