Platon

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Platon

Message par chapati le Ven 13 Juil - 9:23

Intellectuel grec, religieux, fanatique et esclavagiste, persuadé d'avoir atteint "le monde des idées" depuis lequel il pouvait contempler à son aise le petit peuple, soumis contrairement à lui à tout ce qui relève de l'illusion de la sensation, laquelle sensation devant selon lui être soumise à l'entendement ou purement et simplement détruite. Tranquille Bill. En a d'ailleurs profité pour vitupérer contre toute forme de sexualité active, au point de prôner ce qu'on appelle "l'amour platonique" : en clair le bon gros religieux frustré dans toute sa splendeur (et donneur de leçons avec ça) !

Adepte et même penseur du système des castes (dites "classes"), il semble être à la base de la fascination arrogante de l'occident qui, au nom de l'universel (que ça va sans dire il était persuadé d'avoir atteint), se complaît à juger le monde à l'aune d'une raison guerrière et forcément triomphante dont il serait le dépositaire exclusif. Platon voua donc à la raison une idolâtrie dont on a abondamment constaté les méfaits aujourd'hui (esclavagisme, guerres perpétuelles, fascisme, shoah, décadence, volonté de dominer le monde, bêtise généralisée, indifférence devant la destruction de la planète etc).

Platon est considéré comme le père de la philosophie et appris comme tel dans les écoles de normalisation occidentale, où il est érigé en "penseur" à la base du progrès (ben de la pensée quoi). La preuve, demandez à n'importe quel con prétentieux par quoi commencer en philo, il vous citera immanquablement Platon.

Platon vantait le Bien, le Beau, le Vrai, auxquels il trouvait bon d'ajouter des majuscules histoire d'être sûr qu'on le prenne au sérieux. Inutile de dire que le Bien en question, c'était forcément Dieu, tout le monde l'aura compris. Bref, à "l'état c'est moi" il aurait anachroniquement répondu : "oui mais le Bien le Beau le Vrai, c'est moi". Chacun son truc. La preuve, ajouta-t-il, son savoir, il l'aurait tenu d'un monde lointain mais très très chouette, où l'erreur n'existe pas, c'est dire (ie "réminiscence").

Les exégètes, malgré tous leurs efforts, n'ont jamais trouvé l'ombre d'une trace d'humour chez Platon. Le plus extraordinaire chez cet individu, c'est qu'il paraît - selon des sources certes peu fiables - qu'il n'aurait pas non plus dit que des conneries... ce qui, vu d'où il était parti, il faut bien l'admettre avec humilité, relève de l'exploit. L'homme "pensait" donc, mal mais il pensait (enfin il était capable de logique en tous cas). Certains mauvais esprits ajoute qu'en plus, il se prenait pour Socrate ! (hélas pour lui la psychanalyse n'était de son temps pas encore inventée).

Il mourut d'une chaude-pisse (non c'est même pas vrai).

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