#balancetonporc

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#balancetonporc

Message par chapati le Lun 23 Oct - 2:28

Porc, le mot est lâché.

Ça faisait un moment que nos chères néo-féministes attendaient l'occasion. C'est fait. Les hommes sont des porcs. C'est dit. Oh pas tous, justifieront-elles sans doute. Échappent quand même quelques uns, les princes charmants principalement (en format grenouilles ou pas). Les médias, toujours à la pointe de la pensée, suivent au pas de charge les joyeux réseaux sociaux (ie la rue pour la droite, le peuple pour la gauche, une majorité d'adolescentes perturbées pour d'autres peut-être, ou peut-être pas). Bref l'inquisition est en marche (j'ai même lu qu'on soupçonnait Catherine Deneuve d'être du côté des cochons parce qu'elle avait osé dire que le slogan n'était pas sa tasse de thé : en quelque sorte on la sommait de prendre parti !). C'est insupportable.

Un éditorialiste assure doctement que les hommes incriminés n'ont qu'à poursuivre leurs dénonciatrices pour diffamation, sans comprendre le rapport entre délation et présomption d'innocence. Devra-t-on prouver un jour que la fille était d'accord, faudra-t-il lui faire signer un récépissé, l'envoyer au ministère de la bonne moralité avant que de recevoir par sms l'autorisation en bonne et due forme de s'envoyer en l'air ? Il poursuit en affirmant que #balancetonporc ce serait pas de la délation parce que la délation est exercée par une tierce personne, alors qu'ici il s'agit de la victime. Victime peut-être, mais "présumée" aurait été un minimum, histoire de ne pas rééditer les stupidités d'Outreau et leurs sordides conséquences. Mais non, pas de conditionnel. Pas de contexte donc, ça n'existe pas un contexte : il n'y a que les faits, nous assène-t-on. Mais c'est quoi des faits sans contexte ? En particulier sans les millénaires d'histoire des relations sexuelles, l'histoire de l'homme et de la femme : celles donc qu'on s'apprête donc à ranger aux oubliettes sous le poids des certitudes sexuelles des néo-féministes ?

Au delà de l'indignation légitime envers les gros machos d'un côté, et le dégoût pour cet appétit de lynchage de l'autre, il y a quelque chose à dire dans cette histoire. Donc il faut dire les précautions d'abord : tous les petits et gros cons qui font peur aux femmes, qui font mal aux femmes, doivent se remettre en question. Très bien, bien sûr, évidemment. Sauf que moi je me prétends féministe et je ne me reconnais en rien dans ces pseudo féministes. Elles disent plaider que "quand c'est non, c'est non". Ben vi, ça évidemment que quand c'est non, c'est non. Mais quand trente ans après et une fois carrière faite, certaines décident que finalement c'était non, on a envie de crier au foutage de gueule. Mais peu importe, c'est même pas ça le problème. Le problème c'est le monde de petites filles qu'elles veulent instaurer de force, quitte à salir... salir Catherine Deneuve ou Marcela Iacub, salir encore comme elles l'ont fait de vrais féministes, comme madame Badinter avec l'affaire DSK, ou encore madame Agasinski pour opinion nuancée dans l'affaire du mariage pour tous. Salir...

Parce que les vraies questions, c'est : c'est quoi un/une adulte sexuelle ?
Et puis c'est quoi la sexualité ? Qu'est-ce que ça met en jeu, de quoi est-il question ?
(voire la question suggérée par Christine Angot : c'est quoi le consentement ?)

Et tant qu'on ne les posera pas, cette chasse à l'homme continuera.

En fait on dirait que plus les filles sont jeunes, plus elles sont enragées avec ça (forcément avec la pression qu'on leur balance sans cesse dans les médias). Enragées et sûres d'elles, enfin autant que des néo-teenager peuvent l'être. Sans doute le fruit du lavage de cerveau que pratiquent les néo-féministes, avec leur misandrie agressive et parano, et à l'écho que nos braves journaleux leurs accordent, puisque médiatiques elles sont. En clair, c'est vendeur : l'occident en réclame, du #balancetonporc. Et quelques années après, une fois parvenues ministre de l'égalité hommes-femmes ou encore bras droit du chef des insoumis, les revoilà qui affirment désormais que les problèmes des hommes et des femmes feront place à leurs solutions et point-barre. Yaka et y'a pas à discuter, sinon on est des porcs.. Et yaka, c'est rien de moins que légiférer une normalité sexuelle : "oyez braves gens, on va vous expliquer comment faire l'amour, baiser etc", et ce conformément au stade d'homo sapiens évolué que nous, c'est-à-dire nous plus ou moins blancs et civilisés, avons atteint. Mentalité de colonialistes.

Les instances du dieu-fric qui nous gouvernent n'y trouveront rien à redire : après la famille en tant que vecteur de stabilité sociale ces derniers millénaires, voici venu le temps de la baise sociale, citoyenne. Exit la portée virtuellement révolutionnaire de la sexualité. Tout sera institutionnalisé selon les lois laïques, progressistes et citoyennes. Fini de rêver, penser, cogiter, imaginer, désirer. Exit l'aventure, l'initiation, exit la poésie... et quoi : exit l'amour ? Il n'est ni plus ni moins question que de normer, coder, contrôler, normaliser la sexualité selon les fantasmes moralisateurs de ces demoiselles. Le sexe, ce dangereux vecteur de révolution des esprits sera donc sous contrôle, normalisé codé lavé essoré selon les rêves de ces idiotes utiles à la robotisation de la pensée.

Et quand tout est sous contrôle, qui pensera ? Qui songera sérieusement à penser face à l'organisation mondiale de voleurs qu'on nous impose aujourd'hui ? (d'autant que les médias nous expliquent désormais que la violence c'est la source du mal). Le sexe blanc, propre, aseptisé... sont-elles pas chou ?
Alos qui, quoi, quelle expérience de vie pour vivre autre chose, penser sentir autre chose, quand le leitmotiv d'un savoir définitif sur tout aura tout envahi, aura tout interprété la vie... alors que déjà et internet aidant, chacun est juge et flic de l'autre ?

Balance ton porc... mais quel monde ! (au secours)


Une pépite pour finir : "#un monsieur m'a dit que j'étais jolie", tempête @âme-traumatisée.
(mais si, je l'ai lu).


Dernière édition par chapati le Mer 25 Oct - 3:43, édité 1 fois

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 24 Oct - 14:01

Est passé récemment sur canal+ un film intéressant : Elle, avec Huppert.
Elle c'est deux histoires accolées sans qu'on nous en donne vraiment les clefs. La première c'est celle d'une femme apparement parfaitement intégrée dans la vie sociale, chef d'entreprise, des amis, un amant etc. Elle a intégré sans problème les codes sociaux et en joue comme un poisson dans l'eau. Sauf que quand sa mère est sur le point de mourir, elle demande à l'hôpital si c'est pour de vrai...
Et un jour cette femme se fait violer. Bon sans dévoiler trop, il se trouve qu'elle connaît le type (masqué lors du viol) et n'y est pas sexuellement insensible on va dire. Et le spectateur a la ferme impression que ça la fait drôlement jouir... jouir comme semble-t-il elle ne jouissait pas autrement.
Mais le troublant c'est qu'en même temps que son corps lui dit quelque chose qu'elle semble incapable d'écouter, son cerveau continue sa course normative, et l'incite à restaurer avec son violeur une relation affective "normale", type couple. A un moment, son cerveau dit au violeur qu'il faut qu'il paie pour ce qu'il lui a fait... sauf qu'on a la ferme impression qu'elle-même n'y croit absolument pas, à ce qu'elle raconte... comme si socialement elle ne pouvait pas penser/dire autre chose, elle ne pouvait pas penser la réalité (sexuelle) que son violeur lui propose. Plus tard le type lui demandera "pourquoi" (elle n'accepte pas la forme de relation qu'il impose). Et c'est effectivement le genre de question qu'on se retrouve à se poser avec le réalisateur !
L'autre histoire, c'est un traumatisme qu'elle a subi enfant : son père à un moment de sa vie est devenu fou, s'est mis à tuer tout le monde, carnage absolu devant elle gamine. On peut psychologiser sans doute, si on a le goût pour la psychanalyse, relier les bouts et conclure par un discours quelconque. Le metteur en scène en tous cas n'en dit pas plus.
Le film n'a pas encore été interdit par la censure néo-féministe. Gloire au cinéma d'avoir encore le droit de nous donner à penser (c'est toujours plus intéressant que les forums philo).
Amen


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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 2 Nov - 6:01

Radicalisation du féminisme ou féminisation de la radicalité ? (les experts s'interrogent)
Un groupe de femmes a revendiqué ce mercredi sur un site proche des milieux anarcho-libertaires l'incendie criminel qui a visé la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, dans la nuit du 25 au 26 octobre.
Dans un long texte dont la mise en ligne a été révélée par le Dauphiné Libéré , ces femmes affirment «lutter contre le sexisme» et «contre le genre» et expliquent leur action par une «envie de revanche». «Nous ne voulons pas rester dans la position de victimes dans laquelle la société voudrait nous placer en nous reconnaissant comme meufs», déclarent-elles avant de détailler la façon dont elles disent avoir procédé.
Elles expliquent notamment avoir cadenassé l'accès au parking de la gendarmerie, notamment pour «faire une blague aux pompiers», et utilisé dix litres d'essence. «Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu'on avait envie de s'attaquer» à «leurs biens personnels [plutôt] qu'à leurs outils de travail», ajoutent-elles. Une source proche de l'enquête n'a pas souhaité faire de commentaires.
L'incendie avait détruit quatre voitures et une moto dans l'enceinte de la gendarmerie, sans se propager au bâtiment d'habitation voisin, noirci par les fumées. Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, avait cependant jugé «particulièrement inquiétant» que les gendarmes et leurs familles aient été «directement visés». «On n'est pas passé loin d'un drame», avait assuré le magistrat en mettant en garde contre une escalade «inquiétante» après plusieurs actions similaires autour de Grenoble ces derniers mois.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/11/01/01016-20171101ARTFIG00208-un-groupe-feministe-revendique-l-incendie-de-la-gendarmerie-de-meylan.php

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 15 Nov - 13:23

Un bon article dans Causeur, vaguement raccourci par mes soins...
Acquittement d’un homme jugé pour viol sur une fille de 11 ans : s’indigner sans rien savoir
J'ignore donc je sais - par Florence Rault (avocat à la Cour de Paris, spécialisée dans la protection de l’enfance et le traitement de la délinquance sexuelle)

Nouveau déchaînement dans l’invraisemblable bazar qu’est devenu le débat public en France, depuis l’arrêt de la cour d’assises de Seine-et-Marne ayant prononcé l'acquittement  d'un jeune homme de 22 ans poursuivi pour le viol d’une mineure de 11 ans. Même hystérie nourrie d’ignorance partagée par certaines élites politiques et médiatiques utilisant sans complexe le plus triste populisme judiciaire : « alors on acquitte un violeur, coupable (forcément coupable) d’avoir violé une fillette de 11 ans ? ».

La logique #balancetonporc
Comme souvent cette présentation n’a rien à voir avec la réalité des faits, sur laquelle les aboyeurs ne s’interrogent même pas. Après les affaires Weinstein et Cantat, suivies du grand déballage de #balancetonporc, de l’acquittement d’Abdelkader Merah pour complicité des crimes de son frère, des mises en cause Ramadan/Plenel, voilà venu un nouveau sujet de déraison avec la décision de la Cour d’assises de Melun.
Bien sûr, les plus bruyants, ceux qui montent au créneau pour surtout cracher leur venin, ne savent rien, ni des faits, ni des personnes en cause, ni des raisons objectives factuelles et juridiques ayant conduit à une telle décision. Toutes choses pourtant examinées minutieusement par des magistrats professionnels et des jurés citoyens après une procédure longue et contradictoire.
Madame Pécresse, dans un débat télévisé a asséné que « mère de famille, la décision la faisait vomir ». Avant de vomir, justement, ne serait-il pas utile de se donner la peine de s’informer, sans parler de l’insulte lancée aux magistrats et citoyens qui ont jugé en leur âme et conscience ?

En 2010, un jeune homme d’origine cap-verdienne, âgé de 22 ans, a rencontré une jeune fille d’origine congolaise avec laquelle il a eu une relation sexuelle. L’instruction établira qu’à ce moment-là, la jeune fille était pubère depuis plus d’un an et, photos de l’époque à l’appui, qu’elle était formée. Elle donnait l’impression d’un âge plus élevé que celui émanant de son acte de naissance congolais sur lequel pèse un sérieux doute d’authenticité.
Plusieurs semaines se sont écoulées sans que la jeune fille ne se manifeste. Devant l’évidence d’une grossesse, elle avouait à sa mère ce qui lui était arrivé. Cette dernière décida alors de déposer plainte. Les différentes dépositions de la jeune fille firent apparaître un certain nombre de contradictions.
Le jeune homme, reparti au Portugal, y fut avisé des poursuites entamées contre lui, et plutôt que de prendre la fuite et repartir en Afrique, il se présenta à la justice française pour assumer ses responsabilités. Sa version ne varia jamais, et il a toujours affirmé avoir été persuadé que la jeune fille avait autour de 15 ans, et qu’il avait relevé dans son attitude toutes les marques d’un consentement.

Malgré une procédure de sept ans, il n’a pas été possible d’établir que « la pénétration sexuelle, avait été commise par violence, contrainte, menace ou surprise ». C’est ce qu’ont décidé trois magistrats assermentés et six jurés, citoyens ayant prêté serment pour l’occasion, après avoir pris connaissance de l’ensemble du dossier, refait toute l’instruction à l’audience, entendu la partie civile, les réquisitions de l’avocat général, et la plaidoirie de la défense.

La rue ne doit pas (re)faire la loi.
Il est clair que le choix du parquet a conduit celle qui est aujourd’hui une jeune femme dans une impasse douloureuse. Elle a complètement rejeté le fils né de cette union furtive qui vit depuis sa naissance dans une famille d’accueil. Mais peu nombreux sont ceux qui s’intéressent à cette réalité humaine, car elle concerne un monde dont les petits-bourgeois donneurs de leçons n’ont pas la moindre idée.
Comme à chaque fois, après le grand défouloir, chacun va prendre la pose et se lancer dans des surenchères juridiques effarantes. Il y a eu la « légitime défense différée » après l’affaire Sauvage, c’est-à-dire un permis de tuer. Cette fois-ci, on réclame à grands cris l’instauration d’une « présomption irréfragable » de viol dès lors qu’il y aura une relation sexuelle avec un mineur de 15 ans. Présomption irréfragable cela veut dire que non seulement la charge de la preuve de la culpabilité ne pèsera plus sur l’accusation, mais que la preuve contraire sera interdite ! Et on nous vend, à partir de deux affaires marginales, cette renonciation à des principes fondamentaux au nom de la protection de l’enfance ?

La protection de l’enfance, parlons-en. C’est d’abord une compétence, celle des Conseils départementaux, ensuite ce sont des métiers, ceux des assistantes sociales, des policiers, des gendarmes, des magistrats et des avocats qui la prennent en charge. Qui essaient d’aider ces dizaines de milliers d’enfants pour essayer de les sortir de la misère et de la violence. Dans des conditions matérielles toujours plus drastiques, de restrictions de budget et de démission de l’État.
Pour y être engagée, je peux dire la force et la fréquence du sentiment de solitude. Et relever l’absence totale des belles âmes, qui cancanent à foison sur les plateaux, dans les médias et sur les réseaux.

https://www.causeur.fr/acquittement-melun-viol-11-ans-147761

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 16 Nov - 10:35

A propos de Causeur, je ne résiste pas à mettre ici le dernier speech de Finkelkraut (avec lequel je suis en total accord) sur les néo-féministes... où l'on savourera le passage particulièrement drôle dénonçant Eli Wiesel en bourreau des femmes !
... malgré mes réticences quant à la fin, où il y a par contre à mon sens beaucoup à dire sur la façon dont il présente le dossier Charlie-hebdo/Plenel (mais tant pis).


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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 9 Déc - 12:17

Ce mouvement néo-féministe est juste insupportable. Ce que ces femmes ne comprennent pas, dans leur rage vis-à-vis des machos (et peut-être des hommes), c'est qu'elles reproduisent strictement les mêmes méthodes qu'eux : la même violence, la même façon guerrière et intolérante de tout faire pour imposer son point de vue, fut-ce par la force. Elles disent haïr le machisme mais tout se passe comme si elles n'avaient qu'une hâte, en endosser les manières, devenir les exacts pendants féminins du machisme masculin dans ce qu'il a de plus haïssable... et le tout en s'appropriant sans vergogne on-ne-sait quelle parole collective à grand renfort d'un "nous-les-femmes" répété à l'envi.

L'IVG et la pilule avaient pourtant dissocié l'acte sexuel de la procréation. Pour la première fois depuis l'aube de l'humanité, les conditions étaient en place pour que les rapports hommes/femmes changent, évoluent, et ce peut-être de manière révolutionnaire : la femme était pour la première fois sur un pied d'égalité sexuelle avec l'homme !
Fort de cette nouvelle donne, il n'y avait plus qu'à laisser faire le temps. Laisser faire les gens, leur foutre la paix, les laisser vivre leur vie, expérimenter un peu de bonheur, les laisser s'arranger entre eux. Donner du temps au temps. Mais non. Au lieu de prendre la situation là où elle était, avec forcément ses imperfections, mais aussi à partir de l'histoire des relations d'intimité entre hommes et femmes, à partir d'une mémoire nourrie de siècles d'événements et d'aléas, il a fallu que des enragées, avec l'aval de l'Etat qui plus est, se précipitent sur leurs outils de pouvoir flambant neufs, ceux-là même qu'elles dénonçaient jadis, pour à leur tour coder, normaliser, fliquer, légiférer, institutionnaliser, moraliser la vie sexuelle des hommes et des femmes.
Institutionnaliser l'amour, cette liberté en ce qu'elle a d'unique et d'universelle, cette voie d'accès virtuel au bonheur, à la liberté : plus con comme démarche, c'est difficile !
Ben si, elles l'ont fait, elles le font, elles veulent le faire... oser le (néo)féminisme, mais quelle foutaise !

Quant à l'Etat français, était-ce par respect envers l'intimité des hommes, toujours est-il que longtemps il ne s'immisça pas dans le lit des gens. Ce temps semble donc révolu.
Tout ça est proprement sinistre.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 16 Déc - 2:01

Actuellement Georges Tron est en justice, accusé d'avoir agressé et/ou violé deux femmes. Le compte-rendu dans le Nouvel Obs est ici. Sans m'engager sur une affaire en cours, notons simplement que d'après donc ce compte-rendu du journaliste, à aucun moment la plaignante n'a sur le moment prononcé le moindre "non" ni émis la moindre réserve quant aux agissement imputés à Tron et sa compagne. Sans vouloir le moins du monde défendre Tron, ça pose quand même un problème très simple : comment dans ce cas un homme peut-il se douter qu'une femme n'est pas consentante ?

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 18 Déc - 3:47

On peut plaisanter sur tout, mais pas avec tout le monde, la preuve : un type de la télé s'est fait virer pour avoir raconté une blague misogyne. Donc faut pas plaisanter avec Allah au risque d'avoir une fatwa islamiste aux trousses, et pas avec les femmes sous peine d'avoir une fatwa néo-féministe aux basques. C'est noté.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 22 Déc - 1:35

Lu sur un autre forum :
Les années 80-90 ont fait grand usage du concept de "tyrannie de la majorité". Pour les théoriciens du libéralisme, il s'agissait de justifier la nécessaire protection des minorités contre une majorité qu'ils se sont plu à dépeindre comme lyncheuse, criminelle, fasciste et tout le tralala -comme si les dictatures n'avaient pas toujours été historiquement, le gouvernement autoritaire d'une minorité au pouvoir, bref.
Il me semble qu'il n'est pas incongru de théoriser aujourd'hui une "tyrannie des minorités", et que c'est dans le registre de l'humour que les faits apparaissent avec le plus d'évidence. Car c'est incroyable, tout de même, ce qui se passe, non ? Je passe sur Dieudonné -apparemment le cas n'est même plus défendable. Je passe sur les caricatures de Mahomet -apparemment, le cas n'est même plus critiquable. Mais le pauvre gars qui vient de faire une blague sur les femmes battues ?
(là il raconte l’éviction de l’animateur télé dont j’ai dit un mot au dessus, ndlr)
La Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité Hommes/Femmes, rien que ca, qui réagit, et interpelle le CSA ! Verdict : Pas de ca sur le service public. Franchement, ca ne devient pas un peu délirant ?

Quel embrouillamini ! Bon, clarifions...
D’abord c’est pas la « majorité » qui est dépeinte comme « fasciste » (par certains penseurs de gauche tout pas beaux), c’est le procédé. Mais pour arriver à cette fine conclusion, encore faut-il comprendre qu’on est bien en présence d’un procédé avant que de conclure quoi que ce soit, voire de lancer de façon désarmante l’idée qu’il faudrait « théoriser une tyrannie des minorités ». (notons au passage que l’auteur de ce texte se présente comme sociologue). Soyons sérieux, ça fait un bail que la théorie a été faite !
On peut bien sûr aussi en rester à l’idée que l’état se doit aussi de s’occuper des minorités et pas seulement de son électorat, mais il faudrait éviter alors de conclure en se plaignant des exactions néo-féministes... comme si les femmes étaient une minorité ! Un minimum de cohérence ne nuit pas...

Remettons donc les choses à l’endroit. Si justement les femmes sont considérées comme « une minorité », c’est bien que ce n’est pas le concept de « majorité » au sens commun qui est vilipendé par les méchants de gauche. Ce qui est vilipendé et qui amène à parler de « procédé fasciste», c’est pas une majorité en nombre mais une majorité en « norme » : c’est bien l’idée de norme qui est virtuellement porteuse de fascisme. Comment ? En instaurant un modèle de normalité. Et la normalité, c’est ce que les méchants gauchistes ont appelé ensuite « l’homme blanc occidental » : l’homme blanc occidental, soit justement celui qui a façonné les normes sociales, de comportement, en fonction de l’image qu’il avait de lui, soit de l’homme universel qu’il prétendait être, représenter.
Et la normalité, c’est de penser à partir de cette image, en ayant inconsciemment cette image en tête.
Les « minorités », c’est donc très simplement tout ce qui est confronté à cette norme (et qui n’a pas vocation de l’être). C’est ça qui fut défendu dans les années 80 et pas le nombre de bulletins de vote. De là il est aisé de comprendre que le problème actuel posé par les néo-féministes est précisément à l’opposé de celui des féministes des années 70. Qu’il n’est en rien celui d’une « minorité », dictatoriale ou pas, mais bien de ce qu’il se passe quand une ancienne minorité passe d’une position de résistance ou de revendications à celle de dominant normatif virtuel. Le sujet de fond, c’est celui de la corruption mentale que le pouvoir exerce sur ceux qui y accèdent, la tentation du fascisme de la pensée qui les traverse : imposer son point de vue, faire taire qui n’y adhère pas. Et c’est ça le problème du néo-féminisme, et pas leur revendication (légitime) quant à une égalité sociale de droit avec la gente masculine, bien sûr !

Il est toujours bon de garder à l’esprit l´avertissement de Michel Foucault :
Comment faire pour ne pas devenir fasciste même quand (surtout quand) on croit être un militant révolutionnaire ? Comme débarrasser nos discours et nos actes, nos coeurs et nos plaisirs du fascisme ? Comme débusquer le fascisme qui s'est incrusté dans notre comportement ?
(préface américaine à l’Anti-Oedipe)

La suite est exposée plus haut : c’est pas aux femmes d’entrer dans des devenirs-hommes, des devenirs-pouvoir, devenirs-normes... mais bien aux hommes de se sortir de leur image de référent universel !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 23 Déc - 7:43

Au lycée aussi, ça grogne. Une fille va au tableau, un mec lance : « ouah, t’es bonne », et les choupettes en ont marre de ces petits cons, la soupape de sécurité des miss cocotte-minute s’emballe. J’imagine qu’on va statuer sur le sort des vilains, les empaler ou les foutre en camp de redressement, faire des lois féministes pour le lycée (en attendant l’école, puis la maternelle et la crèche : de chouettes débats en perspective).

Le monde selon elles doit être comme les enfants rêvent... et pourquoi il l’est pas à propos, on sait pas ! On aurait oublié quelque chose en route ? Il y aurait des causes ? Ah désolé on n’a plus le temps ! C’est comme ces types qui disent que la planète serait foutue, rien à foutre, faut garder son sang froid, être raisonnable, un peu de dignité quoi, merde ! C’est comme ça, cher ami, l’homme est mauvais et c’est tout, les experts en moi-on-me-la-fait-pas n’arrêtent d’ailleurs pas de le dire. Il faut grandir mon vieux. L’extrême-droite par exemple est au pouvoir en Autriche. Aucun problème, machin, c’est la vie : c’est la nature de l’homme, puisqu’on vous le dit.... et voilà pour les causes ! Allez, au revoir et merci, on vous téléphonera.

Le néo-féminisme, un monde d’enfants donc. Les enfants : valeur sacrée de l´occident, la seule la dernière ! Touche pas à leurs rêves disent les gentils papas (« ou je te massacre à la tronçonneuse, connard »). Donc on va statuer pour que les rêves des tites filles soient pas salis par les vilains mâles tout pas bô. Problème : au bout du rêve, y’a les puissances de la finance (enfin ce qu’il en reste : celles que Hollande a pas réussi à anéantir). En outre, on nous dit sans cesse que l’intelligence, c’est de s´adapter... du coup, forcément au monde de la finance, non ? Bref, soyons pragmatiques : le mieux, c’est d’rêver d’la finance, CQFD.


Sinon Anémone tire sa révérence. Elle nous parle d’un temps où l’on pouvait être intelligent, sympa, drôle ET réussir (enfin « réussir »... j’me comprends). Elle aussi en a marre de ce monde on dirait. En substance, elle nous déclare que le cinéma, désormais, ça sera sans elle ! Comme on la comprend...
Sauf qu’au détour d’une phrase, elle balance sur Jauni, rhôô la vilaine. Basphème ! Le truc évidemment fait le tour de l´hexagone et du coup, son départ, tout le monde s´en fout. Pas glop. Monde de merde etc.
Bon, à a prochaine...

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 25 Déc - 14:11

Ci-dessous un papier du Monde délicieusement écrit par une dénommée Maïa Mazaurette, histoire de démontrer que tout féminisme n’est pas mauvais à entendre.
Et en dessous, puisqu’il est question d’explorer des pistes, la modeste contribution d’un enragé sur le sujet.

Si 2017 a donné l’impression de dézinguer les zones noires du consentement, retroussons nos manches… il va falloir enchaîner sur les zones grises. Un exemple parmi d’autres : qui ne dit rien consent. Vraiment ? La sidération, l’intoxication, l’intimidation valent consentement ? Encore faudrait-il avoir les moyens de dire non. Et au-delà des silences, que faire des partenaires qui hésitent ? Comment négocier un « oui » lâché de manière peu convaincante, ou sous la pression du groupe ? Parce que ces champs sont piégés, les campus américains passent du « non c’est non » au « oui c’est oui » (qui ne dit rien ne consent plus)… lequel pourrait à son tour être remplacé par une exigence de consentement enthousiaste (« oui c’est OUI »).

Cette suggestion se révèle moins contraignante qu’elle n’en a l’air. Les partisans de l’enthousiasme proposent deux options : 1) le « consentement de couverture », qui consiste à demander une permission globale, révocable à n’importe quel moment, 2) le consentement par étapes qui verbalise le « oui » à chaque changement de programme. Si vous imaginez une contractualisation agressive, vous filez en case prison pour cause d’énorme cliché – et possiblement d’antiaméricanisme primaire. Les formules relèvent moins de la joie forcée que de la prévenance : « j’ai envie de te… », « serais-tu d’accord pour me… ? » Au lieu de demander après la relation sexuelle (donc trop tard) si l’autre a aimé, il s’agirait de demander avant et pendant, si l’autre aime encore et va continuer à aimer (car rappelons-le, on peut changer d’avis au milieu d’un rapport – en sexualité, personne ne vous oblige à finir votre assiette).
Malgré sa dénomination effrayante, il y a de fortes chances que vous utilisiez déjà le consentement enthousiaste à la maison et qu’il fasse partie de votre norme inconsciente. Il faut imaginer la situation inverse, celle d’un consentement toujours implicite ! Ce dernier impliquerait une absence de communication dans le couple, une manipulation mécanique du corps de l’autre, et zéro inquiétude pour le ressenti de la personne supposément aimée. Entre ça et la contractualisation sous contrôle d’huissiers, c’est la peste et le choléra.

Nos silences ne sont pas toujours complices
Cependant, demanderez-vous, pourquoi cette obsession pour la verbalisation ? Pourquoi ne peut-on pas faire confiance au feeling ? Eh bien, au risque de fracasser vos préparatifs de Noël : notre feeling tombe souvent à côté de la plaque. En 2017, nous ne sommes toujours pas d’accord sur les contours de l’agression. Certains abuseurs se découvrent coupables après coup, parce qu’ils ne conceptualisent le viol que comme une attaque nocturne, menée dans une ruelle sombre, sous la menace d’un couteau à dinde (alors même que la plupart des viols sont commis par une connaissance).

Deuzio, pour se passer de consentement verbal, il faudrait repérer des signes physiques de consentement – ce qui exige soit une bonne connaissance de son partenaire (on en reparlera après quatre verres de champagne) –, soit des dons de télépathie, soit une parfaite maîtrise du langage du corps (lequel non seulement reste une science inexacte, mais demande une attention dont on ne dispose pas toujours dans le feu de l’action). De toute façon, si vous connaissez à la perfection votre partenaire, ne devriez-vous pas vous sentir libre de vous exprimer verbalement ? Qu’y a-t-il de si incroyablement sexy dans nos silences ? A part de la gêne ? Pourquoi est-ce toujours le même argument de la maladresse sociale qui revient ? Sans vouloir être narquoise : si on a peur qu’une simple question casse l’ambiance d’une relation sexuelle, c’est que l’ambiance est sacrément fraîche pour la saison.
Soyons honnêtes : nos silences ne sont pas toujours complices, encore moins toujours érotiques. Et surtout, ils n’émergent pas d’un contexte d’égalité d’accès à la parole. Un homme sera moins stigmatisé qu’une femme s’il verbalise son désir : une situation qui facilite l’instrumentalisation du silence féminin. Se moquer du consentement enthousiaste revient à se moquer des personnes qui ont du mal à consentir – double peine pour les timides, les anxieux, les incompétents, les plus fragiles et les moins expérimentés. Certaines personnes sont en situation de risque quand vous, personnellement, ne l’êtes pas : méritent-elles d’être abusées ? Est-ce que « ça leur apprendra » ?

Nous avons mérité ces interminables polémiques
Il faut garder cette logique du plus faible à l’esprit quand on fait face à des propositions plus extrêmes. Un exemple ? Sur le site du projet YesMeanYes, on peut lire la citation suivante :
« Le consentement n’est pas une question. C’est un état. Si, plutôt que du sexe, vous pratiquiez de la natation synchronisée, le consentement serait l’eau. Il ne suffit de plonger dedans, d’être mouillé et de ressortir – si vous voulez savoir nager, vous devez être continuellement dans l’eau. Et si vous voulez avoir des relations sexuelles, vous devez être continuellement dans un état de consentement enthousiaste envers votre partenaire. »
Que les choses soient claires : dans ce paradigme-là, personnellement, je quitte le navire sexuel, car j’exige de pouvoir élaborer ma liste de courses pendant l’amour. Un enthousiasme continu demanderait soit un extraordinaire talent du partenaire (avec storytelling intégré pour ne laisser aucun espace de frustration ou d’ennui), soit une permanente mise en scène du plaisir, c’est-à-dire une forme de simulation.
Cependant, ne jetons pas le consentement enthousiaste avec l’eau du consentement ultra-enthousiaste continu. Faisons preuve d’humilité (c’est Noël) en acceptant de remettre en question nos évidences. Rappelons-nous que rien ne change plus vite qu’une évidence – et que rien ne garantit que nos évidences soient justes (quand je suis née, le viol n’était pas un crime. James Bond et Indiana Jones traitaient le « non » féminin comme un délicieux piment posé sur le baiser qu’ils allaient leur arracher. Ce qui risquait de casser l’ambiance, c’était le préservatif… ma génération semble pourtant avoir survécu).

Alors bien sûr, c’est compliqué. Nous sommes encore en cours de familiarisation avec le « non », et on nous demande d’apprendre le « oui » ? Eh bien, tant mieux. Posons toutes les questions. Explorons toutes les pistes. Nous avons mérité ces interminables (parce qu’interminées) polémiques. A 270 000 victimes de violences sexuelles dans les transports en commun l’an dernier, à 500 000 mots-clefs #moiaussi, nous n’avons de leçons de consentement à donner à personne – et certainement pas aux Américains. La sécurisation des zones d’ombre de nos relations sexuelles, qu’elle nous enthousiasme ou pas, ne relève pas du luxe ou d’une irréaliste exigence de « risque zéro ». Les abus ne sont pas un épiphénomène : si quelqu’un a des solutions à apporter, de quel droit ferions-nous la fine bouche ?
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/24/le-consentement-enthousiaste-pourquoi-pas_5234063_4497916.html#pbhkoP68okqCoMv8.99


C’est donc délicieusement écrit et parfaitement recevable, cet article, sauf une chose : dire que tout ce bazar serait « mérité »... là je peux pas cautionner.

Mais miss Mazaurette nous invite à explorer des pistes, très bien. Allons-y !

1/ La prescription. Trente ans c’est pas possible. Sauf pour les enfants, qui ont mille raisons de taire, d’enfouir les choses, de refouler bien sûr, voire d’être dans le déni. Mais les autres ? Un crime, la prescription c’est dix ans, non ? Et à lire tous les jours la suite de types sous le feu d’accusations graves, j’en suis à me demander si certaines ne se serviraient pas de ce délai pour se venger de tout autre chose qu’une agression sexuelle. Gardons à l’esprit que quand il n’y a pas de très grave traumatisme, il n’y a strictement aucune raison pour que le délai soit si long ! Bref la loi est à refaire. D’autant que qu’est-ce qu’on peut bien prouver trente ans après ?
Donc à part alimenter la fosse à purin actuelle et éventuellement provoquer quelques suicides, à quoi ça sert, cette image sordide des relations hommes/femmes que le néo-féminisme cherche à imposer ?

2/ Il serait donc question de 270.000 exactions sexuelles dans les transports en commun (sur deux ans et non un, et avec une réticence quant à la façon dont on peut arriver à ce chiffre ; mais peu importe, tout ça est juste affreux). Que  faire ? Deux solutions : soit la justice selon Valls (pour qui chercher à comprendre c’est excuser), et donc on continue gaiment la chasse à l’homme... soit s’intéresser aux causes.
Miss Mazaurette écrit bien et semble charmante. Mais si sa sexualité est aussi épanouie qu’elle le suggère, reste à savoir qui elle représente. J’ai par exemple trouvé une interview où elle dit ne pas être jalouse si son compagnon la trompe « à l’occasion ». Très bien, bravo. Mais combien de français peuvent en dire autant ?
Pas les frotteurs du métro en tous cas. Alors la question se pose : c’est quoi leur sexualité à ces types ? (et ce genre de misère sexuelle doit forcément toucher les filles, avec d’autres modalités). Les types agressent, aucun doute, mais comment vivent-ils leur rapport au sexe, s’imaginent-ils dominants ou dominés, victimes ou prédateurs ? (entendons-nous bien, je ne les transforme pas en victimes, je pose la question de leur seul rapport intime à leur sexualité). Parce qu’on est bien d’accord qu’un « dominant » serait forcément fier de ces exactions. Et moi j’ai l’impression que eux non (enfin je vois pas comment). Et je ne crois pas à la possibilité de dizaines de milliers de machos pervers fiers de jouir comme ça. Bref, on est là au cœur de la misère sexuelle. Alors des sondages disent autre chose, c’est vrai. Les gens en gros disent que ça va. Mais quel crédit accorder à ça ? Les types croient-ils seulement à leurs réponses : a-t-on par exemple déjà vu un type pas spécialement complexé ou angoissé dire de lui qu’il était un amant exécrable ? Et les femmes, est-ce que ça va mieux depuis la révolution sexuelle ? Est-ce qu’elles jouissent mieux, est-ce qu’elles désirent plus ? Entre enthousiasme et misère, comment savoir pour de vrai ce qui est au fond des femmes et des hommes ?

3/ Mais ça, les néo-féministes n’en parlent jamais. Elles n’ont aucun problème à se poser en expertes pour expliquer au monde les règles sexuelles, comment ça doit marcher, ce qu’il ne faut pas faire (enfin, ce que les hommes ne doivent pas faire surtout) ; mais sur la façon dont il faudrait faire, tout comme sur la misère sexuelle donc, on ne les entend pas, jamais. Comment copuler comme il vous sied, mesdames ? (en dehors d’obéir à votre vindicte capricieuse). « Normalement », les entends-je dire d’ici (et en plus il faut se taper la lueur complice dans les yeux de celle qui sait, et bien sûr le sourire entendu qui va avec). De façon libre, libérée, respectueuse oui oui et blah blah... ah j’entends bien les mots. Mais plus précisément ? Vous les fières amazones qui revendiquez si haut si fort votre appartenance à l'éclatante modernité du XXI° siècle, vous qui décrétez la fin du moyen-âge sexuel, dites-nous, s’il-vous-plaît, non pas ce qu’il ne faut pas faire mais pour une fois ce qu’il faut faire, comment faire... comment faire l’amour, baiser, jouir, faire jouir. Combien de temps, quelle fréquence, quelles positions. Avec ou sans fantasmes. Quels types de jouissance. Amoureuses ou pas, aimées ou pas : dites-nous les différences, quels problèmes ça pose, quelles sont vos solutions ?

Bref, qu’avez-vous à dire des pratiques sexuelles, mesdames les expertes ? Vous qui dites savoir si bien dire ce qu’il faudrait éviter, vous devez bien avoir une idée de comment ça marche... quand c’est bien, normal ou le mot que vous voudrez ? Vous devriez pouvoir développer, étayer ce genre de choses. Ou quoi : c’est du flan complet, votre expertise ? Alors comment faites-vous l’amour, mesdames les néo-féministes ; quelles sont vos intensités, vos degrés d’hydrométrie, vos capacités d’abandon, d’amour, vos propensions, vos rapports à la passion. Bref : que savez-vous exactement de l’union charnelle des corps ? C’est quoi faire l’amour, c’est quoi baiser ?

Savez-vous que les hommes meurent de vos absences, mesdames ? Qu’ils en meurent jusqu’à devenir des miséreux sexuels ? Des blessés, des mendiants, des désespérés, des suicidaires, des loques humaines (tout comme les femmes meurent sous les coups : la dignité meurt exactement de la même façon).

Du coup et en fin de compte, à quoi exactement faites-vous allusion quand selon vous, il serait question d’un oui ou d’un non ? A quoi dites-vous oui, à qui dites-vous non... bien autant que le contraire !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 27 Déc - 8:21

Madame Badinter, féministe depuis toujours, ne mâche pas ses mots non plus vis-a-vis des néo-féministes (enfin des courants les plus forts en gueule, ceux qui ont pignon sur rue, monopolisent les antennes, et s’activent maintenant jusqu’au gouvernement). Elle les voit en tenant de l’ordre moral, dotées d’une haine de la sexualité masculine, qu’elles décrivent comme dominatrice et violente. Elle ajoute enfin que l’Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus, à dire ce qui est bien ou mal.

On est exactement sur la même longueur d’onde.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/19/prostitution-pour-elisabeth-badinter-l-etat-n-a-pas-a-legiferer-sur-l-activite-sexuelle-des-individus_3516272_3224.html#fu5oGwQdixi6R0mt.99


Et encore une interview (antérieure) où elle leur dit leurs quatre vérités, au moment de l´affaire DSK (et j’ai pas une virgule à changer de tout ce qu’elle a dit) :





En fait, je suis juste abasourdi d’entendre si peu de réactions devant ce déballage quotidien dans la presse. Quelle honte ! Quelle honte de voir les journalistes, et principalement ceux de gauche, s’abaisser ainsi au niveau des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, c’est l’électorat ? Rien à foutre. Le journalisme c’est un contre-pouvoir et pas une machine aux ordres d’un parti, pas plus que destinée à éduquer le peuple, ça c’est le boulot de l´école ! On vous demande de penser, et si possible de façon indépendante, c’est trop demander ? De façon digne, ça vous cause ? Libé, le Nouvel Obs, Le Monde... quelle honte, mais quelle honte ! Bon dieu, mais y’a pas un adulte dans votre boite pour leur répondre, leur expliquer que c’est compliqué, délicat, ces choses-là ? Les porcs, la culture du viol... et quoi encore ?
Et vous, dans quel monde vous vivez, mesdames ? Si vous êtes étanches à la sexualité, ou si même ça vous dégoûte, que ne parlez-vous pas plutôt de ce que vous connaissez ? La passion et la douceur des corps n’ont que foutre de votre égalitarisme militant. Un lit, c’est ni une caserne ni un bureau. Et je vous dénie le droit d’en parler comme tel !

Rideau.


Dernière édition par chapati le Dim 31 Déc - 3:28, édité 4 fois

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 28 Déc - 7:01

Christine Angot a reproché à Sandrine Rousseau son discours, appelant à "se débrouiller" face à la violence infligée par l'agression. Rousseau dit aujourd’hui ne garder aucune amertume envers Angot ; elle pointe plutôt la production et le montage : « L'enregistrement a duré 4h, à la fin l'émission n'a duré que 2h... ça a été réduit de moitié (...) Le clash, en l'occurrence, a été montré de manière partielle », et reproche aussi à Ruquier et Moix leurs questions orientées, « typiques d'un problème... » qu'elle juge semble-t-il masculin. 


D’abord la fin : quand Moix est en désaccord, pour elle c’est forcément typique d’un problème masculin. Mais quand Angot dit la même chose que lui, ben c’est plus typique alors, forcément. Cette façon de refuser de discuter avec qui n’est pas d’accord, et pire, de dénigrer les gens à partir de toute parole qui ne va pas dans son sens, est juste irrecevable : « vous n’êtes pas d’accord donc vous avez un problème », soit la rhétorique inoxydable des néo-féministes qui va de pair avec leur incapacité à se remettre en question.
Mais donc là, c’est d’une femme que ça vient.
Il semble que beaucoup n’aient pas compris Angot (ce qui au passage n’a empêché personne de la juger). Et Rousseau pareil. En tous cas, elle incrimine tout le monde... sauf Angot (sans doute parce qu’elle sait qu’elle en a eu sa dose, de violence sexuelle). Consciemment ou pas, elle évite visiblement de penser à ce qu’Angot a dit. Pour elle et de toutes façons, il semble n’y avoir aucun doute : elle a raison et les autres ont tort.

Donc oui, Angot est à vif, oui elle a pété les plombs. Mais ça n’autorise pas à se désintéresser de ce qu’elle a exprimé, et pas si indistinctement que ça. Et qu’a-t-elle dit ? Pour moi pas tant que chacun devait se débrouiller avec ses problèmes - soit ce qu’on voulu entendre certains (ce qui m’aurait choqué aussi, ne supportant pas ces effets de manches des prosélytes de l’individualisme) - mais bien que le monde est ainsi fait que personne n’écoute l’autre, et qu’il faut faire avec (avec ce drame). Et c’est incroyable que personne ne semble avoir vu ça, alors que c’était pourtant corroboré par ce qui venait de se dire immédiatement avant... à savoir que Angot disait que Rousseau ne comprenait rien en pensant qu’une solution serait de former des gens à l’écoute. Et évidemment qu’elle a raison sur ce point : certains sont capables d’écoute, d’autres pas, c’est pas une formation qui va développer l’empathie des gens ! Le problème, c’est que tout le monde semble persuadé aujourd’hui que la souffrance, chacun aurait à peu près là même chose à en dire, comme si je-ne-sais quel vécu (j’imagine supposé commun) suffirait à reconnaître celle de l’autre, à parler de la même chose en l’évoquant ; ou sinon peut-être aussi en référence à une sorte de souffrance existentielle qui devrait réunir les gens et aplanir l’inégalité absolue devant la chance ou la malchance d’une vie... enfin bref, toutes ces foutaises qui font aujourd’hui le discours culturel en vigueur.

Pour moi Angot dit à Rousseau (et peut-être aussi aux néo-féministes) que c’est pas comme ça le monde, que l’idéal, les rêves, c’est une chose, mais qu’il faut se coltiner le réel aussi, sinon d’abord. Bref, que c’est pas à partir d’un idéal de relations hommes-femmes qu’on trouvera des solutions à la tristesse, la misère ou la souffrance que celles-ci génèrent, et sûrement pas avec des lois sociales, juridiques etc (enfin à Abu Dhabi peut-être, mais pas en France). Que le problème est ailleurs et bien au delà de tout ça. Que c’est pas comme ça que ça marche les femmes et les hommes.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 8 Jan - 13:00

Sur quoi va-t-on se fonder pour définir la relation susceptible de devenir matrimoniale ? Sur l’existence d’un rapport sexuel entre deux personnes qui déclarent vouloir de plus partager une résidence commune ? Mais pourquoi deux personnes ayant des rapports sexuels seraient-ils susceptibles de bénéficier des avantages que l’ Etat propose, et pas cinq personnes souhaitant constituer une communauté intellectuelle ? Pourquoi le fait d’avoir des rapports sexuels devrait-il être en tant que tel source de droits ? Pourquoi juge-t-on nécessaire l’existence d’un tel rapport de droit ? Faire de la sexualité le fondement du mariage, n’est-ce pas précisément une manière d’éviter de se poser la question de ce qu’il reste de cette institution qu’était le mariage, une fois qu’on la débarrasse des fonctions qu’elle avait héritée du droit canon ? Il en va de même pour la parentalité. Qu’est-ce donc qui fonde aujourd’hui le droit d’accéder aux techniques procréatives dont nous disposons ? Il semble qu’un couple entretenant un rapport sexuel stable soit un bon candidat pour occuper la position du détenteur d’un droit à procréer. Mais cela ne reste-il pas profondément arbitraire ? En quoi la sexualité devrait-elle être, ici encore, source de droits ?

C’est toute la politique sexuelle qui est devenue une politique d’ Etat. De nouveau l’on demande aujourd’hui à l’ Etat de s’investir dans la régulation des questions sexuelles au moyen de la loi : tantôt par la loi civile, en fondant certains droits, tels que l’accès au mariage ou à la filiation, sur l’existence d’un rapport sexuel ; tantôt par la loi pénale, par l’intermédiaire d’un élargissement, d’un alourdissement et d’une augmentation de crimes et de délits dits « sexuels », tels que le viol, la pédophilie, le harcèlement sexuel, certaines formes de pornographie, etc. Ce qui était objet de l’ Etat, en France, ne s’appelait pas « sexualité », mais « mœurs ». Ce qui était protégé, c’était non pas la sexualité, mais un certain ordre familial Désormais, c’est la sexualité « comme telle » que l’on prétend institutionnaliser. L’ Etat français use donc de toute la puissance du bras armé de la loi pour promouvoir dans la société une morale sexuelle particulière, une manière de vivre et de pratiquer « sa sexualité », en accordant des bénéfices à ceux qui s’y adonnent. On ne compte plus les interventions de notre ex- ministre chargée de la répression du vice et de la promotion de la vertu en faveur d’une éducation sexuelle des masses qui leur apprendrait très vite ce qu’est la bonne sexualité, celle qui ne traite pas l’autre comme un objet, mais comme une personne que l’on reconnaît dans toute la dignité que lui confère son statut de personne au moment même où on la baise. Cette morale sexuelle ne peut s’imposer qu’en passant par un véritable dressage de la sexualité masculine, identifiée à une sexualité intrinsèquement violente. Autrement dit, on peut émettre l’hypothèse que, loin de chercher à se rendre neutre à l’égard de toute morale sexuelle, l’ Etat français cherche à généraliser une morale sexuelle pendant longtemps réservée aux stéréotypes féminins les plus vulgaires.

Il semble que l’ Etat français actuel se sente investi d’une mission : faire que l’acte sexuel ait enfin toutes les caractéristiques de ce que Marcel Mauss appelait un fait social total, autrement dit un rapport humain où les êtres humains auraient l’occasion de faire société. Aussi le nouveau solidarisme de l’ Etat français, très soucieux du « lien social », passe-t-il très largement par la question sexuelle. L’acte sexuel peut bien être l’occasion d’un transfert de biens ou de services sexuels, mais ce qui importe c’est que ces services soient vécus comme de l’ordre du don et du contre-don, donc susceptibles d’attacher affectivement les personnes les uns aux autres, de souder une relation interpersonnelle, et même de permettre à chacun de se sentir convoqué et reconnu dans son identité sociale à l’occasion même dudit rapport. On comprend dès lors que la sexualité illégitime ne soit plus la sexualité extraconjugale, mais la sexualité commerciale . On ne saurait séparer le service sexuel de ce qu’il signifie pour des personnes, pour leur relation, pour leur histoire. Donner, c’est être une personne particulière qui intentionnellement s’adresse, à l’occasion d’un transfert de valeur, à une autre personne identifiée.
Marcela Iacub a suggéré que la notion de « meurtre psychique » pour désigner le crime sexuel montre qu’en portant atteinte à l’intégrité sexuelle d’une personne, c’est bien à sa personne même que l’on porte atteinte. De même les tentatives pour assimiler la prostitution à l’esclavage, comme si, dans l’acte sexuel, c’était soi-même que l’on vendait, ou que l’on offrait. On comprend alors que le consentement à l’acte sexuel ne puisse être que problématique dans toutes les conditions où l’existence d’un lien interpersonnel n’est pas établie. Ainsi, la sexualité la moins intégrable dans ce processus d’institutionnalisation est le sexe anonyme, le sexe impersonnel, celui qui ne fait pas lien social entre des personnes, mais qui est l’occasion d’une mise en jeu de sa propre identité.

En même temps que se définit une nouvelle qualification juridique, celle de crime sexuel avec tous ses apparentés, de nouvelles procédures d’exercice du pouvoir public se mettent en place, ainsi qu’une nouvelle conception du rôle que l’ Etat est censé joué dans la vie en général. J’attire l’attention sur la création d’une nouvelle peine, celle qui consiste à imposer des soins psychiatriques, qui n’est plus comme auparavant un simple instrument disciplinaire, mais bien une peine à part entière, qui dépend du juge et non du psychiatre, et dans laquelle les experts psychiatriques deviennent de véritables auxiliaires de la Loi. Les justifications données prétendent que la Loi peut et doit avoir une fonction de structuration psychique ou symbolique des individus.
Or Marcela Iacub a suggéré que cet argumentaire n’était pas isolé, que l’ Etat prétend intervenir au nom de cette nouvelle valeur appelée « intégrité psychique » dans différents domaines de la vie des citoyens. Cette nouvelle valeur permet notamment de faire l’économie de la question de la liberté des sujets, de leur consentement. Ainsi, du fait d’une loi récemment votée en France au départ pour lutter contre les sectes, un juge peut désormais décider de décréter un individu en « état de sujétion psychique », état irréductible aux diverses formes de l’aliénation mentale que le droit reconnaissait jusqu’alors. Cette loi permet de ne pas prendre en considération le consentement du sujet : comme si l’invocation de son état psychique ou mental permettait de court-circuiter la question de sa liberté contre lui-même. Au nom de quoi l’ Etat s’autorise à intervenir. Il importe peu finalement de savoir si c’est la sexualité qui, en devenant objet du pouvoir d’ Etat, transforme la nature même du pouvoir d’ Etat, ou si c’est le pouvoir d’ Etat qui pour ainsi dire « profite » de l’engouement de nos contemporains pour la punition des « criminels sexuels » pour expérimenter de nouvelles manière de s’exercer. On peut remarquer que la sexualité ne devient donc objet de loi qu’accompagnée de transformations qualitatives des fondements et des modalités d’exercice du pouvoir souverain.
Résumé tiré de : http://www.philopol.ulg.ac.be/telecharger/textes/patrice_maniglier.pdf

PS : j’ajoute que ce texte aurait tout à fait sa place dans le fil sur les normes, intitulé « Mondialisation & Traditions »... la sexualité étant un vecteur important de pub pour les modes de vie dits « démocratiques » de l’occident (j’ai mis un lien là-bas).

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 10 Jan - 23:32

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».

La réponse des concernées sous l´égide de Caroline De Hass :
-un triple mensonge à partir d’estimations parfaitement incontrôlables et répétées ad nauseam : « En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement. Des dizaines de milliers d’agressions sexuelles. Et des centaines de viols. Chaque jour. »
(130.000 exactions présumées, c’est pas des centaines de milliers, et c’est pas chaque jour mais chaque année (!), mais on n’est plus à ça près ; par jour, par an, c’est pareil... notre stalinienne du sexe propre raconte n’importe quoi ; c’est pas grave : pour la presse, ça passe)

-suivi d’un tas de boue habituel, affirmant que « la plupart des personnalités citées dans le quotidien sont « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol ».
(y’a des procès en diffamation qui se perdent)

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/10/mepris-reminiscences-poussiereuses-des-feministes-reagissent-a-une-tribune-publiee-dans-le-monde_5239680_3224.html

Pathétique et pathologique...


Dernière édition par chapati le Sam 13 Jan - 6:38, édité 4 fois

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Ven 12 Jan - 8:29

Et encore ici un papier affligeant de la part de la presse de gauche (Le Nouvel Obs), qui depuis la démission du PS face aux « puissances de la finance », n’a visiblement plus que de la propagande morale et sectaire à nous proposer en guise d’idée de progrès social, voire en guise de pensée tout court, j´en ai peur.

Il s’agit donc de huer à l’unisson (à l’unisson des réseaux sociaux on l’imagine, puisqu’il semble que ce soit devenu la cible sacerdotale de ces nouveaux éducateurs du peuple) le cépabo de diverses interventions dans ce manifeste, celui dont il est fait mention au dessus, signé donc entre autres par Catherine Deneuve. Une femme dit : « on peut jouir pendant un viol »... nos curés laissent aimablement à notre appréciation l’idée que ça ressemble à une apologie du viol... une autre laisse entendre que si son futur mari ne l’avait pas ce qu’on appelle aujourd’hui « harcelé », elle ne l´aurait sans doute jamais épousé... cette fois on nous suggère de comprendre que ce ne peut être qu’une apologie du harcèlement, etc etc.

Mais alors, si en guise de « pensée » (désolé les gars mais essayez, ça fait pas mal), on s´en tient à ce type de lecture (qu’ils font leur), on serait curieux d’avoir leur avis sur le droit de tuer quémandé un temps par les néo-féministes pour les femmes. Approuvent-ils ? Nos amies néo-féministes avaient appelé ça « légitime défense différée » et c’était à l’occasion de l’affaire Sauvage. Ça aurait consisté - si donc l’on s’en tient toujours à leur façon d'interpréter les choses au pied de la lettre - à octroyer aux femmes le droit de tuer à tout moment un conjoint maltraitant. Super-cool les filles !
En clair se faire justice.  
C’est ça le nouveau credo du Nouvel Obs ? Militera-t-il demain aux côtés des mouvements les plus fachos qui prônent l’auto-défense ?


EDIT : Sinon à chaque prise de parole il faudra désormais faire deux versions. La première acceptant les nuances pour les gens éduqués, qui par exemple comprendront l’emploi du mot « importuner » (renvoyant à l’idée de harcèlement)... et une autre pour les abrutis notoires (cette seconde formulation devant petit à petit évincer la première pour cause d’éducation démocratique des esprits) devant être formulée ainsi : oui tu as le droit de tenter de séduire la dame, mais sans trop insister dès que tu vois qu’elle n’est pas réceptive ( »réceptive » étant malgré tout un polysyllabique, et donc devant être explicité sans ambiguïté sous peine de sanctions).

A quand la légitime défense face à la connerie ?



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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 13 Jan - 2:09

J’admets que ces histoires m’énervent un peu (trop). Mais ce qui est effarant, c’est que les journalistes semblent s’être mis au niveau des réseaux sociaux, et ce sans que ça leur pose le moins du monde un problème éthique. Ou alors tout le monde est devenu complètement con.
Cette histoire de balance ton porc, c’est vraiment le caniveau... haine, délation anonyme, vulgarité absolue, incohérences répétées, diffamation, incapacité d’argumenter (faut voir la gueule des réponses à Catherine Deneuve et consort, les filles sont tellement cons qu’elles comprennent rien, elles prennent tout au premier degré... et ensuite faut s’excuser pour se faire comprendre par la frange de l´électorat des débiles mentaux). Le discours politique et donc les médias eux-mêmes sont aujourd’hui au niveau de Trump, c’était pas la peine de faire un tel barouf avec celui-là ! Au niveau des putains de réseaux sociaux donc.
Macron par exemple a la tâche facile, vu qu’on ne lui pose que les questions débiles en usage : il lui suffit de répondre en recadrant un peu le débat vers quelque chose qui ressemble aux vrais problèmes et tout le monde semble ébaubi d’entendre du pas trop con... en outre ça lui permet d'éviter de répondre à quoi que ce soit : ni vu ni connu, ça passe comme une lettre à la poste ! C’est complètement surréaliste le niveau de caniveau auquel on est rendu. On est au degré zéro de la pensée...

PS : merci à madame Deneuve de faire le boulot des journalistes.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 15 Jan - 1:33

Oui, j’aime la liberté. Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner. Une époque où de simples dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. Un acteur peut être effacé numériquement d’un film, le directeur d’une grande institution new-yorkaise peut être amené à démissionner pour des mains aux fesses mises il y a trente ans sans autre forme de procès. Je n’excuse rien. Je ne tranche pas sur la culpabilité de ces hommes car je ne suis pas qualifiée pour. Et peu le sont.

Non, je n’aime pas ces effets de meute, trop communs aujourd’hui. D’où mes réserves, dès le mois d’octobre sur ce hashtag "Balance ton porc".

Il y a, je ne suis pas candide, bien plus d’hommes qui sont sujets à ces comportements que de femmes. Mais en quoi ce hashtag n’est-il pas une invitation à la délation ? Qui peut m’assurer qu’il n’y aura pas de manipulation ou de coup bas ? Qu’il n’y aura pas de suicides d’innocents ? Nous devons vivre ensemble, sans "porcs", ni "salopes", et j’ai, je le confesse, trouvé ce texte "Nous défendons une liberté…" vigoureux, à défaut de le trouver parfaitement juste.
Catherine Deneuve

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 15 Jan - 5:13

Et d’ailleurs, mettre quasi sur un même plan un viol et une main sur un genou, c’est cracher à la face des femmes qui ont été réellement violées... et bien par des porcs oui, pour le coup !

Honte à toutes ces manœuvres inquisitoires staliniennes !

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Lun 15 Jan - 16:39

Marcela Iacub - paru ici dans Libé, 
La semaine dernière cent femmes ont exigé dans une tribune publiée dans le Monde qu’on protège leur liberté d’être sexuellement importunées. Outrées par le mouvement #BalanceTonPorc - qui constituerait à leurs yeux une véritable menace à cette liberté -, elles se sont donné la peine d’en dénoncer le danger. Or, loin d’être politique ou critique, ce texte semble l’expression d’un fantasme sexuel construit à l’époque où Catherine Deneuve, la signataire emblématique de cette tribune, tournait Belle de Jour (1967). En effet, la scène sexuelle qui hante ce pamphlet est née à l’époque où les femmes investirent en masse les universités et le monde du travail tandis que dans leur vie sexuelle et familiale, elles continuaient à être dominées par les hommes. Les femmes émancipées de l’époque fantasmaient un érotisme «ancillaire» qui leur servait de compensation à leur nouveau pouvoir social. Paradoxalement, rien ne semblait plus excitant aux femmes de cette génération que cette position sexuelle d’objet. La différence des sexes était assurée. C’est pourquoi cette tribune, qui parle néanmoins de «liberté sexuelle», décrit une fois encore la scène de séduction comme étant menée par des mâles aux pulsions bestiales et incontrôlables que les femmes acceptent, refusent ou «comprennent».
Les signataires n’imaginent même pas une seconde que ce soient les femmes aux pulsions bestiales et incontrôlables qui importunent les hommes de leurs assauts. Ce sont toujours elles les objets que l’on convoite. On dira que c’est juste un tout petit détail qui n’entame en rien la revendication de la liberté d’importuner, le cœur de la liberté sexuelle que les signataires revendiquent avec tant d’ardeur.
Pourtant, c’est cette inégalité supposée naturelle dans la position sexuelle des hommes et des femmes que rend cette tribune si réactionnaire, si terriblement ringarde. En effet, si les hommes et les femmes s’importunaient réciproquement, à égalité, il n’y aurait plus de domination de genre dans la scène érotique. Bien sûr, il y aurait toujours des abus sexuels liés à des situations de pouvoir, mais ils ne seraient plus du tout le reflet d’une domination structurelle exercée par les hommes sur les femmes, comme c’est le cas aujourd’hui. Les signataires de cette tribune n’arrivent pas à concevoir que la liberté d’importuner ne soit plus le monopole absolu du mâle dominateur. En cela elles sont paradoxalement d’accord avec le féminisme victimaire qu’elles dénoncent. Ce dernier ne cherche pas non plus à changer les positions des hommes et des femmes dans la scène érotique mais tout simplement à «protéger» les secondes de la brutalité des premiers. Pourtant, le mouvement #BalanceTonPorc n’a rien à voir avec ce féminisme-là, comme le prétendent les signataires de la tribune. Il s’agit d’une révolte contre l’inégalité sexuelle qui n’avait jamais été exprimée avec tant de force et de radicalité. Une révolte contre la permanence de la scène érotique dans laquelle la femme accepte ou refuse les élans masculins en jouissant de son rôle d’objet ou en étant traumatisée à vie par une agression. #BalanceTonPorc est l’expression d’un féminisme nouveau qui vise désormais à atteindre l’égalité, non seulement dans la sphère professionnelle, mais aussi sexuelle et familiale. Les femmes qui dénoncent leur porc ne visent pas seulement à vivre sans être violées, harcelées ou humiliées. Leur but est aussi de faire en sorte que ces brutes n’écrasent pas la truie joyeuse qui sommeille en elles.
Que ces beaufs satisfaits comprennent une fois pour toutes que la scène érotique ne devrait plus être une affaire des porcs s’attaquant à des petites princesses mais un capharnaüm dans lequel les premiers devront se confronter à des truies aussi avides et impérieuses qu’eux. A des truies exigeantes et égoïstes, à de véritables reines. C’est seulement ce jour-là que la liberté sexuelle ne pourra se concevoir sans celle d’importuner son prochain


Marcela Iacub, t’es gonflée !
Il y a quelques années, les néo-féministes qui semblent avoir aujourd’hui toute ta sympathie t’accusaient d’encourager le viol en voulant le dépénaliser. A l’époque, tu n’avais pas ta langue dans ta poche et c’était un vrai bonheur de te lire (il traîne d’ailleurs ici quelque part un extrait d’article de Maniglier vantant tes travaux sur la sexualité). En tous cas, tu n’es pas rancunière (en espérant simplement que tu ne te refais pas une virginité pour récupérer une chronique dans Libé). Te voilà donc aujourd’hui à t’aligner sur le discours de celles qui te crucifièrent.
Sauf qu’au niveau logique, tu zigzagues dans l’a-peu-près...
Tu dis que ce texte donne l’impression d’un fantasme de femme-objet des années 60. Donne l’impression, c’est faible comme affirmation, par rapport à la suite. Toi qui parles d’un manque de critique chez Deneuve, que n’étayes-tu pas ce propos ? En quoi ces textes seraient-ils révélateurs d’un fantasme d’objet sexuel, quand toi-même introduis l’idée d’une réciproque à partir de femmes qui importuneraient les hommes ? De quoi est-il question au juste, sinon d’une phrase poussant sans élégance madame Deneuve à la retraite (pas beau chérie)... un procédé certes courant chez les néo-féministes dès qu’une femme qui se prétend elle aussi féministe menace de faire de l’ombre à leur surexposition médiatique. Sauf que quand on en a donc soi-même été une des premières victimes, c’est pas très glorieux.
Alors quoi, des femmes auraient joui un temps de se voir transformées en femmes-objet-sexuel, et ce serait devenu « ringard » ? Depuis quand exactement ? Que tu en as fait l’expérience toi-même ? Tu en as fait le tour, tu as dépassé ça... et donc c’est ringard, c’est ça ? Tant mieux tant mieux, y’a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Mais quand meme : est-ce que selon toi ce serait ringard pour les millions de femmes qui n’ont pas le même parcours sexuel que le tien ?
La misère sexuelle, c’est ringard ?
Juste que ta critique à toi, on l’attend tout autant (lis-moi, ça t’inspirera). Je sais que Libé oui, mais désolé, moi je me contente pas d’un il semble que se terminant en queue de poisson. Parce que cette ringardise, à quoi tu la rapportes ? A une situation actuelle, générale, au réel... ou encore une fois à ta trépidante vie sexuelle, dans la branchitude épicurienne de certaines élites ?
Et là au lieu de dire que ce serait ringard par rapport à de l’existant, voilà que tu nous fais désormais le même coup que tes collègues réfractaires au porc : ce serait ringard par rapport à un idéal et non une réalité ! Alors princesses, pas princesses... t’as beau dire, on est perdu ma chère ! Ben oui parce qu’à ce compte, y’a pas mal de choses que chacun peut qualifier de « ringardes »... juste qu’on avait cru jusqu’à te lire que le féminisme se voulait partir d’un principe de réalité, c’est là le hic. 
C’est ringard donc, par rapport au « si les hommes et les femmes s’importunaient réciproquement », voilà donc ce qu’on peut lire sous ta plume. C’est ringard, mais pas par rapport au réel : par rapport à une situation rêvée qu’on aimerait bien (et moi le premier) que ça arrive un jour : un monde où tu peux plus boire un café sans que des nanas viennent te draguer... Dieu, quel bonheur que le monde selon Marcela ! 
En fait, c’est comme le salaire de Messi par exemple : cent millions d’euros par ans, c’est ringard. Ringard donc par rapport à un monde de justice et de respect de l’autre. Ok ok j’ai compris ton usage du mot. T’aurais pu préciser quand même. Donc faut balancer Messi, les patrons, la finance (j’en passe) pour cause de ringardise. La société est ringarde par rapport à tes rêves. Aux miens aussi. Du coup, on retombe d’accord, forcément (toi et moi, c’est un destin), sauf qu’aucun rapport avec Catherine Deneuve, donc.

A part ça, quoi de neuf, Bella ? Tu nous refait le coup de la truie, à égalité avec le porc, au dessus au dessous, c’est comme la barbe de Haddock, on sait plus trop, dans ce monde aux multiples dimensions spatio-temporelles. Une petite panne d’inspiration ? Bah, ça arrive...
Sinon oui oui t’inquiètes pas, chérie, moi aussi je suis toujours pour l’égalité des hommes et des femmes, l’amour, le bonheur sexuel, sans dessous dessus etc. Je vote pour. Rien de révolutionnaire là-dedans, comtesse ! Ma potesse Catherine aussi, aux dernières nouvelles, dont la grammaire est plus construite que la tienne, donc et à propos (fais gaffe, ça la fout mal pour une philosophe).

Reviens à la raison (à la maison aussi) chérie. Bisous ardents
 Chapati.


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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 16 Jan - 15:54

Enfin un premier article lisible dans Libé, qui note la qualité des arguments des néo-féministes envers les femmes qui osent les contredire. Je dirais, en vrac : « oui mais c’est une vieille, oui mais c’est une pute, oui mais c’est une salope »... adressés respectivement à mesdames Deneuve, Lahaie et Millet. Une puissance d’argumentation vertigineuse donc ! Bon, j’avoue que c’est pas exactement ce que dit Luc Le Vaillant, et qu’en outre il y met plus de formes que moi, mais ça me fait tellement plaisir de résumer ainsi le niveau d’argumentation de ces staliniennes de la petite culotte.
A lire ici.

Parce qu’au final, qu’est-ce qu’on aura gagné ?
Pour l’instant vingt ou trente porc identifiés et stoppés net dans leur prédation, sans doute au moins autant de types à la vie plus ou moins bousillée par de la diffamation, zéro résilience (qui peut croire sérieusement que poster son désarroi en trois lignes de façon anonyme va libérer quiconque d’un traumatisme, on se fout du monde)... mais surtout un climat de merde pour un bon moment, surtout s’il devient « normal » d’éduquer les filles en leur expliquant que les garçons sont des porcs en puissance.

(déjà on peut constater que par exemple parler avec de jeunes enfants est devenu suspect : on voit aussitôt débarquer les heureux possesseurs du précieux butin familial, qui vous regardent en se demandant si vous avez une gueule de pédophile ou non... sympa comme monde : le « vivre-ensemble », ils appellent ça).

Et si ces femmes se soignaient, plutôt ? Se soignaient sexuellement. C’est qu’elles ont comme un air de gendarmes à pied, nos hardies représentantes, de fonctionnaires de l´orgasme. Le savent-elles seulement ? Sans vouloir être désagréable, existe-t-il dans cette aimable audience UN homme qui ait envie d’emmener qui je pense à Venise ? Qui aurait l’idée de demander à Daesh de réécrire l’art de la guerre ou à Al Capone le code pénal ? On va pas faire des lois à partir de vos pathologies, mesdames, de vos désirs de revanche.
Soignez-vous, apprenez à aimer (oui c’est pas facile). Aimez vos hommes !

(et pour celles que les hommes dégoûtent, venez pas expliquer au monde les relations hommes-femmes)

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 20 Jan - 19:02

Photographe de 23 ans préférant rester anonyme, "Grace" a donc raconté son récent rendez-vous galant avec l'intéressé au site américain Babe… Un date qu'elle qualifie, "de loin", comme "la pire expérience" qu'elle ait vécue avec un homme.
Depuis la publication, samedi dernier, de son témoignage accusant d'agression sexuelle le co-créateur de la série Netflix "Master of None", les médias anglo-saxons bouillonnent d'articles appuyant ou rejetant ce récit. En filigrane, la question centrale du consentement. 

Revenons d'abord sur les faits. Grace rencontre Aziz Ansari lors des Emmy Awards, à la mi-septembre 2017. Une semaine plus tard, après quelques échanges par SMS, tous deux se retrouvent pour dîner dans un bar à huîtres de Manhattan. L'acteur de 34 ans se montre pressant, estime Grace : il règle l'addition avant même que leurs verres de vin et la bouteille ne soient vides.
Une fois arrivés à son domicile, celui-ci l'embrasse. "En une seconde, sa main était sur ma poitrine", se souvient-elle. Aziz Ansari commence à la déshabiller, avant de faire de même. C'est beaucoup trop rapide pour la jeune femme, qui se sent très mal à l’aise.
Quelques instants à peine après ces baisers, la star américaine se serait empressée d'attraper un préservatif. Grace lui dit quelque chose du genre : "On n'est pas pressé, détendons-nous". Mais malgré ses réserves et son malaise manifeste, Aziz Ansari va insister lourdement pour qu'ils aient un rapport sexuel. 
De façon "répétitive", l'acteur aurait mis ses deux doigts dans la bouche de la jeune femme pour les mouiller, avant de les descendre vers son vagin pour "tenter de [la] doigter". 
“"Pendant 30 minutes, je me lève, me recule, et lui me suit et vient coller ses doigts au fond de ma gorge, encore et encore. C'était très répétitif. J'ai vécu ça comme un putain de jeu malsain."”

Cinq à sept" fois, Aziz Ansari aurait attrapé la main de Grace pour la diriger vers son sexe. Bien qu'elle la retire à chaque fois; il aurait continué. Après avoir fait un cunnilingus à la jeune femme, l'acteur lui aurait demandé une fellation. Ce qu'elle a fini par faire, sous la pression.
“"Ça a été très rapide. Tout a été à peu près fait en dix minutes de pelotage, si ce n'est un véritable rapport sexuel."”
Pourtant, Grace déclare au site Babe : 
“"Je sais que j'envoyais physiquement des signaux montrant que je n'étais pas intéressée. Je ne pense pas qu'ils aient été remarqués ou, s'ils l'ont été, ils ont été ignorés."”
La jeune femme raconte qu'elle a exprimé son malaise en marmonnant et en tentant de s'éloigner. 
“"A un certain moment, ma main a arrêté de bouger. [...] J'ai arrêté de bouger mes lèvres et je suis devenue froide." ”
Face aux assauts du célèbre trentenaire, elle ressent le besoin de s'éclipser dans la salle de bain. A plusieurs reprises, Aziz Ansari lui aurait demandé :
“"Où veux-tu que je te baise?" ; "Tu veux que je te baise ici ?"”
Ce à quoi Grace a répondu "la prochaine fois" ; qu'elle ne voulait pas "se sentir forcée". Quand la photographe a fini par prendre congé, elle s'est effondrée dans le Uber la ramenant à son appartement de Brooklyn :
“"J'ai pleuré durant tout le trajet jusqu'à la maison. À ce moment-là, je me suis vraiment sentie souillée."”
Avec le recul, Grace dit avoir eu le sentiment d'être confrontée aux manières d'un gamin de 18 ans ne l'ayant pas "écoutée" et totalement "ignorée".

https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20180118.OBS0870/agression-sexuelle-le-comportement-d-aziz-ansari-au-c-ur-du-debat-sur-le-consentement.html.

Ben voilà : une femme a rencontré la misère sexuelle.

Après une bonne bouffe, elle va donc chez le malheureux et lui fait une pipe, mais elle se sent pas bien et lui « adresse des signaux » comme quoi ça va pas. Elle finit par se barrer sans baiser.

Avec le courage inouï de l’anonymat, elle explique aujourd’hui au monde son désarroi ou son traumatisme. On sait pas exactement mais la petite a pleuré, c’est donc vachtement grave !
Bref, le monde entier - enfin le monde des hommes et femmes qui ont eu au moins une fois dans leur vie des relations sexuelles épanouies - est maintenant au courant que le pauvre Aziz est sexuellement un idiot accompli, un maladroit à la sexualité assez proche de celle d’un môme de quinze ans (pas très éveillé).

Elle ? On n’a pas même son nom, c’est que faut la protéger la pauvrette !

Lui, ben peut-être qu’il se suicidera après ça, quelle importance... devant la honte qu’il éprouvera à voir sa misère sexuelle étalée à la face du monde. C’est pas grave hein, les filles : l’essentiel, c’est que la petite ait pu s’exprimer ! (sous anonymat)

Ça va mieux, choupette anonyme ? Ça t’a « dé-traumatisé » de foutre la honte au pauvre Aziz ? Tu te sens mieux ? Si oui, ton papa Mr Anonyme doit être content pour toi (il était un peu inquiet, ces derniers temps).

Tout ça est parfaitement immonde. Ce foutage de gueule ne cessera donc jamais ?


Quelle honte, mais quelle honte !


EDIT : quant aux mômes, qu’est-ce qu’ils en comprennent ces braves petits moutons, avec le bourrage de crâne qu’on leur a balancé depuis quelques temps ? L’article nous dit qu’ils se partagent entre « d'un côté ceux qui estiment que Grace a été agressée sexuellement par Aziz Ansari, et de l'autre, ceux qui estiment que la photographe n'a pas explicitement exprimé son refus ».

no comment

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Re: #balancetonporc

Message par GulabJamun le Sam 20 Jan - 20:05

Cher Chapati,  je vous suis et je vous lis, à lire cet article sur la photographe de 23 ans, je me demande toujours, pourquoi ne pas avoir eu l'intelligence de stopper les choses au bon moment surtout quand on prétend sentir tout venir à l'avance. Parce qu'elle l'a dit elle-même, le jeune monsieur était pressé de régler la note... Qu'est ce qu'on peut espérer pour la suite une fois arrivé(e) à son domicile ? Non, je ne suis pas non plus "je balance ton porc après coup". De par mon expérience, y en a qui sont vraiment victimes de viol ou d'agressions sexuelles mais qui se sont vues dans l'obligation de se taire de peur de rentrer en prison, oui, parce que cela existe bel et bien dans certains pays. Contrairement à ce que l'on voit en Europe, souvent, elles même consentantes ou ont provoqué le fait  pour plus tard se faire passer pour de victimes en ouvrant bien grand leur gueule. Voilà, ce que je vois ! Et puis je suis vraiment désolée mais le terme, l'expression balance ton porc ne rappelle-t-elle pas que à un moment quelque part dans l'histoire, il y a une truie ou un "esprit" truie qui s'est laissé emporter ou porter par les circonstances ?... Mais cela n'exclut pas le fait que des vrais porcs cela existe vraiment et là, une jeune femme qui s'est fait violer par cinq hommes qui en plus ont utilisé une barre de fer pour couronner leur barbarie. Cher Chapati, une des raisons pour laquelle, je refuse d'entendre certaines femmes qui disent avoir été agressées sexuellement quand un tel tel a essayé de l'embrasser. Voilà.

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Sam 20 Jan - 22:23

Bonjour Goulabjamun,

Comprenez-moi bien. Mon propos n’est pas de jeter l’opprobe sur cette fille. Si responsabilité il y a, c’est bien celle des néo-féministes qui, en toute inconséquence, on jeté leurs obsessions et leur rage en pâture au monde. Mon problème c’est pas cette fille ou une autre, c’est la peur de voir la sexualité à nouveau normée, encadrée, moralisée quarante ans après que les conditions de sa liberté aient été acquises... alors qu’on sait très bien les ravages provoqués partout dans le monde de par ces façons de faire.

Les néo-féministes reprennent en ce sens le flambeau des curés qui nous indiquaient la voie à suivre pour être conformes aux agneaux frustrés dignes de leur cher paradis. Et cette manière a amené à voiler les femmes ici, à marier des enfants ailleurs, j’en passe et des meilleures. La sexualité, ça peut aussi être beau, Gulabjamun, une des plus belles choses au monde, et la plus accessible à tous assurément. De celles qui redonne une dignité aux hommes et aux femmes, qui leur donne une chance (et quand la chance passe, il faut la prendre), une chance de se mettre au niveau d’un destin de créateur auquel partout ailleurs ils n’ont pas accès, que le monde semble s’acharner à leur dénier.
Oui il est bien question de dignité, oui on est bien dans l’essentiel !

Sinon y’a les plans-cul aussi. Je juge pas mais je mélange pas.
Juste j’entends ces pseudo-féministes qui semblent revendiquer un savoir intemporel sur les choses de l’amour, et qui viennent nous dicter comment faire usage de nos paroles, nos mains et nos bites, alors que cet exemple n’illustre rien d’autre que l’état de misère sexuelle dans lequel le monde est plongé. Parce que des Aziz, je peux en balancer quelques centaines de millions (au bas mot), si le progrès consiste à aller inspecter ce qui se passe dans la culotte des hommes (et des femmes).

Bref, la fille j’ai aucun jugement sur elle, j’en sais rien, qui elle est. Ce que je juge, c’est l’acte. C’est le fait de balancer ce type, et ça, c’est la conséquence de toute cette merde soulevée par #balancetonporc et compagnie. Son histoire, leur histoire, on n’en sait rien. Le mec paie l’addition trop tôt oui, montre qu’il est pressé oui. Elle le voit oui, mais quelle importance y attache-t-elle, on sait pas vraiment, on peut pas savoir. Peut-être qu’elle pense que c’est bizarre, peut-être qu’elle se dit que le type est maladroit, voire touchant même, tout ça n’est pas dit. En tous cas, le fait est qu’elle passe à autre chose.

Lui, tout dans ses manières semble montrer une totale misère sexuelle, un type qui se fait un film en jouant les mecs parce qu’il ne sait pas comment se comporter face à une femme, comment être... parce qu’il ne sait pas grand chose de la sexualité, parce qu’il rejoue sans doute la même scène, celle qu’il arrive ou croit à peu près arriver à jouer. Mais elle peut très bien ne pas être très affûtée non plus en la matière. Bien sûr que vu sa façon de faire à lui, d’autres seraient parties au bout de cinq minutes, elle non. Et là tout est compliqué : si elle n’avait pas eu un peu envie, elle ne serait pas monté chez lui. Mais le désir peut aussi se mélanger au dégoût, c’est pas si simple de savoir ce qu’on a à faire quand le désir nous accompagne, le chaud et le froid font dans ce cas tout sauf de l’eau tiède...

C’est compliqué la sexualité, c’est pourquoi tant d’hommes et de femes baisent si mal. Mais oui, baisent si mal, bien évidemment. C’est pourquoi se multiplient autant de délires de ce genre. Des milliers d'années de cohabitation sexuelle étaient arrivés tant bien que mal à un type de relations, enfin à plusieurs types en fait ; en faire table rase comme les néo-féministes nous en font l’injonction, pour suivre leur vision glacée des choses (faut voir leurs tronche, quand même), ne peut que les compliquer à nouveau, au moment je le repète où les conditions étaient enfin en place pour une relation égalitaire devant la sexualité.

Parce qu’elle s´en foutent, de la misère sexuelle, nos apparatchiks. Parce que pour elles, l’amour charnel, c’est quasiment hygiéniste, ça doit être propre, sans violence surtout mon dieu quelle horreur, gentillet quoi. Parce qu’elles n’ont strictement rien à en dire, rien à dire de ce qui s’y joue, rien à dire sur la dignité donc, la création et ces sortes de choses. Parce que la passion, la possession, la fièvre, c’est des trucs qui leur échappent, qu’elles n’ont jamais connu et ça se voit ! La passion, c’est pas leur robinet d’eau tiède. Qui songerait à demander à un végétarien une recette de viande au four ? Qui ira leur dire en face qu’elles ne sont pas qualifiées, qui cassera le verrou et les mettra face à elles-mêmes ? Devra-t-on attendre le suicide d´Aziz pour que quelqu’un réagisse enfin ?

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Dim 21 Jan - 19:27

Miss Mazaurette (avec ou sans couette) récidive dans Le Monde. Amusons-nous à lui répondre...

L’inquiétude court parmi les adversaires du #metoo : les féministes vont détruire la séduction, la bonne entente sociale, le sexe, et le climat aussi, tant qu’à faire. Le postulat est intéressant : il implique que ces activistes, dont les avancées ont considérablement facilité la liberté sexuelle, aient subitement changé leur sécateur d’épaule afin de pourrir leur existence personnelle et limiter leurs propres libertés. Faute de tomber la culotte, voilà qui constituerait un intéressant retournement de veste. Et de paradigme.

Mais non. C’est n’importe quoi, les « activistes » comme prudemment énoncé, ne sont pas les mêmes : Caroline De Haas n’a rien à voir avec mesdames Veil ou Badinter. C’est de l’usurpation d’identité, du foutage de gueule... ou plus simplement de la désinformation. D’où mon soin de toujours parler de néo-féministes pour les différencier des féministes de l’époque. Je me sens profondément féministe, et j’imagine que madame Deneuve aussi (et tant d’autres, on voit défiler toutes les actrices de cinéma françaises pas vraiment réputées pour ne jouer qu’avec leurs fesses nous dire la même chose que Deneuve : Huppert, Bonnaire par exemple, pas exactement des quiches).
Profondément féministe ET anti-néo-féministe !
Et à propos de détruire, on peut se reporter aux réactions des réseaux sociaux sur l´affaire Aziz, juste au dessus. Oui miss Maïa, c’est dangereux d’instaurer des normes de pensée, on fait pas ça à la légère, ça a une incidence !

Reprenons donc les choses calmement. Le féminisme peut-il sauver le sexe ? Personne ne contestera que le sexisme malveillant ne s’intéresse pas au bien-être des femmes. Ses supporteurs se contenteront d’une sexualité phallocentrée égoïste, sans chichis (« La beauté est un truc de nana ») et probablement sans plaisir (« Les gonzesses n’en valent pas la peine »). Cette misogynie brutale déteste les femmes sexuellement compétentes, culpabilise les séductrices et menace la sécurité de toutes : bienvenue au bagne. S’il fallait trouver un avantage au machisme, ces hommes tendent à avoir plus de partenaires sexuelles. Mais moins d’intimité, et des relations antagonistes.
Sauf que, en 2018, les sexistes malveillants se planquent, dans des grottes, et apparemment sur Twitter. Le misogyne lambda, disponible au café du commerce, défend plutôt le bon sens de papi : la complémentarité naturelle des genres, fixée dans l’ADN – le fameux chromosome du tutu rose. Comme plus personne n’oserait annoncer en public « Les femmes sont des êtres inférieurs », nous nous coltinons la version light : « Les femmes sont plus faibles que les hommes, mais tellement courageuses/matures/belles/intuitives, notamment quand elles portent un tutu rose. »

Blahblahblah, personne ne se revendique de la misogynie, pas plus que du machisme ou du sexisme, coller ce genre d’étiquette à quiconque n’est pas de son avis est malveillant. Quant à la complémentarité naturelle, la réduire à une caricature de femme en tutu rose, c’est juste idiot. Il est question de complémentarité sexuelle, et ça se discute, ne déplaise. J’imagine que si vous en parlez, c’est pour dire que les anti-néo-féministes seraient quelque chose comme homophobes, pas vrai ? (car telles sont bien les méthodes rhétoriques pratiquées)... bref, vous manipulez le concept de complémentarité en le transférant du sexuel à je-ne-sais quelle « nature interne »... d’où le tutu rose. Désolé mais on voit toujours pas la moindre réflexion là-dedans : on suggère sans jamais aller au fond des choses.

Ce sexisme bienveillant place les femmes sur un piédestal, leur accorde des traitements de faveur, revendique son paternalisme et ses comportements chevaleresques. Or quelle femme ne voudrait pas profiter d’un amant totalement dévoué à son plaisir ? Le souci, c’est qu’en jouant les descentes de lit imprimées léopard, le vassal impose une division des tâches sexuelles qui va considérablement amputer le Kama-sutra : homme actif, femme passive, homme chargé du plaisir, femme chargée du désir, adieu veaux, vaches, cochons, adieu aussi jeux de rôles, transgressions, BDSM, pénétrations prostatiques, sex-toys, etc. L’heureuse élue sera priée non seulement d’être parfaite en toutes circonstances (le fameux missionnaire sans transpiration), ce qui interdit la perte de contrôle, mais elle devra aussi ne jamais exprimer ses préférences (« Les mots du sexe sont sales dans la bouche d’une femme en tutu rose ») parce que le paladin est un homme, donc il sait. Pire encore : le sexisme bienveillant empêche les femmes de donner du plaisir aux hommes. Elles sont réduites à un réceptacle. Adoré, certes. Mais ennuyé.

En plein délire la petiote ! Bon, elle nous fait un portrait de vieux séducteur en macho protecteur, pourquoi pas, y’en a. Mais un : c’est pas une généralité (enfin je crois pas) ; deux, tout ça n’a rien à voir avec le problème de la complémentarité (sexuelle) : on nage en plein dans la caricature (et autres fantasmes) sans connaître de ce dont on parle, ni y avoir même pensé sérieusement. Des images d’Epinal quoi, bof bof.

Reste les hommes féministes. Remarque préliminaire : un homme capable d’une telle revendication, même en 2018, a du courage.

Qu’est-ce que c’est que ces conneries : du courage ? Encore le coup du courage ? Non mais ça va pas bien, la tête ? C'est quiconque se revendiquerait machiste ou sexiste qui se démarquerait du troupeau, avec peut-être un certain courage, si on peut appeler ça comme ça. Peu importe, c’est invraisemblable de parler de courage poir faire un coming out de féministes : tout ça me semble venir du soi-disant courage des balancetonporc et remis ici en toute invraisemblance. Enfin j’ai pas encore vu sur un plateau télé un type revendiquant que la place de la femme serait exclusivement à la cuisine ou au lit. Je crois que même Zemmour dit pas ça, ou alors en rigolant ! C’est n’importe quoi.

Or sous la couette, ça n’est pas complètement anodin : la confiance en soi limite les accidents d’impuissance (ce sont les hommes les plus machos qui ont le plus de pannes). Savoir contester les normes sociales étend évidemment les possibilités sexuelles. Un allié de la cause sera débarrassé de toutes sortes de croyances incapacitantes : « Les femmes sont compliquées » (pas vraiment, quand on s’intéresse à leur corps), « les femmes ont forcément moins de désir » (pas vraiment, quand on fait un effort), « le rapport s’arrête après l’éjaculation » (car comme chacun sait, la Terre cesse instantanément de tourner une fois la sainte semence répandue).

Blahblahblah blahblahblah...

Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir

Là je coince très sérieusement. Factuellement, c’est de la malhonnêteté ! Et on entend ça de partout. Quand les néo sont coincées ou même n’importe quand dans leur discours, elles ont le toupet de nous sortir cet amalgame, à savoir re-situer leur combat sans cesse illustré par une situation en Occident (et à propos, notons que les  « avancées » en question sont féministes et non néo-féministes) en Inde ou à Abu-Dabhi, histoire de faire bon poids. Et quoi encore ? Un parfait foutage de gueule !
Non mamz’elle, le problème en France, c’est pas la lapidation des femmes infidèles ou les coups de fouet en Afghanistan, si ça vous échappe. Et ceux-ci ne justifient pas cela. Oui mamz’elle, y’a un sacré boulot là-bas, mais c’est juste une toute autre histoire, au cas où vous n’auriez pas remarqué ! Et là-bas, y’a pas de néo-féminisme à deux balles mais bien des mouvements féministes de femmes, et pour le coup hautement courageuses et pas du tout anonymes (!)... si vous voyez ce que je veux dire ! Ça serait pas mal de mettre de l’ordre dans vos têtes avant que de mélanger tout et n’importe quoi pour la sainte cause universelle.

Les possibilités d’échange de savoirs sont également multipliées : débarrassée du devoir de jouer les oies blanches, la partenaire d’un féministe s’exprimera plus librement, sans craindre de blesser, et pourra proposer des jeux moins phallocentrés. Ses demandes seront écoutées, et cette bienveillance se répercutera sur des aspects bien concrets de l’intimité : la prise en compte des insécurités, des complexes, des limites. Les hommes féministes créent un climat sécure, où les femmes ne sont ni culpabilisées pour leur désir ni menacées dans leur plaisir. C’est-à-dire qu’elles sont enfin débarrassées de l’obligation de toujours jouer un rôle (goodbye simulation !). Or, que se passe-t-il quand on laisse de la place au désir et au plaisir ? Comme toute tache d’encre qui se respecte, ils s’étendent.

Mais oui mais oui, mon n’enfant, on est au courant que ça va pour toi. Tant mieux tant mieux, on est contents pour toi.


Enfin, que dire des femmes féministes elles-mêmes ? Mal baisées, mal baisantes, comme le veut l’adage ? Pas quand on demande aux spécialistes ! Selon une étude de Rudman, L.A. & Phelan (« Sex Roles », 2007), leurs partenaires masculins trouveront aux côtés de ces terribles marâtres… des relations plus stables et un meilleur épanouissement sexuel. Constat identique chez Bay-Chang et Zucker (Psychology of Women Quarterly, 2007) : les femmes féministes sont plus érotophiles que les autres, c’est-à-dire qu’elles sont plus ouvertes sexuellement, plus en contrôle de leur contraception, et qu’elles disposent de plus de connaissances sexuelles.

Oui oui, possiblement (mais rien de sûr non plus, faudrait voir dans d’autres pays où l’on ne fait pas ce genre de sondage... et aussi où l’on est assez malin pour ne pas forcément y croire). Donc peut-être... sauf qu’il s’agit de féministes, de celles qui aiment les hommes, pas des néo !

Au cas où vous voudriez un dessin, ce sont de meilleurs coups.

Qui ça, Caroline ? (excusez cette odieuse plaisanterie indigne d´un vrai féministe  pale ).
Pardon, pardon, pardon. M’enfin je réponds hein ! (sur le même registre scientifique hein  Basketball  )

Par ailleurs, le mouvement sex-positif, avec son infini champ des possibles, sa tolérance, son ludisme revendiqué, est depuis les années 1980 inextricablement lié au féminisme : on parle de féminisme « pro-sexe » ou « sex-radical ».
Si vous ajoutez à ces super-pouvoirs une érosion rapide de la stigmatisation liée au féminisme (Beyoncé, Emma Watson, Eva Longoria, Barbra Streisand, mais aussi Daniel Radcliffe, Will Smith ou Barack Obama ont toutes et tous rejoint le mouvement), l’homme contemporain ne risque plus grand-chose à faire partie des alliés – au contraire.

Ben voyons... l’autre soir encore, Mazarine Pingeon et Charlotte Rampling à la télé (héroïne de Portier de nuit, un film super-rigide sexuellement et bien conservateur, comme chacun sait), sont d’accord avec Deneuve (signant elle-même jadis le manifeste des salopes, mais c’est pas grave), avec Huppert (visiblement une femme-objet typique) etc etc (j’oubliai Badinter, autre femme-objet bien connue pour son tutu rose), je vous en mets combien, ma bonne dame ?


Enfin, rappelons que si nous continuons d’entendre sporadiquement que le féminisme castre les hommes et que le mouvement #metoo veut imposer la chasteté générale (aucun de ces deux événements ne s’étant produit, à ma connaissance, mais on peut discuter), il faut dire, et redire, que la misogynie castre des femmes à tour de bras, et pas de manière figurative. Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, potentiellement privées à tout jamais de leur potentiel de plaisir, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir.
Ce sont les porcs qui ruinent le sexe, pas celles qui les balancent.

Et revoilà Abu Dabhi pour emporter le morceau !
Pa bô pa bô.
Bref, la semaine prochaine, aura-t-on droit à quelque chose d’un tant soit peu pensé ou toujours pas ?... parce que des pubs de ce style, j’en ai plein ma boite aux lettres.
On vous téléphonera !

(sinon, le forum est ouvert, sucre d´orge)

Un récapitulatif ?

Le féminisme OUI !
Le néo-féminisme NON !

http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/01/21/les-hommes-feministes-sont-ils-de-meilleurs-partenaires-sexuels_5244774_4497916.html#g8zOIauRscVZt76g.99

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