#balancetonporc

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#balancetonporc

Message par chapati le Lun 23 Oct - 2:28

Porc, le mot est lâché.

Ça faisait un moment que nos chères néo-féministes attendaient l'occasion. C'est fait. Les hommes sont des porcs. C'est dit. Oh pas tous, justifieront-elles sans doute. Échappent quand même quelques uns, les princes charmants principalement (en format grenouilles ou pas). Les médias, toujours à la pointe de la pensée, suivent au pas de charge les joyeux réseaux sociaux (ie la rue pour la droite, le peuple pour la gauche, une majorité d'adolescentes perturbées pour d'autres peut-être, ou peut-être pas). Bref l'inquisition est en marche (j'ai même lu qu'on soupçonnait Catherine Deneuve d'être du côté des cochons parce qu'elle avait osé dire que le slogan n'était pas sa tasse de thé : en quelque sorte on la sommait de prendre parti !). C'est insupportable.

Un éditorialiste assure doctement que les hommes incriminés n'ont qu'à poursuivre leurs dénonciatrices pour diffamation, sans comprendre le rapport entre délation et présomption d'innocence. Devra-t-on prouver un jour que la fille était d'accord, faudra-t-il lui faire signer un récépissé, l'envoyer au ministère de la bonne moralité avant que de recevoir par sms l'autorisation en bonne et due forme de s'envoyer en l'air ? Il poursuit en affirmant que #balancetonporc ce serait pas de la délation parce que la délation est exercée par une tierce personne, alors qu'ici il s'agit de la victime. Victime peut-être, mais "présumée" aurait été un minimum, histoire de ne pas rééditer les stupidités d'Outreau et leurs sordides conséquences. Mais non, pas de conditionnel. Pas de contexte donc, ça n'existe pas un contexte : il n'y a que les faits, nous assène-t-on. Mais c'est quoi des faits sans contexte ? En particulier sans les millénaires d'histoire des relations sexuelles, l'histoire de l'homme et de la femme : celles donc qu'on s'apprête donc à ranger aux oubliettes sous le poids des certitudes sexuelles des néo-féministes ?

Au delà de l'indignation légitime envers les gros machos d'un côté, et le dégoût pour cet appétit de lynchage de l'autre, il y a quelque chose à dire dans cette histoire. Donc il faut dire les précautions d'abord : tous les petits et gros cons qui font peur aux femmes, qui font mal aux femmes, doivent se remettre en question. Très bien, bien sûr, évidemment. Sauf que moi je me prétends féministe et je ne me reconnais en rien dans ces pseudo féministes. Elles disent plaider que "quand c'est non, c'est non". Ben vi, ça évidemment que quand c'est non, c'est non. Mais quand trente ans après et une fois carrière faite, certaines décident que finalement c'était non, on a envie de crier au foutage de gueule. Mais peu importe, c'est même pas ça le problème. Le problème c'est le monde de petites filles qu'elles veulent instaurer de force, quitte à salir... salir Catherine Deneuve ou Marcela Iacub, salir encore comme elles l'ont fait de vrais féministes, comme madame Badinter avec l'affaire DSK, ou encore madame Agasinski pour opinion nuancée dans l'affaire du mariage pour tous. Salir...

Parce que les vraies questions, c'est : c'est quoi un/une adulte sexuelle ?
Et puis c'est quoi la sexualité ? Qu'est-ce que ça met en jeu, de quoi est-il question ?
(voire la question suggérée par Christine Angot : c'est quoi le consentement ?)

Et tant qu'on ne les posera pas, cette chasse à l'homme continuera.

En fait on dirait que plus les filles sont jeunes, plus elles sont enragées avec ça (forcément avec la pression qu'on leur balance sans cesse dans les médias). Enragées et sûres d'elles, enfin autant que des néo-teenager peuvent l'être. Sans doute le fruit du lavage de cerveau que pratiquent les néo-féministes, avec leur misandrie agressive et parano, et à l'écho que nos braves journaleux leurs accordent, puisque médiatiques elles sont. En clair, c'est vendeur : l'occident en réclame, du #balancetonporc. Et quelques années après, une fois parvenues ministre de l'égalité hommes-femmes ou encore bras droit du chef des insoumis, les revoilà qui affirment désormais que les problèmes des hommes et des femmes feront place à leurs solutions et point-barre. Yaka et y'a pas à discuter, sinon on est des porcs.. Et yaka, c'est rien de moins que légiférer une normalité sexuelle : "oyez braves gens, on va vous expliquer comment faire l'amour, baiser etc", et ce conformément au stade d'homo sapiens évolué que nous, c'est-à-dire nous plus ou moins blancs et civilisés, avons atteint. Mentalité de colonialistes.

Les instances du dieu-fric qui nous gouvernent n'y trouveront rien à redire : après la famille en tant que vecteur de stabilité sociale ces derniers millénaires, voici venu le temps de la baise sociale, citoyenne. Exit la portée virtuellement révolutionnaire de la sexualité. Tout sera institutionnalisé selon les lois laïques, progressistes et citoyennes. Fini de rêver, penser, cogiter, imaginer, désirer. Exit l'aventure, l'initiation, exit la poésie... et quoi : exit l'amour ? Il n'est ni plus ni moins question que de normer, coder, contrôler, normaliser la sexualité selon les fantasmes moralisateurs de ces demoiselles. Le sexe, ce dangereux vecteur de révolution des esprits sera donc sous contrôle, normalisé codé lavé essoré selon les rêves de ces idiotes utiles à la robotisation de la pensée.

Et quand tout est sous contrôle, qui pensera ? Qui songera sérieusement à penser face à l'organisation mondiale de voleurs qu'on nous impose aujourd'hui ? (d'autant que les médias nous expliquent désormais que la violence c'est la source du mal). Le sexe blanc, propre, aseptisé... sont-elles pas chou ?
Alos qui, quoi, quelle expérience de vie pour vivre autre chose, penser sentir autre chose, quand le leitmotiv d'un savoir définitif sur tout aura tout envahi, aura tout interprété la vie... alors que déjà et internet aidant, chacun est juge et flic de l'autre ?

Balance ton porc... mais quel monde ! (au secours)


Une pépite pour finir : "#un monsieur m'a dit que j'étais jolie", tempête @âme-traumatisée.
(mais si, je l'ai lu).


Dernière édition par chapati le Mer 25 Oct - 3:43, édité 1 fois

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mar 24 Oct - 14:01

Est passé récemment sur canal+ un film intéressant : Elle, avec Huppert.
Elle c'est deux histoires accolées sans qu'on nous en donne vraiment les clefs. La première c'est celle d'une femme apparement parfaitement intégrée dans la vie sociale, chef d'entreprise, des amis, un amant etc. Elle a intégré sans problème les codes sociaux et en joue comme un poisson dans l'eau. Sauf que quand sa mère est sur le point de mourir, elle demande à l'hôpital si c'est pour de vrai...
Et un jour cette femme se fait violer. Bon sans dévoiler trop, il se trouve qu'elle connaît le type (masqué lors du viol) et n'y est pas sexuellement insensible on va dire. Et le spectateur a la ferme impression que ça la fait drôlement jouir... jouir comme semble-t-il elle ne jouissait pas autrement.
Mais le troublant c'est qu'en même temps que son corps lui dit quelque chose qu'elle semble incapable d'écouter, son cerveau continue sa course normative, et l'incite à restaurer avec son violeur une relation affective "normale", type couple. A un moment, son cerveau dit au violeur qu'il faut qu'il paie pour ce qu'il lui a fait... sauf qu'on a la ferme impression qu'elle-même n'y croit absolument pas, à ce qu'elle raconte... comme si socialement elle ne pouvait pas penser/dire autre chose, elle ne pouvait pas penser la réalité (sexuelle) que son violeur lui propose. Plus tard le type lui demandera "pourquoi" (elle n'accepte pas la forme de relation qu'il impose). Et c'est effectivement le genre de question qu'on se retrouve à se poser avec le réalisateur !
L'autre histoire, c'est un traumatisme qu'elle a subi enfant : son père à un moment de sa vie est devenu fou, s'est mis à tuer tout le monde, carnage absolu devant elle gamine. On peut psychologiser sans doute, si on a le goût pour la psychanalyse, relier les bouts et conclure par un discours quelconque. Le metteur en scène en tous cas n'en dit pas plus.
Le film n'a pas encore été interdit par la censure néo-féministe. Gloire au cinéma d'avoir encore le droit de nous donner à penser (c'est toujours plus intéressant que les forums philo).
Amen


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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 2 Nov - 6:01

Radicalisation du féminisme ou féminisation de la radicalité ? (les experts s'interrogent)
Un groupe de femmes a revendiqué ce mercredi sur un site proche des milieux anarcho-libertaires l'incendie criminel qui a visé la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, dans la nuit du 25 au 26 octobre.
Dans un long texte dont la mise en ligne a été révélée par le Dauphiné Libéré , ces femmes affirment «lutter contre le sexisme» et «contre le genre» et expliquent leur action par une «envie de revanche». «Nous ne voulons pas rester dans la position de victimes dans laquelle la société voudrait nous placer en nous reconnaissant comme meufs», déclarent-elles avant de détailler la façon dont elles disent avoir procédé.
Elles expliquent notamment avoir cadenassé l'accès au parking de la gendarmerie, notamment pour «faire une blague aux pompiers», et utilisé dix litres d'essence. «Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu'on avait envie de s'attaquer» à «leurs biens personnels [plutôt] qu'à leurs outils de travail», ajoutent-elles. Une source proche de l'enquête n'a pas souhaité faire de commentaires.
L'incendie avait détruit quatre voitures et une moto dans l'enceinte de la gendarmerie, sans se propager au bâtiment d'habitation voisin, noirci par les fumées. Le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, avait cependant jugé «particulièrement inquiétant» que les gendarmes et leurs familles aient été «directement visés». «On n'est pas passé loin d'un drame», avait assuré le magistrat en mettant en garde contre une escalade «inquiétante» après plusieurs actions similaires autour de Grenoble ces derniers mois.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/11/01/01016-20171101ARTFIG00208-un-groupe-feministe-revendique-l-incendie-de-la-gendarmerie-de-meylan.php

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Mer 15 Nov - 13:23

Un bon article dans Causeur, vaguement raccourci par mes soins...
Acquittement d’un homme jugé pour viol sur une fille de 11 ans : s’indigner sans rien savoir
J'ignore donc je sais - par Florence Rault (avocat à la Cour de Paris, spécialisée dans la protection de l’enfance et le traitement de la délinquance sexuelle)

Nouveau déchaînement dans l’invraisemblable bazar qu’est devenu le débat public en France, depuis l’arrêt de la cour d’assises de Seine-et-Marne ayant prononcé l'acquittement  d'un jeune homme de 22 ans poursuivi pour le viol d’une mineure de 11 ans. Même hystérie nourrie d’ignorance partagée par certaines élites politiques et médiatiques utilisant sans complexe le plus triste populisme judiciaire : « alors on acquitte un violeur, coupable (forcément coupable) d’avoir violé une fillette de 11 ans ? ».

La logique #balancetonporc
Comme souvent cette présentation n’a rien à voir avec la réalité des faits, sur laquelle les aboyeurs ne s’interrogent même pas. Après les affaires Weinstein et Cantat, suivies du grand déballage de #balancetonporc, de l’acquittement d’Abdelkader Merah pour complicité des crimes de son frère, des mises en cause Ramadan/Plenel, voilà venu un nouveau sujet de déraison avec la décision de la Cour d’assises de Melun.
Bien sûr, les plus bruyants, ceux qui montent au créneau pour surtout cracher leur venin, ne savent rien, ni des faits, ni des personnes en cause, ni des raisons objectives factuelles et juridiques ayant conduit à une telle décision. Toutes choses pourtant examinées minutieusement par des magistrats professionnels et des jurés citoyens après une procédure longue et contradictoire.
Madame Pécresse, dans un débat télévisé a asséné que « mère de famille, la décision la faisait vomir ». Avant de vomir, justement, ne serait-il pas utile de se donner la peine de s’informer, sans parler de l’insulte lancée aux magistrats et citoyens qui ont jugé en leur âme et conscience ?

En 2010, un jeune homme d’origine cap-verdienne, âgé de 22 ans, a rencontré une jeune fille d’origine congolaise avec laquelle il a eu une relation sexuelle. L’instruction établira qu’à ce moment-là, la jeune fille était pubère depuis plus d’un an et, photos de l’époque à l’appui, qu’elle était formée. Elle donnait l’impression d’un âge plus élevé que celui émanant de son acte de naissance congolais sur lequel pèse un sérieux doute d’authenticité.
Plusieurs semaines se sont écoulées sans que la jeune fille ne se manifeste. Devant l’évidence d’une grossesse, elle avouait à sa mère ce qui lui était arrivé. Cette dernière décida alors de déposer plainte. Les différentes dépositions de la jeune fille firent apparaître un certain nombre de contradictions.
Le jeune homme, reparti au Portugal, y fut avisé des poursuites entamées contre lui, et plutôt que de prendre la fuite et repartir en Afrique, il se présenta à la justice française pour assumer ses responsabilités. Sa version ne varia jamais, et il a toujours affirmé avoir été persuadé que la jeune fille avait autour de 15 ans, et qu’il avait relevé dans son attitude toutes les marques d’un consentement.

Malgré une procédure de sept ans, il n’a pas été possible d’établir que « la pénétration sexuelle, avait été commise par violence, contrainte, menace ou surprise ». C’est ce qu’ont décidé trois magistrats assermentés et six jurés, citoyens ayant prêté serment pour l’occasion, après avoir pris connaissance de l’ensemble du dossier, refait toute l’instruction à l’audience, entendu la partie civile, les réquisitions de l’avocat général, et la plaidoirie de la défense.

La rue ne doit pas (re)faire la loi.
Il est clair que le choix du parquet a conduit celle qui est aujourd’hui une jeune femme dans une impasse douloureuse. Elle a complètement rejeté le fils né de cette union furtive qui vit depuis sa naissance dans une famille d’accueil. Mais peu nombreux sont ceux qui s’intéressent à cette réalité humaine, car elle concerne un monde dont les petits-bourgeois donneurs de leçons n’ont pas la moindre idée.
Comme à chaque fois, après le grand défouloir, chacun va prendre la pose et se lancer dans des surenchères juridiques effarantes. Il y a eu la « légitime défense différée » après l’affaire Sauvage, c’est-à-dire un permis de tuer. Cette fois-ci, on réclame à grands cris l’instauration d’une « présomption irréfragable » de viol dès lors qu’il y aura une relation sexuelle avec un mineur de 15 ans. Présomption irréfragable cela veut dire que non seulement la charge de la preuve de la culpabilité ne pèsera plus sur l’accusation, mais que la preuve contraire sera interdite ! Et on nous vend, à partir de deux affaires marginales, cette renonciation à des principes fondamentaux au nom de la protection de l’enfance ?

La protection de l’enfance, parlons-en. C’est d’abord une compétence, celle des Conseils départementaux, ensuite ce sont des métiers, ceux des assistantes sociales, des policiers, des gendarmes, des magistrats et des avocats qui la prennent en charge. Qui essaient d’aider ces dizaines de milliers d’enfants pour essayer de les sortir de la misère et de la violence. Dans des conditions matérielles toujours plus drastiques, de restrictions de budget et de démission de l’État.
Pour y être engagée, je peux dire la force et la fréquence du sentiment de solitude. Et relever l’absence totale des belles âmes, qui cancanent à foison sur les plateaux, dans les médias et sur les réseaux.

https://www.causeur.fr/acquittement-melun-viol-11-ans-147761

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Re: #balancetonporc

Message par chapati le Jeu 16 Nov - 10:35

A propos de Causeur, je ne résiste pas à mettre ici le dernier speech de Finkelkraut (avec lequel je suis en total accord) sur les néo-féministes... où l'on savourera le passage particulièrement drôle dénonçant Eli Wiesel en bourreau des femmes !
... malgré mes réticences quant à la fin, où il y a par contre à mon sens beaucoup à dire sur la façon dont il présente le dossier Charlie-hebdo/Plenel (mais tant pis).


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Re: #balancetonporc

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