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Message par chapati le Mer 31 Oct - 17:18

Justice au Pakistan

Asia Bibi innocentée par la Cour Suprême de Justice du Pakistan, en appel de son procès pour blasphème. Elle doit être mise en liberté ces prochains jours.

Very Happy  Very Happy  Very Happy

Justice - Page 3 Dq0oJACWwAANKRR



Respect absolu pour ces juges qui, malgré les menaces de mort des intégristes religieux (qui en ont déjà exécuté quelques uns), ont osé rendre un tel verdict.

https://www.nouvelobs.com/monde/20181031.OBS4736/condamnee-a-mort-pour-blaspheme-au-pakistan-la-chretienne-asia-bibi-a-ete-acquittee.html

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Message par chapati le Lun 5 Nov - 19:42

Une mobilisation se crée en France pour sauver Asia Bibi et sa famille des griffes des extrémistes religieux pakistanais. Le papier de Sara Daniel, journaliste à l'Obs, et celui de Laurent Joffrin, sont presque mot pour mot identiques. Anne Hidalgo intervient aussi, pour faire savoir qu'en tant que citoyenne d'honneur de Paris, Asia est bienvenue en France, et sera aidée. Son mari, de son côté, cherche plutôt du côté des Etats-Unis ou de l'Angleterre, ses filles parlant l'anglais. L'avocat d'Asia, quant à lui, a fui le Pakistan pour sa sécurité, expliquant malgré tout qu'il ne lâche pas l'affaire, et la défendra encore s'il le faut.

Les islamistes, chauffés à blanc, ont vraisemblablement deux choses en tête : la première, c'est que plus les puissances étrangères (à leurs yeux les "mécréants") proposent d'aider Asia, plus ça les rend dingues. L'intervention de l'Occident est sans doute pour une grande part la cause de leur acharnement, dans la mesure où la loi pour blasphème, votée au Pakistan en 1995, a certes condamné à mort un certain nombre d'individus, mais n'en aurait exécuté aucun. Pourquoi s'acharner à ce point sur elle sinon ?
Mais il y a autre chose, c'est qu'Asia a tout pour catalyser la fureur des barbus. Non seulement elle est femme donc, mais aussi chrétienne (on l'a dit), mais surtout elle vivait en concubinage avec celui qu'elle appelle "son mari" et qu'en fait elle n'a jamais épousé... et donc avec la femme "officielle" de celui-ci, dont on nous dit d'une part qu'elle aurait refusé de divorcer, et d'autre part qu'elle supportait mal la situation (au point que certains l'accusent de complicité dans la dénonciation d'Asia). Autant dire qu'aux yeux des intégristes, ça doit situer Asia quelque part entre prostituée et voleuse de mari...

Au point où en sont les choses, on voit mal comment une fois libérée, elle et sa famille pourraient vivre en sécurité dans son pays. Trop de gens semblent avoir fait une affaire personnelle de cette histoire. Mais que faire d'autre, en dehors d'entamer effectivement un rapport de force avec le gouvernement pakistanais pour sa libération ?
Sauf qu'alors, aux yeux des intégristes (et ils ne manqueront pas de le faire savoir), le gouvernement pakistanais aura alors comme à choisir entre faire comme dit l'Occident ou faire comme dit la religion qu'ils prétendent incarner, ce qui semble juste ingérable. Certains ont même déclaré qu'extrader Bibi équivaudrait à leur faire une déclaration de guerre !

Elle est pas encore sortie, Asia...


https://www.nouvelobs.com/edito/20181105.OBS4922/pakistan-il-faut-sauver-asia-bibi-et-sa-famille.html

https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/05/asia-bibi-martyr-de-la-charia_1689990

https://www.nouvelobs.com/politique/20181105.AFP8404/hidalgo-prete-a-accueillir-asia-bibi-a-paris-exhorte-la-france-a-intervenir.html

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Message par chapati le Jeu 8 Nov - 0:25

Asia Bibi a été libérée, a annoncé son avocat Saif ul-Mulook. D’après un responsable de l’aviation civile à Multan (lieu où elle était incarcérée), un petit avion a atterri dans la soirée avec "quelques étrangers et quelques Pakistanais" à son bord. On ne sait pas où elle va atterrir.

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Loin s'il-vous-plaît, loin...

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Message par chapati le Sam 10 Nov - 4:14

Viol conjugal : le procès d’un fléau domestique

(https://www.liberation.fr/france/2018/11/05/viol-conjugal-le-proces-d-un-fleau-domestique_1690089)

Condamné en première instance à douze ans de réclusion pour les viols de trois anciennes compagnes, Luis D. comparaît ce mardi devant la cour d’appel de Versailles. Trois femmes ont trouvé le courage de dénoncer en justice les viols qu’elles auraient subis de la part d’un seul et même homme. Lui conteste les faits. Il devra s’en expliquer devant la cour d’appel de Versailles, où il comparaît pour viols conjugaux.

Je m'interroge sur le mot "courage". Les néo-féministes l'emploient sans cesse sans le commenter. Pourquoi "courage" ? Par peur de représailles ? Dans ce cas, admettons... Sinon quoi ? De quel courage est-il question ? Serait-ce celui de risquer de renoncer à sa vie (de couple, de famille) pour se retrouver seule (voire avec des enfants à charge) ? Si tel est le cas, ça pose une drôle de question : celle de l'existence d'un choix (et j'entends déjà les néo-féministes hurler que je prônerais que des femmes choisissent de se faire violer, mon dieu mais quel monde !). Bref, il y a bien un choix : partir ou rester, et je dis surtout pas que ce soit facile ! Juste que si l'on parle de "courage", il faut mettre à côté l'idée de "choix" et l'assumer ! (ce qu'évitent comme toujours consciencieusement les néo-féministes)

A propos de choix, je me demande pourquoi elles se focalisent-elles sur le viol conjugal et ne mettent pas plus que ça en avant la violence au sein du couple ? Pourquoi, au sein d'un couple donc (et que ce soit clair, seulement dans ce cas-là), donner plus d'importance au fait de "forcer" sa femme qu'à celui de lui cogner dessus, de la tabasser ? Les néos nous parlent de traumatisme du viol. Ça semble évident. Sauf que : de quel viol on parle ? Et c'est là qu'elles déconnent complètement. Parce que s'il est un environnement où le "viol" a une chance d'être moins traumatisant qu'un tabassage en règle, c'est justement au sein du couple ! (on entend sans cesse des témoignages qui racontent qu'avant de faire appel à des associations féministes, nombre de femmes n'avaient pas même à l'idée qu'elles se faisaient violer. Par contre qu'elles se fassent cogner, ça elles étaient au courant !).

Et pourquoi ne l'entend-on pas ? Parce qu'elles veulent imposer une définition du viol proprement inaudible, sans être capable de réfléchir sérieusement à quoi que ce soit, comme quoi tout acte sexuel devrait être considéré comme viol dès lors qu'il n'y a pas consentement. Le consentement, c'est leur leitmotiv. Bien sûr qu'il y a quelque chose qu'on ne peut que comprendre là-dedans ; bien sûr que dans la vie dont tout-un-chacun rêve (enfin peut-être), on n'est pas censé associer une sorte d'acte où il est peut-être question d'amour à des genres de saloperies qu'on voit aux assises. Bien sûr qu'on comprend que ça soit compliqué pour une femme d'avoir à acquérir une sorte de réflexe de méfiance, à chaque rencontre, envers celui qui semble a priori si charmant. Bien sûr que le consentement est "la moindre des choses".

Sauf que l'évidence de cette revendication n'a pas à passer par un mot d'ordre qu'il faudrait appliquer à tout et n'importe quoi. Or c'est ce qu'il se passe. Pour reprendre une anecdote qui a fait récemment du bruit (citée plus loin dans l'article), comme quoi faire l'amour à sa femme pendant qu'elle dort serait un viol, on voit bien que ce qu'elles veulent, les néos, c'est définir le viol sur le seul critère du consentement. Et là ça va pas. Et c'est là qu'il faudrait sortir du monde rêvé des ados pour se confronter au réel : c'est qu'avant la question du consentement, il y a celle des rapports de forces, que nombre d'hommes n'hésitent paraît-il pas à faire valoir (les causes viennent avant les effets).

Or c'est ainsi que l'ensemble de l'humanité a toujours pensé le viol, comme un acte d'une très grande violence perpétré dans l'unique but d'avoir un rapport sexuel. Aussi un rapport avec sa propre femme quand elle dort, si c'est pour le moins indélicat, quel rapport avec un viol ? A part le non-consentement, aucun. Et c'est là que ça coince, que les néo-féministes mélangent tout. D'ailleurs dans les débats, elles commencent toujours en prônant leur leitmotiv sur le consentement, et ce n'est quand elles arrivent à bout d'argument qu'elles sont bien obligées de faire valoir toute la violence qui va avec le viol. Bref, il n'y a pas de viol sans violence. Et le crétin dans son lit qui a cru bon de profiter du sommeil de sa femme, c'est pas un violeur !

Un viol oui, c'est une violence extrême. Et dans toutes le monde entier, tout le monde sait très bien de quoi il est question, l'horreur que ça représente. Alors au lieu de plaquer le mot sur n'importe quoi, ne vaudrait-il pas mieux mettre l'accent d'abord sur les violences faites aux femmes ? Lancer des mots d'ordres contre ça, contre les coups ? Que les femmes oui, osent. Aient ce courage, oui ce courage. Aillent dénoncer. Que les types soient punis, condamnés, fassent un stage en prison... mais pour leur façon de cogner et cela d'abord ! Des peines au début légères mais bien réelles, actées. Puis en cas de récidive, graduées, démultipliées. Je sais, ça existe. Mais si le problème est numériquement tel qu'on nous le dit, alors que les plaintes se démocratisent, se généralisent. Lancez plutôt ce genre de mots d'ordre, mesdames, qu'on ait une chance d'empêcher que cette violence ne s'installe, se transforme en habitude, voire finisse dans l'horreur. C'est peut-être seulement si les plaintes se généralisaient que les cogneurs auront une chance de s'interroger sérieusement sur leurs actes. Enfin je sais pas, ça vaut le coup d'essayer au moins, et c'est toujours mieux que le blabla de metoo et consort.

Quant au viol proprement dit, il faudrait en parler sereinement, donc sans néo-féministes. Qu'on arrête d'appeler n'importe quoi un "viol" : un viol, c'est pas n'importe quoi qui outrepasse un consentement !


Voyons la suite de l'article :
Ce procès met en lumière un crime encore trop souvent banalisé. En atteste le récent «sondage» publié sur Twitter : «Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal ?» Sur 583 répondants, 51 % ont estimé qu’il était anormal qu'elle s’insurge d’un tel comportement, pourtant puni par la loi. Dans la foulée, des chroniqueurs de l’émission Touche pas à mon poste, diffusée sur C8 et présentée par Cyril Hanouna, ont livré des analyses douteuses sur le sujet. "Employer le mot "viol" pour ça, c’est une honte pour les gens qui sont violés. […] On sait vraiment ce que c’est que le viol. […] C’est pas un viol en l’attachant, en la contraignant", a notamment déclaré Matthieu Delormeau, suscitant une vague de protestations, y compris de la part de Marlène Schiappa. Il semble donc toujours bon de rappeler ce qu’est vraiment le viol, tel que défini par l’article 222-23 du code pénal : «Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise.» Peine encourue : quinze ans de prison, qui peuvent passer à vingt ans en cas de circonstances aggravantes. Et le fait d’être en couple en est une, depuis 2006.

"C'est pas un viol en l'attachant". Et voilà. Là est le problème. Et en retour il faut à chaque fois se taper les termes de la loi, et les néo-féministes qui jouent avec dans le seul but de faire taire l'autre, faire taire tout ce qui contrarie leur discours... tout ce qui pourrait en fait amener à une réflexion intelligente.

La loi définit donc le viol selon les termes cités plus haut. Ok. Sauf que :

Sauf que ladite définition est faite pour la justice et rien que pour elle, c'est ça qu'il faut comprendre. Ladite définition c'est un cadre, un cadre juridique et rien d'autre, un cadre posé pour permettre de juger de faits, et pas du tout pour définir ou redéfinir quoi que ce soit, et en particulier ce que personne n'ignore.

"Dans le cadre du viol (ou de l'agression sexuelle), untel a fait ceci ou cela", etc. C'est comme ça que ça marche. Et à partir de là, les mots employés dans ladite définition (violence, contrainte, menace, surprise) ne servent pas tant à définir la réalité de ce que serait un viol qu'à aider à conduire des débats : il s'agit de démontrer si, à partir de l'un ou l'autre de ces termes, il est bien question de viol, s'il y a eu viol ou pas. C'est fait pour ça et pour rien d'autre, ces mots-là : un viol "par surprise", par exemple, je vois pas que ça fasse le moindre sens dans la réalité des faits. Un viol par surprise, c'est pas : "tiens elle se baisse pour prendre du lait dans le frigo, je vais la surprendre". Je crois pas ! La notion de surprise est (à mon sens) évoquée pour montrer que la plaignante était parfaitement innocente de ce qui allait ou pouvait suivre, et donc évaluer le poids qu'on peut donner à la plainte : par exemple dans l'affaire Ramadan, Christelle ne peut invoquer la surprise quant à une éventuelle violence sexuelle de Ramadan puisqu'ils en ont parlé ensemble avant.  

Donc, c'est pas le langage juridique qui définit les choses ou les mots : les mots, ils ont une histoire, un usage, un poids plus ou moins commun. Et c'est pas en les détournant de ce qu'ils ont toujours signifié ou en les supprimant qu'on fera avancer les mentalités : j'ai pas connaissance par exemple que la disparition du mot "race" du dictionnaire ait mis fin au racisme !
... et encore : il est évident qu'un ado qui met un doigt à sa copine attitrée lors d'une soirée un peu chaude (alors qu'elle fait non de la tête) ne sera jamais condamné à 15 ans de prison ; et pour la bonne et simple raison que les juges, eux, comprennent (sont censés comprendre) les raisons de leur vocabulaire propre (cadre etc). Et pourtant, les faits rentrent parfaitement dans la définition juridique du viol !

Bref se payer de mots et manipuler les esprits avec ça, ça va cinq minutes. On peut peut-être éduquer les mômes avec ce genre de définition, mais on peut pas l'imposer en tant que fait. On ne peut pas dire que, désormais, le viol ça sera autre chose que ce que ça a toujours été, sous prétexte de je-ne-sais quelle prise de conscience moderne, progressiste et tout le toutim. Tout ça c'est des amalgames, de ce genre d'amalgames dont les néos jouent sans cesse. Ça suffit cette entreprise de manipulation des mots et des esprits ! Et pour aboutir à quoi ? A faire comme si se soulager en douce(ur) dans sa femme endormie était plus grave que la rouer de coups. C'est absurde et surtout franchement grave d'en arriver à dire des conneries pareilles !

Et puisque l'idéologie à la mode fait semblant (avec un talent prodigieux, il faut l'admettre) de ne rien comprendre à rien, laissez-moi raconter ce que ça évoque dans le monde entier, un viol. Je veux dire dans les pays où les mots n'ont pas encore pris le dessus sur la réalité des faits.

Un viol, ça commence par une petite en général plutôt appétissante qui s'est laissée aller à danser tout son soûl, en boite de nuit par exemple, exprimant sans vergogne sa sensualité. Un viol c'est trois ou quatre types bourrés qui se sont échauffés tout seuls en la matant toute la soirée, des types qui savent que celle-là, ils l'auront pas, que ces filles-là, c'est jamais pour eux. Alors si elle commet l'erreur de sortir seule, ils la suivent. Et une fois ses cris hors de portée, ils l'attrapent : en même temps, à tour de rôle, jusqu'à plus soif. C'est une proie, c'est leur proie, ils tiennent leur vengeance, il n'y a plus qu'une proie enfin à leur merci. Alors ils la violent, ils la tabassent, ils la démolissent. C'est ça qu'ils font. C'est ça un viol. Et à la fin, quand ils s'aperçoivent que sa tête est bleue, enflée, en sang, déformée, et qu'elle est déchirée de partout, ils ont peur. Peur qu'elle ne les dénonce. Et en général, c'est à ce moment-là qu'ils la tuent. Enfin souvent...

C'est ça un viol, c'est à ce genre d'horreur que ça ressemble, dans les pays où l'on ne se paie pas de mots, dans le monde entier donc (loin des salons parisiens où l'on cause doigts d'ados et culottes de filles).


Je récapitule. Le viol a une définition spécifiquement juridique, faite pour permettre de juger des gens soupçonnés  d'agressions sexuelles, pas pour rentrer dans le Littré. Le viol, tout le monde sait ce que c'est, et les méthodes destinées à ne parler que de consentement (ce qui, ok, n'est pas inutile au niveau pédagogique) n'ont pas à s'appuyer sur cette spécificité, donc proprement juridique, pour amalgamer n'importe quoi sans en plus jamais l'assumer. On pourrait par exemple très bien envisager deux mots distincts : "viol" pour dire le genre d'horreur que je viens de décrire, et par exemple "outrage" pour dire d'autres débordements qui n'ont rien à voir en terme de violence.

Alors bien sûr qu'il y a violence dès qu'on outrepasse le consentement. Ça va de soi, mais c'est pas le problème. L'ado qui a glissé un doigt importun dans la fente de sa copine serait certainement outré que via son acte, on ose parler de lui comme d'un type qui tabasserait des filles !

La différence ? Elle me semble très simple à définir : c'est qu'un type qui viole vraiment une femme, il sait très bien ce qu'il fait ! Il sait très bien la dose de violence qu'il a mis dans son acte, il sait très bien la peur qu'il a vu sur le visage de sa victime. Un viol, dans le monde entier, c'est irrévocablement lié à une violence extrême. Le reste, c'est juste autre chose (un viol sans violence, ça veut rien dire). Alors faire de la pédagogie, expliquer aux mômes que le consentement des femmes doit être respecté, très bien. Mais en faire le leitmotiv à partir duquel on s'accapare la définition, la "réalité" du viol, jusqu'à vouloir l'imposer partout, c'est scandaleux et inacceptable !


Le texte finit avec l'historique des lois relatives au mariage :
1810 Le devoir conjugal est inscrit comme une obligation dans le code pénal napoléonien.
1990 En vertu d’une décision de la Cour de cassation, "la volonté des époux de mettre en commun et de partager tout ce qui a trait à la pudeur n’autorise nullement l’un d’entre eux à imposer à l’autre par violence un acte sexuel s’il n’y consent».
1992 Le viol conjugal fait son entrée dans la loi : la présomption de consentement de l’épouse n’existe que jusqu’à preuve du contraire.
2006 Le fait d’être en couple, marié ou non, devient une circonstance aggravante, passible de vingt ans de prison, contre quinze pour le viol.
2010 La notion de présomption de consentement disparaît des textes de loi.

Quel est l'idiot qui a décrété qu'il n'y a pas présomption de consentement quand on est mari et femme ? Bien sûr qu'il y a présomption de consentement ! Mauvaise définition donc (à propos de définition donc). Présomption oui, mais pas tout le temps ni n'importe quand ou comment, bien sûr. Pas non plus de façon asymétrique.
Le texte de 92 semble donc meilleur que celui de 2010 : le consentement existe jusqu'à preuve du contraire. C'est mieux. Sauf qu'une "preuve" du contraire, c'est délicat à voire impossible à fournir. Et c'est pas à la femme (la victime) non plus d'avoir à prouver (encore une mauvaise définition donc). Là encore, ça va pas : il faut trouver autre chose.

Je m'arrête là. C'était juste pour montrer, démontrer comme les définitions en droit correspondent à des impératifs précis (qui se succèdent et se répondent, se peaufinent) et rien de plus. Les impératifs propres au droit conduisent à donner des définitions qui "fonctionnent" en terme de droit, c'est-à-dire de recherche des faits, de preuves etc, et un point c'est tout. Leur but et leur méthode est tout autre que de montrer à la population ce que c'est qu'un viol !

Sinon, un viol est un viol, point !

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Message par chapati le Ven 16 Nov - 14:43

Tariq Ramadan est sorti de Guantanamo prison.

Dix mois de prison pour un "présumé innocent", c'est chouette la justice en démocratie !
(ou alors, créer un statut de "soi-disant présumé innocent" qui clarifierait le droit français)

Ça m'évoque deux choses.

1/ si tout ça est un complot, j'espère que ceux qui l'ont fomenté prendront le maximum, pour l'exemple. Bref, à l'heure où, grâce aux bons soins de #metoo and co, n'importe qui peut salir qui ça lui chante, il serait plus que temps d'alourdir considérablement les peines pour calomnie, diffamation etc.
(je sens venir la présidentielle où l'on va se taper une plainte pour viol au milieu du second tour).

2/ il devient impératif d'instaurer des instances de contrôle de la justice pour ne pas laisser faire n'importe quoi aux juges et affiliés. En clair, si Ramadan a été emprisonné parce qu'il est arabe ou que sa tête ne revient pas à un procureur, les responsables devraient être condamnés, et pour commencer à l'interdiction d'exercer à vie.


... sinon et encore une fois, si Ramadan est coupable, qu'il paie pour ça (aucun problème).

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Message par chapati le Ven 23 Nov - 4:04

Ubu
Cour d'assises de Coutances, procès d'un jeune homme accusé de viol et d'agression sexuelle sur deux mineures. L'homme a entraîné deux jeunes filles de 15 et 16 ans dans son logement au Foyer des Jeunes Travailleurs de Saint-Lô. Il est accusé d'avoir agressé sexuellement l'une d'entre elles qui a réussi à prendre la fuite et d'avoir violé l'autre. Il maintient que les deux étaient consentantes.

Les 29 septembre et 10 décembre 2015, le mis en cause a entraîné deux jeunes filles de 15 et 16 ans dans son logement au Foyer des Jeunes Travailleurs de Saint-Lô.

Le capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô qui a enquêté sur la plainte de la première victime est celui qui a fait le lien entre cette affaire et la plainte pour viol de la deuxième victime qui avait été classée sans suite. Il révèle à la cour que lors de l'audition en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l'interprète et l'homme car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, "l'accusé considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur".

Interrogé sur la raison du délai de quatre mois entre la première plainte et la mise en examen, le policier admet qu'il y a eu des carences dans les enquêtes.

Le brigadier-chef qui a entendu la deuxième plaignante est tellement embarrassé à la barre qu'il fait un malaise. Selon lui, l'absence de consentement n'était pas exprimée ce qui a justifié le classement sans suite.

Le président déplore un dossier où "on est un peu orphelin d'un certain nombre de diligences". Il cite l'absence de confrontation, l'absence de perquisition et de saisie du téléphone et de l'ordinateur de l'accusé et une levée de garde à vue après seulement 39 minutes d'audition.

Les experts s'accordent tous pour décrire l'accusé comme narcissique et égocentré et que dans la culture masculine du Bangladesh, son pays d'origine, "les femmes sont reléguées au statut d'objet sexuel".

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-619701-proces-pour-viol-sur-mineure-dans-la-manche-une-enquete-mal-menee
Un dossier "un peu" orphelin de diligences, c'est comme tu dis, juge !
... sans parler du discours "d'experts" sur le Bengla Desh. Experts en n'importe quoi donc (c'est dingue) !

Le mis en cause est acquitté du viol mais condamné pour l'agression sexuelle de la première victime à deux ans de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve. La défense a plaidé qu'il "n'avait pas les codes culturels" pour prendre conscience qu'il imposait une relation par crainte ou par surprise. Le président a estimé que l'accusé n'avait pas conscience d'imposer un rapport sexuel.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-620903-normandie-juge-pour-le-viol-d-une-lyceenne-il-est-acquitte


EDIT : à la suite d'une lecture de l'affaire sur un forum, j'ai trouvé ça encore.
Autre chose, il semble qu'à une exception près, tout le monde dans le-dit forum (certes populaire et majoritairement bien bien à droite) gobe comme un seul homme le coup des femmes "objets sexuels" au Bengla Desh. Et je me suis souvenu de la façon dont Tintin racontait à Chang la caricature que se faisaient les occidentaux des chinois : rien n'a vraiment changé quant au regard sur "l'étranger", j'en ai peur.


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Message par chapati le Sam 15 Déc - 11:05

Affaire Ramadan : l'avocat de Tariq Ramadan a demandé l'annulation de la mise en examen de son client.

Je me posais depuis le début la question des "billes" censées être dans les mains de la justice, pour avoir gardé aussi longtemps un présumé innocent en prison. C'est à se demander si elle en a jamais eu. En gros, c'est dès que Ramadan eut avoué avoir eu des relations sexuelles avec les plaignantes qu'on lui a accordé la liberté (sous surveillance). Etait-ce juste pour arriver à cet aveu (où bien sûr il jouait sa réputation) qu'on lui a fait subir ces huit mois d'enfermement ?

Dans Libé (ici) des sms accablants envoyés par Henda Ayari, quatre mois après son supposé "viol", en particulier celui-ci : "Envie de te bouffer tout cru, mettre mon visage entre tes jambes, tes cuisses, tes fesses puis lécher les bonnes grosses couilles mettre ma salive bien partout". (...) Comment dire ? Je suis peut-être naïf, mais j'avoue que je ne vois pas bien comment, à partir de ce genre de "pièce à conviction", un juge (ou n'importe quel juré) pourrait effectivement se faire "l'intime conviction" que l'auteur de ce genre de prose a été violé quelques mois avant... et du coup de déclarer son destinataire coupable du viol !

Le problème, c'est que la justice a depuis un moment déjà un stock de sms d'Ayari. Aussi comment annuler la mise en examen de Ramadan sans révéler en même temps l'acharnement qu'elle lui a manifesté ? L'accusation, de son côté, en est à sortir un stock de photos (776) de nu "d'admiratrices", qu'elles lui auraient envoyé et qu'il aurait gardé dans son ordinateur. Là encore, si c'est tout ce qu'on a pour juger d'un viol, moi ça m'incite surtout à penser que le dossier est vide !

Auquel cas comment ne pas spéculer sur l'acharnement des juges : une "antipathie" (hum hum)... ou Ramadan aurait-il refusé de "plier" devant l'ego d'un juge peut-être sûr d'une seule chose : ses coucheries ?
(tout ça sent toujours aussi mauvais)

A moins bien sûr que ce qu'il faudrait bien appeler désormais un "coup de théâtre" n'apporte enfin quelque chose à se mettre sous la dent dans une enquête qui ressemble de plus en plus à un simulacre de justice.

... mais j'en doute fortement : ça colle pas, la personnalité des "victimes". De plus, si le type en plus a huit cent "maîtresses" virtuelles (ou bien réelles, va savoir) dans son ordi, on voit pas pourquoi porteraient plainte une call-girl une femme handicapée et la délicieuse Henda Ayari et justement pas d'autres (et si j'ai raison, la "justice" devrait maintenant se débrouiller pour que ça n'aille PAS jusqu'au procès !)

pig

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Message par chapati le Sam 12 Jan - 21:07

L’affaire d'Outreau

I - Déroulement des faits
En 2000, Myriam Badaoui demande à ce que ses enfants soient placés dans des familles d’accueil, à cause selon elle de la violence de son mari, Thierry Delay. Peu après, ces enfants disent dans un premier temps à leurs assistantes familiales avoir été forcés à des rapports sexuels avec leurs parents... puis plus tard ils incluront d'autres personnes, notamment des locataires de la cité HLM où la famille habite. La direction de l’enfance signale la chose. L’enquête policière et judiciaire démarre.
L’instruction est confiée au juge Burgaud en février 2001. Elle durera trois ans. Les enfants Delay disent que d'autres enfants auraient participé à ces viols en réunion. Les enfants, dont une vingtaine d'entre eux sont placés en familles d'accueil et interrogés, dénoncent des adultes. Des dizaines de suspects seront placés en garde à vue, dont certains dénoncés par d'autres. Quelques uns resteront plus de trois ans en détention. L'un d'entre eux y meurt d'une surdose de médicament. Les avocats se plaignent des difficultés à accéder au dossier, ou même à être présents lors des interrogatoires.
Devant le nombre important d’accusés, le juge Burgaud s’oriente vers l’existence d’un réseau pédophile. Une enquête est également menée concernant une petite fille de six ans qui aurait été tuée lors d'un viol en réunion. En fait l'histoire semble inventée par un des prévenus, qui affirme l'avoir fait pour forcer les uns et les autres à sortir du bois et ainsi dévoiler leurs mensonges. De leur côté, les accusés souhaitent être confrontés aux enfants. mais Burgaud leur refusera toujours.
Le procès s'ouvre en mai 2004. Dix-sept personnes sont accusées, dix-sept enfants sont parties civiles. Quatre accusés plaident coupable. En juillet, la cour prononce dix condamnations et sept acquittements. Six condamnés (soit ceux qui plaidaient innocent) font appel.
Leur procès en appel s’ouvre en novembre 2005, cette fois à Paris. Badaoui semble craquer et déclare qu'ils n'ont rien fait et qu'elle a menti. Thierry Delay soutient ses déclarations (mais six jours après elle se rétracte). Les avocats mettent en cause les expertises psychologiques. De plus, les rétractations de trois enfants au cours d'un interrogatoire contribuent elles aussi à affaiblir l'accusation. Tout le monde est finalement acquitté.

II - Commission d'enquête
Une commission d'enquête parlementaire est chargée d'enquêter et de rendre compte des raisons de cette débâcle judiciaire. La procédure inquisitoire de la justice française est mise en cause. Est mis aussi en avant est qu'on ne peut laisser le juge d'instruction prendre seul autant de décisions, un rôle qui en outre l'empêcherait de faire preuve d'humanité et d'humilité. On évoque encore le non-respect de la présomption d'innocence et le recours à l'emprisonnement préventif. Les acteurs sociaux, en particulier ceux ayant recueilli la parole de l'enfant, sont eux aussi mis en cause, et avec eux les associations de protection de l'enfance, accusées de faire pression sur les juges en dressant le spectre du scandale. Il est enfin question du trop grand poids qu'a la parole des experts, en rapport ici avec les dires des enfants crus sans précaution.
La commission propose de réformer le régime de la garde à vue et de limiter le temps de détention provisoire ; de garantir l'accès au dossier ; de respecter la présomption d'innocence et de rendre les enquêtes du parquet plus contradictoires ; de limiter l'exercice des fonctions judiciaires isolées en créant une collégialité de l'instruction ; de mieux protéger les enfants et de redéfinir les conditions du recueil de leurs déclarations en améliorant les expertises ; de responsabiliser les magistrat et de rendre compte de la politique pénale devant le parlement ; enfin de doter la justice de moyens dignes de sa mission.

III - Conséquences, controverses et perspectives
Le rapport a plus ou moins atterri directement dans la poubelle de l'Elysée. Par ailleurs, des voix se sont élevées pour dire qu'à travers cette commission, l'état avait voulu porter atteinte à l'indépendance de la Justice en remettant en question le pouvoir des juges (qui sans doute quelquefois pouvait déranger).
En tous cas, la France n'a déjà jamais mis en application l'article 5.3 de la charte de 98 du Conseil de l'Europe sur le statut des juges : Toute personne doit avoir la possibilité de soumettre à un organisme indépendant sa réclamation relative au dysfonctionnement de la justice dans une affaire donnée. Si un examen prudent et attentif fait incontestablement apparaître un manquement de la part d'un juge, cet organisme a la faculté d'en saisir l'instance disciplinaire ou à tout le moins de recommander une telle saisine à une autorité ayant normalement compétence pour l'effectuer. Rien de neuf donc pour le citoyen lambda : les roitelets restent maîtres chez eux.


Pour se faire une idée de ce dossier finalement pas si simple, on peut visionner le point de vue officiel, clair et bien fait.




Mais c'est pas mal aussi d'écouter "l'autre version", qui donne un autre son de cloche.




Les deux versions prennent clairement parti, chacune dans un sens. Un début de vérité peut peut-être en sortir en les superposant... avec beaucoup de circonspection !


Dernière édition par chapati le Dim 13 Jan - 1:08, édité 1 fois (Raison : êtres chez eux.)

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Message par chapati le Mar 29 Jan - 17:17

Asia Bibi (suite)

La Cour suprême pakistanaise ouvre la voie au départ du pays d'Asia Bibi. Un dernier recours contre son acquittement a été rejeté à l'issue d'une longue saga judiciaire au retentissement international.

"Nous n'accepterons en aucun cas un jugement contre le Coran", a averti le TLP, promettant "un mouvement qui sera vu par le monde entier" si la justice rendait une décision favorable à "la blasphématrice". Mais le TLP apparaît très affaibli après l'arrestation à l'automne de son véhément chef Khadim Hussain Rizvi et de centaines de ses partisans.

La décision d'acquittement initiale avait été rédigée par le juge Khosa lui-même. Il est devenu entre-temps magistrat en chef de la Cour suprême. "Dans une autre affaire, j'aurais accusé les témoins de parjure et je les aurais envoyés en prison", a-t-il tonné en rendant sa décision mardi.

Au Pakistan, l'affaire divise profondément l'opinion. Les défenseurs des droits de l'homme voient en Asia Bibi un symbole des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels.

https://www.nouvelobs.com/monde/20190129.OBS9290/pakistan-la-cour-supreme-ouvre-la-voie-a-un-depart-d-asia-bibi.html

C'est bien l'Obs (enfin l'AFP en fait), sauf que les choses au Pakistan ne se passent pas entre barbus et "défenseurs des droits de l'homme". Toi comprends ? Les droits de l'homme, les pakistanais c'est pas leur histoire, toi comprends ? Le Pakistan, c'est pas en France ni même en Europe, bwana AFP  Rolling Eyes

Bon enfin c'est pas grave, on est content pour Asia et c'est l'essentiel !


Justice - Page 3 Asia-bibi-pakistan-proces-islamistes-1200x726
Homosexuels pakistanais revendiquant le droit au mariage gay, photo zygma

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Message par chapati le Ven 1 Fév - 8:31

Mur des cons

Les épinglés du mur des cons du syndicat de la magistrature sont-ils des cons ? Tel était l'épineuse question qui se posait lors du procès du mur des cons qui orna un temps les locaux du syndicat de la magistrature.

Mais juridiquement parlant, la question était plutôt de savoir si l'on a oui ou non le droit de faire ce genre de mur dans un tel endroit, en clair s'agit-il d'un lieu public ou privé ? C'est que si en privé il est légalement tout à fait acceptable de dire que par exemple Patrick Balkany, Patrick Ollier, Luc Chatel, Eric Woerth et Christian Jacob (que je cite car plaignants dans l'affaire) sont des cons, pas en public !
Or le tribunal a répondu qu'un journaliste invité ayant été en mesure de voir le mur, le lieu serait considéré comme public... sauf que l'amende est plus que symbolique : 500 euros ! (soit une dizaine d'euro le con : autant dire qu'à ce tarif, c'est presque une incitation à la récidive)  

Nombre de politiques furent en particulier épinglés sur ce mur. Ceux cités plus haut portèrent plainte. Aussi une question surgit des tréfonds de l'âme : pourquoi ? Estimeraient-ils ne pas appartenir à cette catégorie pourtant si populaire (et même largement majoritaire) alors qu'ils sont eux-même les représentants du peuple ! Peut-on représenter le peuple en refusant de s'inscrire dans une telle filiation ? N'y a-t-il pas une forme d'hypocrisie à représenter des cons en prétendant ne pas l'être ? Bref, est-il légitime de représenter des cons si l'on n'est pas soi-même un vrai con ?

La justice n'a pas répondu directement, mais en tous cas tous furent déboutés ! Que doit-on en conclure ? C'est qu'ils le furent pour un subtil vice de forme, comme quoi s'ils "figuraient bien sur ce trombinoscope de la connerie, nul ne saurait dire à quel titre". Vaste question qui ouvre des pistes grandioses de réflexion. Un attendu nous aide encore en approfondissant le problème : "L'épithète "con", emprunt d'une indéniable vulgarité malgré son utilisation fréquente, voire banalisée, ne renvoie à aucun événement précis. Sa qualification juridique d'injure a fait l'objet d'analyses différentes par la jurisprudence".
Diable diable, pas de jurisprudence ! Du coup on ne sait pas vraiment de quel type de con il était question sur ce mur... puisque le terme même de con est jugé ambigu par la justice française. Etait-ce par exemple un petit con ? Ou un gros con ? Etait-ce un grand con, voire un sale con ? Comment juger sereinement dans de telles conditions, s'interroge avec gravité la justice française ? En tous cas, une chose est sûre et de cela elle nous informe : il y a con et con, et il ne faut pas confondre.

L'avocats des plaignants résume admirablement le verdict en disant "rester sur sa faim". Selon lui : "Le tribunal nous a donné raison sur le principe, sur l'injure publique, mais sans aller au bout pour mes clients. C'est un peu irritant". On le comprend : c'est vrai qu'il eût été bien de préciser plus clairement tout ça. Et à propos, "aller au bout", est-ce aller jusqu'à dire que les plaignants sont lavés de cette accusation indigne ?

A mon avis, ce procès mérite un appel. Il faut en avoir le cœur net ! Mais laissons réfléchir les plaignants et leur magnifique avocat, c'est que la partie doit être finement jouée...


(librement adapté depuis :
https://www.liberation.fr/france/2019/01/31/condamnation-a-minima-pour-le-mur-des-cons_1706630)

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Message par chapati le Mer 20 Fév - 21:52

Affaire Fiona.

La Cour de cassation a annulé la condamnation de Cécile Bourgeon pour des raisons de procédure non respectée. Elle est déjà sortie de prison et comparaîtra libre au moment du futur procès, vraisemblablement avec les mêmes avocats. Selon une source judiciaire, Berkhane Makhlouf serait également rejugé. On lui souhaite d'avoir lui aussi droit cette fois à un avocat décent...


EDIT
la cour de cassation a motivé son jugement par le fait que la défense de Bougeon avait formulé une demande de renvoi du procès, suite à une "réunion" (un apéro) entre le président de la cour et certains avocats des parties civile, et que la demande avait été rejeté par la cour sans qu'aucune motivation ne soit fournie, ce qui est constitue un vice de procédure.
Berkane Makhlouf bénéficie lui aussi de cette décision, et sera donc rejugé.

Les juges semblent somme toute aimablement priés de prononcer leur jugement A LA FIN du procès et non avant : merci pour les "présumés innocents"...

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Message par chapati le Mer 27 Fév - 17:33

Tariq Ramadan a déposé plainte pour "dénonciation calomnieuse" et "dénonciation d'une infraction imaginaire" contre les trois femmes qui l'accusent de viols. C'est ici, dans un article de l'Obs qui poursuit :

Du 16 août au 30 septembre, les communications de Henda Ayari, "Christelle" (prénom d'emprunt), et Mounia Rabbouj ont été interceptées par les policiers de la brigade criminelle. L'Express révèle le contenu des écoutes téléphoniques des plaignantes :  

-Dans plusieurs conversations, Henda Ayari confie son agacement : "J'en ai marre de tous ces problèmes. Je te jure, si j'avais su, je n'aurais jamais porté plainte contre ce chien de Ramadan".
-Mounia Rabbouj estime avoir été manipulée : "Je ne partais à la base pour plainte pour viol (sic) et lui l'a transformé en viols".
-Christelle dit que Henda Ayari est "vénale, menteuse et manipulatrice" et parle du "pseudo-viol" dont sa coplaignante dit avoir été victime.
-Henda Ayari tweete qu'elle se "désolidarise" de Christelle et Mounia Rabbouj.

Huit mois de prison préventive sur le témoignage de telles plaignantes : honte à la justice française !


Et l'Obs se permet d'ajouter que : "selon les retranscriptions auxquelles l'hebdomadaire (L'Express donc) a eu accès, ces écoutes ne révèlent rien qui permette aux enquêteurs de réfuter la réalité des viols que les trois plaignantes disent avoir subis", inversant ainsi la charge de la justice qui est de démontrer l'existence des viols et non de demander à la défense de prouver qu'il n'y en a pas eu ! La présomption d'innocence encore bafouée par les journalistes... à moins qu'ils ne plaident contre la plainte de Ramadan alors que celui-ci est d'abord lui jugé pour viol  Rolling Eyes !




PS : et la justice française, on peut porter plainte contre elle ? Pas contre les magistrats, semble-t-il en tous cas, d'après une réponse glanée ici : "leur statut [de magistrat] les protège de la responsabilité civile de leurs actes de magistrat".
Aucun contre-pouvoir donc, je le dis ailleurs : un état dans l'état !

NB : Mounia Rabbouj dit estimer avoir été manipulée... mais par qui ? Ramadan ? On voit pas pourquoi il l'aurait manipulée pour qu'elle porte plainte pour viol alors qu'elle ne l'aurait pas souhaité. Alors qui ?

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Message par chapati le Mer 20 Mar - 12:41

Aida, femme battue (et peut-être arabe et assurément consommatrice de drogue)

L'affaire remonte à 2013 : le compagnon d'Aïda agresse un ami chez eux. Des policiers intervenus sur place conseillent à la jeune femme de ne pas dormir chez elle. Selon ses avocats, elle envisage alors de se rendre dans sa famille à Alençon, mais il est trop tard pour prendre le train. Elle appelle le 115 et envoie des textos à des amis, en vain, puis revient chez elle. A son retour, son compagnon s'en prend à elle. Alertée par des voisins, la police la découvre gisant au pied de l'immeuble : l'homme vient de la jeter du deuxième étage. Aïda est depuis paraplégique. Son agresseur a été condamné à 15 ans de prison.

La cour fixe la provision pour l'indemnisation de la victime à 90.000 euros. Mais le Fonds de garantie des victimes (FGTI) propose une indemnisation partielle, estimant qu'il y a "partage de responsabilités et qu'Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile". Les avocats saisissent la Civi (commission d'indemnisation des victimes d'infractions) qui retient également le partage de responsabilités, et propose de verser 67.500 euros. L'avocat général de la cour d'appel confirme la faute partagée de la victime et demande une provision encore réduite. "Il a écrit le mot 'victime' entre guillemets, comme si notre cliente n'était pas une vraie victime", dénonce son avocat.

Le Fonds de garantie explique agir "au nom de la solidarité nationale et sous le contrôle du juge", rappelant des faits évoqués en audience, dont le retour d'Aïda à l'appartement et la consommation de stupéfiants. Le juge [de la CIVI, NDLR)] estime que l'indemnisation devait être limitée en raison d'une faute de la victime. La loi prévoit en effet que qui contribue par sa faute à son dommage peut voir son droit à l'indemnisation réduit et même parfois supprimé.

Mais mardi, le parquet d'Angers a rendu de nouvelles conclusions et réclame désormais l'indemnisation complète de la jeune femme. Le FGTI a confirmé que l'indemnisation aura bien lieu.

https://www.nouvelobs.com/societe/20190320.OBS2089/aida-femme-battue-devenue-paraplegique-sera-finalement-indemnisee-en-totalite.html

Commentaire : le juge de la CIVI court toujours, ainsi que les types qui parlent de "solidarité nationale"...


pig

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Message par chapati le Sam 30 Mar - 20:28

Geneviève Legay et la Justice

Le 25 mars, le procureur de la république de Nice, monsieur Jean-Michel Prêtre, affirme que :
"il n'y a eu aucun contact direct entre un policier et madame Geneviève Legay".

Le 29 mars, le procureur de la république de Nice, monsieur Jean-Michel Prêtre, affirme que :
"c’est bien le geste d’un policier qui est à l’origine de la chute de Mme Legay".


Alors là, chapeau ! Un type a reconnu son erreur. En France. Aujourd'hui ! Et un procureur en plus ! Certes il avait un peu hâtivement fait part de euh... mais de quoi au fait ? De ses opinions politiques ? Ses opinions sur les gilets jaunes ? Sur madame Legay ? Hum et ah ah ! Mais ne calomnions pas. Raison gardons.
Une réserve ? En rapport avec la notion de justice ? Genre précaution ? Et quoi encore ? Diversion que tout cela, votre honneur. Veut-on interdire la parole à un homme, sa liberté d'expression ? Son droit à juger qu'il a formé avec patience et éthique tout au long de sa vie ? Ah le pauvre homme ! Est-ce la censure que vous appelez de vos vœux ? En démocratie, en France, au XXI° siècle ? Pouah quelle horreur. Beurk et ouh la la !

-Alors quoi, finalement il savait ?
-Oui il savait !
-Et alors, maintenant, il sait ?
-Oui il sait !

La justice triomphe donc. La liberté aussi. C'est beau. Le brave homme a reconnu ET a pu s'exprimer de bout en bout. Quelle passionnante aventure humaine. Merci monsieur le procureur, merci pour cette leçon.



EDIT
la commissaire chargée des investigations sur les causes des blessures de Geneviève Legay est la compagne du commissaire Souchi, chargé des opérations le jour de la manifestation. Cette relation était connue du procureur de la République de Nice qui a affirmé auprès du site d’information avoir été tout à fait au courant de ces liens de concubinage. "Je ne vois pas en quoi cela pose problème", s’interroge-t-il.

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Message par chapati le Sam 13 Avr - 10:29

Geneviève Legay (suite)

La direction des services judiciaires du ministère de la justice a saisi le procureur général d’Aix-en-Provence afin de convoquer Jean-Michel Prêtre, pour qu’il s’explique. Au vu des explications de l’intéressé, la ministre de la justice appréciera les suites à donner.
Le parquet de Jean-Michel Prêtre est notamment mis en cause pour avoir décidé de confier l’enquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale, dont la chef est la compagne du commissaire chargé du commandement ce jour-là.
L’avocat de Geneviève Legay avait sollicité le dépaysement de l'enquête. Après avoir refusé une première demande, le procureur général sous l'autorité duquel est placé Jean-Michel Prêtre a transmis une requête en ce sens.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/13/affaire-genevieve-legay-le-ministere-de-la-justice-demande-des-explications-au-procureur-de-nice_5449716_3224.html
C'est ça dont j'étais pas sûr, il m'avait semblé entendre quelque part que c'est Prêtre lui-même qui avait désigné l'enquêtrice, mais j'étais pas sûr (je l'avais pas retrouvé). Belloubet obligée de se raccrocher aux branches : Macron ayant oublié de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant d'emboîter les propos de Prêtre, reste à rejeter au mieux la faute sur ce dernier, qui ne faisait pourtant rien de plus, on l'imagine, qu'exercer sa petite loi habituelle.
Cette fois, il pourrait s'en mordre les doigts !  pig

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Message par chapati le Sam 11 Mai - 3:07

Selon des sources ministérielles pakistanaises (et son avocat), Asia Bibi serait au Canada avec sa famille. Le Canada ne ferait aucun communiqué pour assurer sa sécurité. Espérons que l'information soit bonne.

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Message par chapati le Dim 12 Mai - 5:17

France Télécom : dix ans après, les ex-dirigeants au tribunal



En 2003, une sénatrice communiste alerte le ministre du Travail sur la situation de France Télécom, donc déjà compliquée. En 2004, l'Etat cesse d'être actionnaire majoritaire. Didier Lombard deviendra PDG de l'entreprise un an plus tard. La même sénatrice a lancé entretemps un appel à témoignages à destination des salariés de l'entreprise. Elle reçoit 257 pages émanant de syndicats, de délégués du comité des conditions de travail (CHSCT), d'employés de tous grades et de partout qui relatent des conditions de détresse terrible. Mais c'est des années après que tout prend des proportions insupportables.

Entre 2008 et 2009, 35 employés de France Télécom se suicident. Un homme se jette sous un train après une conversation téléphonique avec une syndicaliste. Après avoir envoyé un mail à son père pour dire qu'elle serait la 23° salariée à se suicider, une femme se défenestre sur son lieu de travail. Un technicien qui vient d'apprendre sa mutation se lève au milieu d'une réunion, présente ses excuses à ses collègues, sort un couteau et se plante la lame dans le ventre. Visiblement très ému, Didier Lombard, le PDG de l'entreprise, commente à l'époque ces drames en évoquant une "mode de suicides" !!!
 


France Télécom est la première grande entreprise à comparaître en France pour "harcèlement moral". Le procès devrait durer deux mois. Sur le banc des prévenus, Didier Lombard donc, PDG du groupe de 2005 à 2010 ; Louis-Pierre Wenes, numéro 2 ; Olivier Barberot, responsable des ressources humaines (et quatre cadres jugés pour complicité). Au coeur du procès, un plan qui visait à 22.000 départs sur 120.000 salariés (et encore 10.000 personnes qui devaient changer de poste). Mais France Télécom n'est privatisée qu'en 2004 et est encore en 2007 composé de deux tiers de fonctionnaires. Du coup, ils ne peuvent pas être licenciés. Lombard aurait selon les juges mis en place une politique visant à déstabiliser le personnel en créant un climat professionnel anxiogène. Pour Sébastien Crozier, syndicaliste, c'est le procès de la violence sociale de certains patrons. Marie Pezé, psychologue, parle elle du prix d'un être humain au travail.



"J'étais cadre quand la réorganisation a commencé. J'avais une vingtaine de personnes sous mes ordres. J'ai perdu peu à peu mon personnel", raconte Yves Minguy, à France Télécom depuis 1978 : "on nous mettait la pression pour partir" (à l'époque, on demandait aux salariés de se trouver un poste après leur avoir signifié que le leur était supprimé). En 2009, il est mis au placard. Puis retrouve un poste dans un service qui veut bien de lui. Mais sans crier gare, on lui dit un matin "de poser ses affaires et d'aller sur un plateau répondre au téléphone". Il tombe en dépression. "Le but pour moi n'est pas financier. J'attends qu'on nous dise qu'on a fait une erreur, qu'on a démoli des gens. Mais ils sont dans le déni absolu".

Francis Le Bras, un ingénieur, est embauché en 2004 comme responsable technique. Mais avec l'arrivée de Lombard, les priorités changent. En 2007, on lui dit qu'il lui faut faire autre chose. En 2008 on supprime son poste sans le lui dire : le responsable des ressources humaines ne l'en informe que trois mois plus tard. Il a un accident cardiaque en 2009, reconnu "faute de l'entreprise". Le mois suivant il fait une tentative de suicide. Suit enfin un arrêt maladie longue durée. "La dépression, je n'en suis toujours pas guéri, dit-il. J'ai été maltraité, je veux témoigner de ce que j'ai subi".



Didier Lombard nie tout harcèlement moral. Pour lui, "il n'y a pas eu de crise sociale", mais "des difficultés" (...). Il explique que l'entreprise était en péril, qu'elle était surendettée et subissait une concurrence agressive, ce qui rendait indispensable un plan de "transformation". Louis-Pierre Wenes, ex-numéro 2, admet lui qu'il y a eu "des cas individuels très difficiles pas toujours gérés au mieux", mais nie une directive systémique. Lui qui aurait été surnommé "la brute" dit "être allé voir les équipes au plus près" et n'avoir jamais vu quelque chose qui ressemblait à des équipes en détresse".

L'inspectrice du travail Sylvie Catala a longuement enquêté lors de la vague de suicides. Elle a entre autre examiné les lettres d'employés qui faisaient tous un lien entre leur souffrance et leur travail, et affirme n'en avoir jamais lues de semblables en 27 ans de carrière. Elle dit en être arrivée à la conclusion que les faits qu'elle examinait étaient susceptibles de constituer une "mise en danger de la vie d’autrui" et un "harcèlement moral via le management". A Lombard, qui nie toute crise sociale, elle lance : "bien sûr qu'il y avait une crise sociale : ce n'est pas tous les jours que le ministre de l'Economie demande d'intensifier les contrôles parce qu'il y a eu des suicides dans une entreprise".

Jean-Claude Delgenes, opérant dans la prévention des risques liés au travail et ayant enquêté au sein de France Télécom, confirme que la situation était alarmante. Pour lui, Lombard voulait pousser les gens à partir par tous les moyens : "les gens étaient des cibles (...) les managers étaient éduqués pour repérer les gens qui pouvaient partir (...) leurs primes étaient corrélées au taux de décrutement.




Selon les sources (?), Lombard risquerait un ou deux ans de prison maximum. Ferme et sans peine de substitution ça serait pas mal. Ça lui permettrait entre autre d'élargir sa réflexion plus avant en questionnant l'idée que le suicide puisse être une "mode" aussi en prison : nul doute à mon sens que les réponses de ses copains de cellule devraient profondément le faire avancer sur ce sujet si pointu.


(élaboré essentiellement à partir d'une suite d'articles du Point et de Vingt Minutes)



EDIT : En naviguant sur divers sites, je suis tombé sur le titre de Capital, je cite : "La morgue glaçante de Didier Lombard". Voilà donc un journal qui ne parle que de fric toute l'année et qui paraît extrêmement choqué par des méthodes que j'imagine être celles de pas mal de grandes entreprises, quand même dénoncées un peu partout depuis un moment... même si France Télécom a semblé pousser le bouchon un peu loin. C'est d'ailleurs le titre le plus violent de tout ce que j'ai lu. Ça m'a laissé dubitatif : jouent-ils les ingénus ? Du coup, j'ai eu l'idée démoniaque d'aller regarder les titres voire la façon de présenter l'affaire des autres journaux financiers. Je suis pas spécialiste et me suis arrêté aux Echos et à Valeurs Actuelles, j'en connais pas d'autres. Les Echos évitent clairement les propos les plus perturbant des accusateurs : pour Catala, ils se contentent de rapporter des "pratiques brutales" et des "pressions" ; pour Delgenes que "les salariés étaient devenus des cibles". Les propos de Lombard sont eux rapportés de façon on ne peut plus neutre neutre : tout juste est-il noté que, je cite : "ses déclarations paraissent incongrues, presque choquantes, face aux attentes des victimes" disent-ils, sans bien entendu avoir mentionné celle de l'époque sur "la mode". Bien bien. J'ai ensuite cherché Valeurs Actuelles, rien. J'ai donc tapé dans le moteur de recherche de son site : "procès France Télécom"... et toujours rien ! Il semble qu'ils ne soient pas au courant de l'existence du procès...
On a donc trois types de réactions : des journalistes financiers qui tombent des nues ; d'autres qui rapportent l'affaire en enlevant ce qui choque ; et d'autres enfin qui semblent ignorer l'existence du procès.
Passionnant...

https://www.capital.fr/economie-politique/proces-france-telecom-la-morgue-glacante-de-didier-lombard-1337589
https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/proces-france-telecom-une-semaine-daudience-sous-tension-1017785

https://www.valeursactuelles.com/recherche?recherche=proces+france+telecom

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Message par chapati le Mer 15 Mai - 19:46

Mis en examen depuis 2017 pour sept empoisonnements, Frédéric Péchier, anesthésiste, est-il impliqué dans des dizaines d’autres incidents médicaux suspects ? C’est ce que tentent de découvrir les enquêteurs. L’interrogatoire porte sur une cinquantaine de signalements dont certains pourraient dissimuler des "faits d’empoisonnement potentiels", a précisé une source proche du dossier. Ce que Péchier nie, affirme son avocat. Ce praticien réputé avait été laissé en liberté en dépit des charges qui pesaient sur lui. Il avait toutefois été placé sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d’exercer. Les sept cas qui avaient subi des interventions chirurgicales ne présentaient pas de difficultés particulières. Ils avaient pourtant fait des arrêts cardiaques, deux étant morts et les cinq autres ayant pu être ranimés. L’enquête a établi que des doses potentiellement létales de potassium et d’anesthésiques avaient été administrées volontairement, provoquant les arrêts cardiaques. Les enquêteurs soupçonnent l’anesthésiste d’avoir sciemment modifié les poches d’injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur[

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/15/prolongation-de-la-garde-a-vue-de-l-anesthesiste-de-besancon-suspecte-d-avoir-empoisonne-une-cinquantaine-de-patients_5462342_3224.html

Rien que ça.
Le type est évidemment présumé innocent.
Par contre, si l'enquête confirmait les soupçons évoqués dans l'ahurissante dernière phrase de l'article, il est clair que pour moi, on aurait affaire à un fou doublé d'une sorte de serial killer (une vision que ne pourrait manquer d'envisager la justice). Maintenant si la justice considère qu'un possible serial killer doit être laissé en liberté dans la mesure où il est un "médecin réputé", voilà qui risque d'encore énerver Tariq Ramadan...

(à suivre)

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Message par chapati le Jeu 16 Mai - 18:08

(suite)

Incroyable, c'est une épidémie : j'apprends en lisant Le Monde que strictement la même histoire a eu lieu en même temps en Allemagne... sauf que là, le type a avoué un certain nombre de meurtres.
Mettre un patient en danger de mort, pour le sauver ensuite, échouer et recommencer, encore et encore. L’affaire est sans précédent. La justice allemande a requis la réclusion à perpétuité contre l’ancien infirmier Niels Högel, soupçonné d’une centaine de meurtres de patients, et qui avait avoué quarante-trois meurtres à l’ouverture de son procès. Pendant cinq ans, il a injecté, intentionnellement selon l’accusation, des médicaments à des patients pour provoquer un arrêt cardiaque avant de tenter de les ranimer, le plus souvent sans succès. Il recherchait, avait-il expliqué à l’ouverture de son procès, la satisfaction et les "commentaires positifs" qu’il recevait après avoir sauvé une vie. Selon des codétenus, il se satisfait d’être le plus grand criminel depuis la dernière guerre en Allemagne

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/16/allemagne-perpetuite-requise-contre-un-infirmier-accuse-d-une-centaine-de-meurtres_5462997_3210.html




EDIT
Le docteur Frédéric Péchier, anesthésiste à Besançon mis en examen jeudi 16 mai pour dix-sept nouveaux cas d’empoisonnements présumés de patients, dont sept sont décédés, été laissé libre sous contrôle judiciaire

https://www.nouvelobs.com/faits-divers/20190517.OBS13046/l-anesthesiste-de-besancon-mis-en-examen-mais-laisse-libre.html
"Nous considérons que c’est une bonne décision, qui se démarque de ce qui pourrait être un emballement judiciaire", a déclaré à la presse Me Jean-Yves Le Borgne, l’un de ses avocats.

Il a raison, faut pas s'emballer. Ça fait jamais que sept morts de plus, quand on y pense. Et tant qu'une call-girl ne porte pas plainte contre lui pour attouchements, finalement y'a pas de souci...  clown  

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Message par chapati le Mar 4 Juin - 10:00

France Telecom (suite)

Entendu au procès :
Ce qui est atterrant dans cette affaire, c’est de les entendre toujours dire “c’est pas nous” et “on”. Finalement, on était dirigés par des “c’est pas nous” qui appliquaient les directives des “on” d’en haut. Et quand les “c’est pas nous” avaient atteint les objectifs de départs fixés par les “on” , ils touchaient leur part variable ! Il faudrait que les prévenus fassent leur mea culpa et arrêtent d’être dans le déni.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/04/au-proces-france-telecom-la-douleur-des-familles-des-victimes-chaque-fois-qu-il-rentrait-il-me-disait-qu-il-n-y-arrivait-pas_5471052_3224.

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Message par chapati le Jeu 13 Juin - 18:22

Enfance et responsabilité

La ministre de la Justice a annoncé ce jeudi le contenu de son projet de réforme de la justice des mineurs. Elle introduit notamment le principe d'une irresponsabilité pénale avant 13 ans. Pour autant il ne faut pas y voir un grand bouleversement car ce n’est pas un principe rigide, l’irresponsabilité pénale étant simple et non irréfragable (qu’on ne peut contredire) : il appartiendra donc toujours au juge d’estimer si le délit ou le crime commis l’ont été avec discernement, et le cas échéant de prononcer une mesure éducative. En réalité, il s’agit surtout de s’aligner sur les différentes conventions internationales qui retiennent un âge butoir. Chaque année, 2000 jeunes de moins de 13 ans font l’objet de poursuites (ministère de la Justice).

https://www.liberation.fr/france/2019/06/13/justice-des-mineurs-nicole-belloubet-devoile-les-grandes-lignes-de-son-projet-de-reforme_1733490

Est-il bien nécessaire de strictement tout encadrer par des lois ? Que des convention internationales s'occupent du droit des enfants, pourquoi pas. N'empêche que ça n'a aucun sens de décréter un âge en deçà duquel un enfant serait irresponsable. Et d'abord irresponsables pour quel type de délit ? Et encore selon quel pays et quels modes de vie ? Des traditions font que des enfants de treize ans travaillent dans certains pays, et ne déplaise assument avec responsabilité ce pourquoi ils le font. Ceux-là n'ont rien à voir avec le gnagnagna où les occidentaux s'insurgent qu'il faut préserver le rêve des enfants (qui en échange souvent ne parlent plus à leurs parents tellement ils les trouvent ringards, pas grave : les vieux crèveront un jour suite à une canicule).
Hum... reprenons-nous.
Il faut protéger les enfants ok. Pour ça on trace de grands gardes-fous qui ont une légalité au delà des frontières, pourquoi pas. Mais qui ont surtout une valeur symbolique, de façon qu'une souplesse soit préservée au fonctionnement de la justice de chaque pays, toujours d'accord. Un mineur de treize ans sera donc irresponsable... sauf si l'on démontre le contraire, pourquoi pas (c'est pas facile de légiférer sur ces choses, je l'entends bien). Bon bref, admettons.

Sauf que c'est de ce genre de truc dont on s'empare pour expliquer au monde ce que c'est, un enfant. Sauf que vis-à-vis de l'opinion, on justifie des guerres par rapport au droit des femmes ou des enfants, et qu'on nous balance sans cesse l'innommable sort réservé à telle ou telle minorité, et que de braves gens se perdent forcément en discussions conjoncturelles (pendant que l'offensive avance : Iraq, Syrie, Lybie, Rwanda, Afghanistan etc). Forcément parce qu'évidemment que c'est problématique. Et là c'est niet.

Et quand les mineurs de treize ans, il s'agit peut-être de les rapatrier en France quand leurs parents ont décidé de faire la jihad en Syrie, d'un seul coup le droit des enfants, les mêmes s'en tapent : "tes parents sont de vrais cons dangereux mon petit bonhomme. T'as cinq ans mais désolé, tu va payer pour eux" !

Tiens tiens, d'un coup c'est du "cas par cas"...

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Message par chapati le Jeu 20 Juin - 1:27

Affaire Rantanplan


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Courage Lucky Luke, fais pas cette gueule et accélère le pas : t'arriveras bien à le semer un jour

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Message par chapati le Mar 25 Juin - 5:43

Affaire Legay (suite)

Pour faire respecter l’arrêté d’interdiction de la manifestation, le commissaire qui dirigeait le dispositif a choisi de déclencher une charge contre la foule. Quand l’ordre a été donné, la tension est montée entre les gendarmes et lui. Face à leur refus, "le commissaire les a menacés d’un passage en cour martiale". Un capitaine de gendarmerie explique que : "les ordres étaient disproportionnés face à une foule calme". Il n’y avait donc pas de "nécessité absolue d’utiliser les armes pour charger". Autrement dit, l’ordre était illégal.

L’avocat de madame Legay s'étonne que "ces éléments n’aient pas été demandés par la justice et que les gendarmes n’aient pas été auditionnés".

Jean-Michel Prêtre, procureur de la République de Nice avait affirmé que la manifestante n’avait pas été poussée par la police, puis avait été contraint suite a la diffusion filmée de la scène de se dédire plus tard. Il avait également confié l’enquête à la compagne du commissaire responsable de la charge. La justice doit se prononcer prochainement sur un "dépaysement" du dossier.

https://www.liberation.fr/france/2019/06/24/affaire-legay-les-gendarmes-ont-refuse-d-obeir-a-des-ordres-disproportionnes_1735883

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Message par chapati le Lun 1 Juil - 21:57

Extension du bracelet électronique

Nicole Belloubeta a affirmé vouloir généraliser le bracelet électronique : "Pour que ce dispositif soit efficace, nous devons modifier la loi, parce qu’actuellement nous ne pouvons l’appliquer qu’aux personnes qui ont été condamnées et c’est trop restreint". Ce dispositif électronique permet de maintenir à distance les ex-conjoints violents. Il est déjà utilisé dans plusieurs pays européens où il a fait ses preuves.

https://www.nouvelobs.com/societe/20190701.OBS15220/nicole-belloubet-veut-generaliser-le-bracelet-electronique-dans-les-affaires-de-violences-conjugales.html

Très bien.

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Message par chapati le Ven 5 Juil - 11:36

Affaire Ramadan (piqure de rappel)

Maître Jonas Haddad, l’un des avocats d’Henda Ayari, a introduit un recours auprès de la chambre de l’instruction afin que des écoutes téléphoniques soient retirées du dossier, estimant que cela portait atteinte au secret professionnel des avocats. A l’été 2018, les trois femmes qui ont porté plainte, en France, contre Tariq Ramadan avaient été mises sur écoute dans le cadre de l’enquête.
Des éléments issus de celles-ci ont été versés, à l’automne 2018, au dossier de l’instruction, notamment une conversation entre Henda Ayari et Me Haddad. «Ma cliente évoquait ses craintes à la suite du vol de son téléphone portable», explique à Libération Me Haddad.
Ces derniers jours, les supporteurs de Ramadan se sont enflammés sur les réseaux sociaux, estimant que ces écoutes téléphoniques corroboraient la thèse de l’innocence de leur mentor.

https://www.liberation.fr/france/2019/07/04/affaire-ramadan-en-suisse-un-recours-contre-la-lenteur-de-la-procedure_1737995


Mouais. C'est bien joli de gentiment rapporter les craintes d'Henda Ayari en rapport au vol de son portable, et de finir en balançant d'un revers de main des réseaux sociaux dont Ramadan serait le "mentor". Mais dire un mot sur la nature desdites craintes, ça serait quand même un minimum de professionnalisme. Les réseaux sociaux, en tous cas, vont eux au bout de ladite info (à condition de les croire, je vous l'accorde). Ils disent qu'au cours de ce coup de fil, on entendrait Ayari dire que "si son portable volé durant l’enquête tombait dans les mains des pro-Ramadan, ça risquerait d’être extrêmement compromettant pour elle et pour le dossier" (ici).
Compromettant. Un mot qu'en tous cas maître Hadad se garde bien d'employer... et qui aurait l'avantage d'expliquer pourquoi il tient tant à ce que ces enregistrements n'apparaissent pas dans le dossier. Parce que si on se fout bien de savoir ce que les pro-Ramadan feraient de ce genre d'info (en dehors d'en informer le public), on ne se fout pas qu'en empêchant qu'elle ne soit versée au dossier, elle n'ait plus aucune valeur juridique : que tout se passe comme si ce coup de fil n'avait jamais existé. Et du coup, la phrase d'Ayari peut être comprise comme suit : "si les écoutes téléphoniques étaient présenté à l'audience, ça risquerait d'être compromettant pour le dossier".
Voilà (peut-être) pour les craintes dont il est question.

Sinon (et à titre informatif), Ramadan n'est pas mon mentor. Pas plus j'imagine que celui de Dupont-Moretti quand celui-ci s'indigne de la façon dont les journalistes ont sans cesse piétiné la présomption d'innocence dans cette affaire. Et bizarrement, je suis pas non plus intimement persuadé que ce soit le mentor de la Brigade Criminelle de Paris !
Parce que pour le coup, il n'est plus seulement question de réseaux sociaux ici. Dans son tweet annonçant sa plainte pour "dénonciation calomnieuse" envers ses accusatrices, Ramadan dit noir sur blanc que la Brigade criminelle "remet explicitement en cause les versions des plaignantes" (sic ici). Difficile d'envisager qu'il invente ce genre de chose. Ou alors, en effet, il serait bien le mentor de la Brigade Criminelle de Paris. Auquel cas on aurait un sacré scoop de la part de Libé !

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