#balancetonporc

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 31 Aoû - 20:11

Depardieu
Gérard Depardieu, est à son tour accusé de viols et agressions sexuelles par une jeune comédienne. La plaignante est une comédienne et danseuse d'une vingtaine d'années qui n'a pas souhaité s'exprimer.
"Gérard Depardieu conteste absolument avoir commis la moindre infraction ou le moindre comportement délictueux", selon son avocat Hervé Temime.
 Le réalisateur Dominique Besnehard a émis des doutes sur l'accusation et apporté son soutien à Gérard Depardieu, "personnage rabelaisien, baroque mais aussi attentionné". Sur sa page Facebook, il écrit : "A quel moment ces apprenties comédiennes arrivistes vont elles cesser de proférer des accusations pour se faire connaître."
La réponse est simple, quand ça leur coûtera bonbon de diffamer les gens. Quand elles risqueront par exemple ce qu'est en train de subir Tariq Ramadan. Pas avant. Risquer un mois de salaire pour sortir de l'anonymat, c'est encourager la délation.
Ou alors quand on n'encouragera plus n'importe qui à dénoncer anonymement n'importe qui. C'est-à-dire quand le mouvement #metoo sera définitivement discrédité à force de scandales.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 15 Sep - 10:26

La première du raout organisé par Marlène Schiappa a été un brin parasitée par les détracteurs médiatiques de #MeToo.
L’université d’été du féminisme, organisée par Marlène Schiappa s’est déroulée exactement comme on pouvait s’y attendre. Les expertes, les représentantes d’associations et les militantes ont exposé des propos constructifs dans une ambiance sereine ; les «figures controversées» ont tenu des discours insensés qui n’ont fait que rabaisser la teneur des débats.
Dans la première table ronde consacrée aux actions nécessaires à mettre en place après #MeToo, le capitaine de police Laurent Boyet a tout de même été obligé de rappeler à la journaliste-essayiste Peggy Sastre que «#MeToo ne fait pas peur aux hommes, mais aux agresseurs».
De même, la philosophe Martine Storti a dû utiliser son – précieux – temps de parole pour rétorquer à Elisabeth Lévy que non, «le récit délivré par #MeToo n’est pas victimaire puisque les femmes osent justement prendre la parole», que non, «il n’y a indifférenciation des sexes dans les inégalités de salaires, dans le harcèlement, dans les agressions», que non, «le féminisme n’a pas largement gagné mais que le combat ne fait que commencer».
Sans parler du prof beau parleur Raphaël Enthoven, invité en grand seigneur pour monologuer seul sur scène durant vingt minutes – et non débattre autour d’une table –, qui en a profité pour expliquer au reste de la salle ce que devaient être le féminisme et ses manières d’exister.
Bien sûr, ces blablateurs à buzz n’ont pas totalement confisqué les deux jours de débats. Reste tout de même à espérer que la deuxième édition affine son casting pour que les féministes n’aient plus à justifier de leurs combats avant d’entrer dans le vif du sujet.

http://www.liberation.fr/france/2018/09/14/universite-d-ete-du-feminisme-cherchez-la-flamme_1678802

Les vingt minutes d’Enthoven n’ont donc pas « totalement » rempli les deux jours de débat (où l’on apprend que les néo-féministes savent compter). La prochaine fois, vous n’aurez qu’à interdire la participation à tout ceux qui sont pas d’accord, et débattre juste entre « expertes » (de celles pour qui un homme sur trois est un agresseur, j’imagine), c’est comme ça qu’on faisait sous Staline et c’était très efficace... et c’est pas des valeurs démocratiques qui vont vous faire réfléchir, pas vrai ? Sinon, mieux, vous n’avez qu’à voter des lois pour les mettre en prison, tous ces gens « au discours insensé » qui osent ne pas penser comme vous.

Oui #metoo, ça me fait peur, et je suis psychologiquement à l’opposé de tout ce qui peut ressembler à un « agresseur ». Et ce qui me fait peur, c’est le sectarisme, le fascisme : #metoo c’est une secte de délatrices anonymes, qui partout d’ailleurs commencent à se retrouver poursuivies pour diffamation. Une insulte aux femmes aussi, particulièrement à celles qui se sont fait violenter, violer, déchiré, humilier, traumatiser. Beauvoir disait qu’on ne naît pas femme, on le devient ? Vous avez du boulot !

Quant aux « propos constructifs » qui auraient été émis : pas une ligne (on aurait été étonné du contraire). Vous avez donc parfaitement exprimé la seule chose qui vous tenait à cœur, la seule chose que vous avez à dire : « ouin ouin, y’a des gens qui pensent pas comme nous, comme moi... j’ai raison et il faut les faire taire : il faut faire taire toute forme d’altérité ». C’est la définition exacte du fascisme.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 29 Sep - 17:32

L'une dénonce une nouvelle Terreur féministe. L'autre s'interroge sur la possibilité d'une révolution sexuelle. A ma gauche, Laure Murat, essayiste et professeure à UCLA, prix Femina de l’essai, chroniqueuse à Libé. A ma droite, Eugénie Bastié, essayiste, journaliste au Figaro.

C'est en ces termes que commence le papier de la journaliste de l'Obs. Cette femme m'a convaincu, bravo à elle : moi qui râlait sur l'anonymat en général (et celui des #metoo en particulier), là, je vais le le respecter. Par charité et tolérance envers elle, je ne citerai donc pas ici le nom de cette journaliste.
Madame X donc, a tracé un trait à la craie, à gauche, une digne représentante de Libé, à droite, une chose issue du Figaro. A gauche les gentils, les défenseurs des pauvres femmes (Laure Murat) ; à droite, les méchantes et autres abruties du bulbe (Eugénie Bastié), posant ainsi finement le cadre de son article.
Du coup, je réponds...


Terreur Vs. révolution (j'ai numéroté)
Pour Eugénie Bastié : 1/ "Les hommes craignent désormais de se retrouver seuls avec des femmes. Ils redoutent d’être accusés. La peur a bel et bien changé de camp". Sur quoi s’appuie-t-elle? Sur quels faits ? Quels exemples ? Mystère...
2/ Eugénie Bastié fait sienne l’antienne selon laquelle la libération de la parole des femmes mute dangereusement en délation généralisée et règlements de comptes. La fameuse «dérive» de Me Too. (Note: si, aux Etats-Unis, des mesures expéditives ont pu être prises à l’encontre d’agresseurs présumés, en France, le tribunal médiatique ne s’est pas substitué à la justice, que l’on songe par exemple à l’affaire Ramadan.). 3/ Enfin, sur la libération de la parole, la journaliste du «Figaro» a cette conclusion digne des plus mémorables saillies de La Palice: «Il n’est pas sûr qu’‘‘en avoir parlé’’ suffise, et la meilleure manière de lutter contre le viol serait encore de punir les violeurs.» Sans en parler ou les dénoncer, c’est compliqué.
1/ Quel mystère ? Si vous lisiez les journaux au lieu d'y sévir, vous auriez constaté que mille plaintes exposée dans #metoo finissent en eau de boudin, quand c'est pas en procès pour diffamation ; que la parole des femmes, pas plus que celle des enfant lors de l'affaire d'Outreau, n'est d'évangile. Oui je sais, c'est une terrible révélation pour vous.
2/ Pour l'affaire Ramadan. C'est pour vous un modèle du genre ? Formidable ! Mais j'imagine que vous l'avez déjà jugé ? Pourquoi attendre la justice, en effet (...) On emprisonne un type huit mois sur les dires de personnes qui racontent en général n'importe quoi, l'une déjà déboutée pour faux témoignage, la seconde qui livre une version différente tous les trois jours, et vous trouvez ça exemplaire ? Enfin vous n'êtes pas juge, mais journaliste donc (c'est toujours ça de gagné pour la justice).
3/ Pour La Palice, je vous explique, chère madame X, puisque vous avez des difficultés avec le français. L'auteur veut dire qu'il vaudrait mieux être plus sévère dans les jugements des tribunaux que de laisser cours à un mouvement de délation anonyme. Vous comprenez ? Pour ceux qui suivent en tous cas, il s'agit bien sûr de dénoncer les agresseurs, mais pas "comme ça" : pas anonymement ! (parler d'une vérité de La Palice, fallait oser !). Bref, si vous vous faites agresser voire violer : vous portez plainte aux flics, c'est pas compliqué (et/ou vous passez par une associe de défense de femmes battues etc) ! La jurisprudence fera le reste.
Pour Laure Murat, et sur le procès en délation : Au registre du vocabulaire, on observera également la confusion répandue et très dommageable (…) des mots ‘’délation’’ et ‘‘dénonciation’’. Faut-il rappeler que la délation est une ‘‘dénonciation dictée par des motifs vils et méprisables’’, quand la dénonciation est ‘‘l’action de faire connaître une chose (généralement désagréable)’’?»
Je vous explique encore, pour vous aider à remettre les choses en ordre dans votre tête (où ça a l'air compliqué) : quand on "dénonce" quelqu'un, on le fait en son nom. Vous comprenez ou rien ? Dénoncer sous anonymat, c'est comme une lettre anonyme, vous comprenez ? Vous aimez ça, les lettres anonymes ? Moi pas. Et ça laisse libre cours à toutes les formes de délations (mensonges, diffamations etc). Trop compliqué ? Tant pis. Essayez la rubrique "sports" peut-être...


Galanterie française ou beauferie gauloise
Eugénie Bastié vante la galanterie : "Naguère, toute femme, hormis celle qui vendait son corps, était une citadelle dont il fallait faire la conquête suivant des codes parfois extrêmement sophistiqués". Quand Laure Murat elle, dénonce que "le mythe de la séduction à la française sert à couvrir un impensé politique et à faire écran à des problèmes de subordination trop longtemps ininterrogés" (...) Trois Français sur quatre ne distinguent pas harcèlement, blagues salaces et séduction.
Nous y voilà : "ne distinguent pas". C'est qu'on ne drague pas pareil selon les origines sociales, ethniques etc. Et ça, ça veut pas rentrer dans la tête de nos petites parisiennes bon chic bon genre. Alors elles veulent mettre leur code à elle en place, interdire toute autre forme de drague. C'est lourd, un type avec trois neurones dans la tête qui drague ? Ben vi, je confirme (moi aussi je suis dans la séduction raffinée, Marie-Chantale). C'est pas une raison pour le castrer. Parce que c'est comme ça que ça marche avec les ceusses féminines qui ont aussi trois neurones dans la tête. Ça vous choque Marie-Chantale ? Désolé, c'est juste le réel, la vie, le monde. Pas le vôtre peut-être, mais votre monde, c'est justement celui de la galanterie et de la séduction, "branchée, raffinée etc". Mais ça, c'est juste vos codes. Seulement voilà, c'est aussi ceux-là même que vous prétendez combattre en dénonçant les hypocrisies qu'ils peuvent générer (certes souvent réelles). Ben si. Ce sont vos codes, vos modes de vie, ce que vous appelez "la séduction" ! Mais l'autre existe, figurez-vous, avec ses codes à lui. Bref, vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Ce qui est de la drague "lourde" pour vous (voire du harcèlement), c'est de la séduction "normale" pour un(e) tri-neuronal. Et me faites pas dire que je défendrais je-ne-sais quel agresseur et autres, ça va bien l'hypocrisie et la calomnie permanente des néo-féministes : stop !


La tribune "Deneuve"
Eugénie Bastié revient longuement sur la fameuse "tribune Deneuve", qui plaidait pour "la liberté d’importuner". Pas franchement des représentantes du lumpenprolétariat, note toujours de façon si pointue madame X, mais cela ne semble pas déranger Eugénie Bastié, qui préfère moquer "une révolte des élites" quand elle évoque #Metoo.
Bien sûr que c'est le fait d'élites, façonné par les élites... mais à caractère populiste, en fait une manipulation obscène : profitez du baratin que je vous vends pour vous "lâcher", c'est-à-dire prendre l'homme pour bouc émissaire de toutes vos peurs, vos difficultés, pour tout ce qui vous perturbe dans votre sexualité et vos rapports aux hommes.

Laure Murat, de son côté, écrit : "De la première à la dernière ligne, outre les questions de classe, de race, ou d’orientation sexuelle jamais abordées, le grand absent de la tribune, c’est le désir féminin, exclusivement soumis à celui des hommes et à la ‘misère sexuelle’ des éjaculateurs du métro. Ni échange possible des rôles, ni réciprocité, ni jeu ne sont au programme de cette ‘liberté d’importuner’, érotisme de la domination à sens unique. Ce qui en fait non pas tant un texte scandaleux mais étonnamment rétrograde".
C'est exactement ce que je viens de dénoncer. Mais pas pour dire aux "races" et aux "classes" qu'elle doivent se plier à vos raffinements marie-chantalesques, mais pour vous inciter à chercher comment ça se passe, chez "les races et les classes" que vous évoquez si finement ici, mais bien entendu sans jamais rien développer, rien penser, rien en tirer. Pauvre Marie-Chantal ! Il y aurait donc selon vous vos potes diplômés et des "éjaculateurs de métro", c'est ça votre vision du monde ? C'est ça votre "réflexion" ? Vous êtes en train de nous dire que madame Catherine Deneuve adore se faire éjaculer dessus dans le métro, c'est ça ? Mais c'est pas vrai. Comment peut-on arriver à un tel caniveau de la pensée !
Et le désir féminin serait soumis aux hommes ? Ben voyons ! On a mille ans de littérature pour dire le pouvoir sexuel des femmes sur les hommes. La réciproque est vraie ? Sans doute, peut-être, quelquefois. Mais la violence, elle est des deux côtés, et vous la niez ; pire, vous voulez l'occulter, l'interdire. Et ne la reconnaître que du côté des hommes, bien sûr ! (c'est effarant) Des éjaculateurs de métro ou des magnats du show-bizz ? C'est ça, les hommes, pour vous ? Bref, c'est votre façon de regarder le monde, pas la mienne (et je parle pas de penser le monde, puisque l'exercice vous est visiblement inaccessible).
Sinon je vous raconterais bien moi, comment ça se passe chez les tri-neuronaux, les "classes" et les "races", comme vous dites si élégamment, mais vous êtes jamais à l'écoute, vous savez tout et vous ne voulez rien entendre. Alors je ne dis rien. Demandez-moi si vous voulez...


De l’art ou du cochon ?
Pour Eugénie Bastié, #MeToo ouvre-t-il la voie à la censure, à l’interdiction d’images ou de textes jugés dégradants pour les femmes. Elle rappelle certaines extrémités auxquelles ont pu mener ces interrogations, notamment la réécriture de la fin de «Carmen» ou la volonté d’une universitaire de juger les classiques à l’aune des critères modernes du consentement. Des cas absurdes, en effet, mais relativement isolés.
Isolés sans doute, mais qui sont la conséquence directe de la bêtise que vous insufflez sur le Monde. Et en l'occurrence jusque des intellectuels qui croient bon de censurer Carmen, c'est-à-dire l'Art, au nom de ces idioties.

Laure Murat est beaucoup moins inquiète. Il ne faut pas confondre "l’exigence critique, indispensable à la vitalité du champ artistique, et le fantasme d’un appel à la censure. C’est une paresse coutumière: crier à l’interdiction, quand il s’agit simplement de porter un regard neuf ou renouvelé, sur une œuvre qui ne devrait rien avoir à craindre".
Je vous vous dire franchement le fond de ma pensée : on s'en tape de votre regard neuf. Votre regard moderne, il vaut pas un clou. Il vaut ou il vaudra(it) quand vous aurez été capable de comprendre le "regard ancien", celui sur lequel vous n'écrivez que des idioties. Vous ne savez rien de ce qu'il se passe "ailleurs" comme de ce qu'il se passait "autrefois". Vous montez en épingle deux trois saloperies bien connues pour vendre votre baratin bon marché, en prétendant que les femmes ont toujours été traitées comme des esclaves, ici et ailleurs. Mais vous ne savez rien, vous ne connaissez rien. Vous ne savez rien de ce qu'il se passe par exemple dans des sociétés dites "traditionnelles", celles où effectivement le rôle "social" est souvent assumé par l'homme. Vous ne savez rien de ce qu'il se passe "en dessous", entre les hommes et les femmes, en vrai. Bien sûr qu'il y a du moche, de la violence etc. Mais il y a aussi mille autres choses que vous caricaturez sans rien connaître. Vous êtes là à faire la leçon au monde, en érigeant en exemple la parité hommes-femmes ou une première ministre femme sous Mitterrand... quand dans ces pays que vous regardez d'un air condescendant, si sûres de vous, des premières ministres femmes, il y en a eu vingt ans avant (Inde, Pakistan). Je répète, vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Votre discours est débile et ignorant, et donc tout simplement faux.


"Prologue" ou "conclusion"?
L'essai de Laure Murat pose des questions plus qu’il n'assène des vérités, ouvre des pistes de réflexion en resituant le débat dans une perspective plus vaste. Révélateur de cette démarche prudente, documentée et réfléchie, le dernier chapitre est intitulé «prologue», façon élégante de signifier que le livre est un prélude, un outil pour penser plus loin.
Quelle rigolade. Que #metoo et compagnie fassent parler d'une certaine violence masculine, admettons et j'admet que c'est un vrai point positif. Mais le seul. Parce qu'on a quoi en échange ? Toute cette merde délatrice, tous ces discours immonde du type "un homme sur trois est un agresseur", cette répétition lancinante au sujet d'une "culture du viol"... toutes ces saloperies qui se diffusent et auxquelles d'innocentes gamines croient, par votre faute, de votre fait ! Vous faites avancer les choses d'un centimètre en même temps que vous les faites reculer d'un mètre. Tout ce que vous faites, c'est ériger un mur entre les hommes et les femmes. Et vous êtes parfaitement hypocrite de ne pas le reconnaître, de n'en dire jamais un mot, jamais. C'est une honte, ce mouvement est une honte !

Chez Eugénie Bastié, en revanche, le livre s’achève sur une «conclusion» ferme et définitive. Là, l’auteure avance tête baissée à coup de raccourcis et de punchlines pour servir sa vision du monde. Elle ne formule pas des interrogations, mais une thèse : avec #MeToo, c’est la masculinité occidentale qui est attaquée, ce modèle qui, écrit-elle, "n’a jamais exalté la brutalité envers les femmes. A l’inverse, il a magnifié la tendresse".
Ben oui, c'est sûr qu'elle dit des bêtises aussi, madame Bastié. Bien sûr que c'est pas l'Occident qui a inventé la la tendresse vis-à-vis des femmes, cette blague ! (comme quoi pas besoin de rien savoir ni comprendre pour écrire des livres). Mais le n'importe quoi de madame Bastié n'a pas à s'accompagner d'un panégyrique de l'autre. Et votre article, chère madame X, est parfaitement dénué de la moindre once de réflexion sur quoi que ce soit.


PS : je vote à gauche depuis toujours et suis féministe. Mais sûrement pas "néo-féministe".

https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20180928.OBS3102/ou-vont-les-femmes-apres-metoo-le-match-eugenie-bastie-laure-murat.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 9 Oct - 9:10

Et encore une interview débile dans l'Obs, de la fondatrice de #balancetonporc, Sandra Muller, où la journaliste n'est pas capable de lui poser LA question du problème de l'anonymat.
Toujours le même foutage de gueule donc.

Et ce à la parution d'un livre dont la jaquette titre fièrement : la peur doit changer de camp. C'est tellement crétin et minable une jaquette pareille ! La peur, c'est clairement pour Sandra Muller celle des femmes. Donc évidemment qu'on comprend que "changer de camp", ça renvoie aux hommes... en lieu et place des agresseurs. Les hommes doivent avoir peur alors, c'est ça ???



Et on fait du fric avec ce genre de titre-poubelle ?
Parce que si on a deux neurones dans la tête, c'est pas compliqué : on trouve, on impose un slogan moins con ! (mais les mots, la grammaire, c'est trop compliqué pour une néo-féministe)

Je dézingue même pas (plus) le contenu de l'interview, c'est tellement débile que ça n'en vaut pas la peine (elle amalgame viol et geste inapproprié ; affirme que l'Amérique est décoincée sexuellement sur la base de New-York et la Californie, etc : toujours la même insulte à la pensée).

Et pas une ligne de commentaire pour un peu de recul, trop compliqué pour l'Obs.


Basta !

https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20181008.OBS3590/sandra-muller-la-france-n-a-rien-compris-a-metoo.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 14 Oct - 16:20

Les travailleuses du sexe, toujours exclues et rejetées du mouvement #metoo

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/14/les-travailleuses-du-sexe-toujours-exclues-du-mouvement-meetoo_5369218_3224.html

Quelle honte ! Et après ça, elles osent venir raconter que c’est pas un mouvement moralisateur...

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 10 Nov - 7:48

Un trompettiste embrasse une fille de 14 ans (ou c'est le contraire, on sait pas).

Il est jugé pour " agression sexuelle" et le procureur requiert 6 mois de prison avec sursis.


La dinguerie continue...

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/11/10/agression-sexuelle-six-mois-de-prison-avec-sursis-requis-contre-ibrahim-maalouf_5381561_1653578.html

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Re: #balancetonporc

Message par chapati Hier à 4:03


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Re: #balancetonporc

Message par chapati Hier à 5:41

Dans la même série de conférences, on peut regarder celle-ci, et en particulier entre les minutes 5 et 8:30. L’intervention de la dame non seulement nie le côté systématiquement progressiste dont les néo-féministes se targuent d’être en pointe (face à son collègue, qui va dans leur sens en fonctionnant plus a l´ancienne, se faisant son opinion essentiellement à partir des écrits des seules élites), mais surtout décrit la société (parisienne) du XVIII° exactement de la façon dont je vois et parle ici d’autres cultures (et dont je défends la société indienne en particulier) : les gens vivent ensemble et savent à peu près tout de ce qu’il se passe. Par exemple un agresseur (sexuel ou autre) a de bonnes chances de se retrouver tabassé par les hommes du coin là-bas (ou d’être emmené à la police ici, comme au XVIII° siècle à Paris).

On n’est pas du tout dans le discours ambiant qu’on entend sans cesse, où en particulier les journalistes croient que « les choses seraient en train de changer », ici ou là, grâce à je ne sais quel progrès de type prise de conscience ; où n’importe lequel, au terme d’un bref reportage sur le terrain, nous balance que, à l’instar de l’Occident, les femmes commenceraient « enfin » à parler etc. Ce que gobe le badaud moyen. C’est pas comme ça que ça marche (en dehors de quelques revendications collectives, politiques etc).

La réalité, c’est quand « tout est su », comme dit la dame de la conférence (voire tout se voit, donc), ça amène à une loi du silence : plus tout est visible, plus les choses « importantes, dérangeantes » doivent être cachées, tues. Donc les femmes (ou autres), c’est pas du tout qu’elle commenceraient à prendre conscience de quoi que ce soit, c’est que le journaliste en a trouvé une prête à dire devant caméra se qu’elles se disent toutes en confidence depuis toujours ! En confidence, ça veut dire pas à n’importe qui, tout simplement. Parce que plus c’est secret, plus on a envie de le dire, tout simplement. Tout se sait et tout doit être caché en même temps... c’est ce qui explique en particulier l’importance ailleurs de la « réputation », qui avait cours en occident autrefois (et persiste encore ça et là). La réputation, c’est pas juste un truc de « petites gens » qui s’occuperaient un peu trop du qu’en-dira-t-on, c’est avant tout une façon de se protéger du fait que tout est su, au final... à mille lieux bien sûr de la vie citadine et a fortiori de celle des élites diverses.

Ainsi une femme qui parlerait par exemple de la violence (relative, en général) des conjoints vis-à-vis des épouses ne traduit aucunement un éveil de la conscience mais commet bien un acte politique, sachant qu’elle sera écoutée. Elle s’exprime, et ce qui lui fait du bien là-dedans, c’est de trahir la loi du silence... avec un étranger bien sûr, ce qui ne mange pas de pain ! Elle ne trahit en fait qu’un secret de polichinelle.

Si on appelle ça du féminisme, autant dire que le féminisme est multi-séculaire !

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Re: #balancetonporc

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